Sport
Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
Me AKA AMUAN - PRESIDENT DE LA FECAKADA
“ Les batailles internes sont finies ”
Le président de la Fédération camerounaise de karaté et disciplines afinitaires (Fécakada) dresse un bilan plutôt reluisant de la saison. Loin des querelles qui ont ravi la vedette aux karatekas.
Comment vous apprécier le déroulement global des activités de votre fédération, maintenant que la saison est achevée ?
Cette saison est meilleure que la précédente. Nettement mieux en qualité et en quantité. L’engouement était remarquable. Surtout chez les dames. Il y a des jeunes qui lancent des défis à leurs consoeurs championnes d’Afrique. Même chez les hommes. En toute réalité, je suis très content. Parce que cette saison a été pleine d’activités. Par rapport à nos objectifs, il y a eu Yaoundé qui s’est bien passé. Il y a eu les passages de grades, après quoi on a eu les championnats du Cameroun. Ça nous a permis de sélectionner les karatekas de l’équipe nationale pour les Jeux Africains. Et là on est rentré avec 2 médailles de bronze. Après, on a organisé la coupe Edjoa, qui s’est bien déroulée. C’était pour le [Augustin Edjoa, ministre des sports et de l’éducation physique, ndlr] remercier pour tout ce qu’il a fait avec son état major pour que la sérénité revienne dans la maison du karaté. Et vous-même vous voyez.
Votre bilan semble ignorer que l’image de la fédération a été ternie par des batailles internes…
Les batailles internes sont finies. Dites-moi dans quelle maison il n’y a jamais de querelles. Il ne faut pas que les journalistes viennent toujours chercher les poux sur les têtes des gens qui sont propres. Il y a toujours des gens qui sont mécontents. Mais, aujourd’hui, regardez vous mêmes. Tout le monde est là. Tous les grands maîtres sont là. N’oubliez pas que c’est une fédération de combat. Laissez nous nous échauffer de temps en temps.
Quelles sont les priorités de la prochaine saison ?
En terme d’objectifs, on veut participer aux compétitions internationales. Il y a les Championnats du monde au Japon, le Paris Open en France et les Championnats d’Afrique. On se prépare déjà pour ça.
Interview réalisée par Edouard TAMBA
In Le Messager du 19-11-2007
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Posté le 18.02.2008 par edouardtamba
13e Course de l'Espoir
Le dernier baroud d'honneur de la "reine"
Sarah Etonge n’est pas arrivée en première position hier. Mais elle a ravi la vedette au vainqueur chez les dames. De même qu’à tous les autres champions du jour. Son arrivée après Ngwang Catherine a été accompagnée d’un mouvement de foule à rendre les autres jaloux. Sa méforme lors de la dernière édition (7e) y est pour quelque chose. Encore qu’à la veille de la course d’hier, elle même disait y aller juste pour participer. Et de surprendre le public, tout en rendant sa fête plus belle.
En effet, L’organisation de la course de l’Espoir avait prévu de rendre un hommage à Sarah. Histoire d’apporter plus de relief à ses sept victoires à la course de l’espoir. “ J’ai l’honneur de faire de vous la reine officielle de l’ascension du mont Cameroun ”, lui dira Augustin Edjoa, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep). Le ministre a poursuivi en lui remettant une enveloppe de 500 mille Fcfa. Comble d’émotion. Surtout qu’elle venait de recevoir une nouvelle renversante. Le responsable d’une maison d’assurance de la place lui a offert un emploi. Et une flopée de cadeaux s’en est suivie.
Cerise sur le gâteau, la stèle construite en l’honneur de Sarah a été rénovée. “Le gouvernement m’a reconnu cette année, et je suis très contente” lance-t-elle tout sourire. Le boulot et les cadeaux arrivent à point nommé. La 13e édition de la course de l’espoir était sa dernière. “Je ne monterais plus la montagne”, annonce-t-elle. Evoquant la possibilité “d’aller courir dans la catégorie des vétérans. Juste pour courir pendant environ deux heures. Pour ce qui est de l’ascension, je sais que c’est très difficile”, martèle la dame de 41 ans, avant de conclure : “ je dois me reposer”. Ses fils sont déjà dans la compétition. “Je sais que dans notre famille, nous avons la course dans le sang. Je suis une bonne coureuse, et je sais que mes enfants seront de bons coureurs”, relève-t-elle.
Par
Edouard TAMBA
à Buea
In Le Messager du 18 février 2008
Posté le 07.12.2007 par edouardtamba
[b]BOURSE
Sergine Kouanga à l’école de la performance [/b]
La championne du Cameroun des 100 et 200m va se perfectionner au Centre international d’Athlétisme de Dakar.
“J’ai beaucoup rêvé de quitter ce pays, pour être prise en charge par des experts, parce que ici, il n’y a pas suffisamment de suivi ”. Ce vœu de la sprinteuse camerounaise, Sergine Tatiana Kouanga est désormais exaucé. L’athlète va perfectionner ses techniques de spécialiste des courses de vitesse au Centre international d’Athlétisme de Dakar (Ciad). Elle s’est envolée mercredi, pour rejoindre d’autres camarades athlètes qui ont commencé les cours depuis le 1er décembre dernier. Avant son départ, elle confie : “ je suis très contente de bénéficier de cette bourse, je remercie le ministère des Sports et de l’éducation physique qui a pourvu à mon billet d’avion, la fédération qui m’a fait confiance, et aussi la Confejes pour la bourse qu’ils m’ont donnée ”.
La championne du Cameroun en titre pour les 100 et 200m bénéficie ainsi d’une bourse du Fonds francophone de préparation olympique (Ffpo). Elle suit les traces de Françoise Mbango et d’autres champions camerounais. Car d’après le président de la Fédération camerounaise d’athlétisme (Fca) Ange Sama, “ toutes les grandes stars de l’athlétisme camerounais sont passés par là ”, à l’exception de Joseph Batandong. Il en a profite pour rappeler à la jeune athlète, née le 4 août 1989, qu’elle doit faire preuve de discipline pendant son séjour à Dakar (4 ans). “ La bourse étant arrivée, je crois que la balle est dans mon camp. Je dois prouver que mon choix n’est pas mauvais. Je promets de bien me comporter sur le plan disciplinaire et du travail, et j’espère que ça va aller. Je promets de bons résultats au Cameroun ”, lance-t-elle encore sous le coup de l’émotion.
Performances
La Fédération avoue avoir été séduit par le courage et l’abnégation de Sergine, et surtout “ sa détermination à faire monter l’étendard du Cameroun haut ”. Et pour cause, en l’espace de deux ans, elle a éclaboussé les courses de 100 et 200m au Cameroun. Sergine commence par briller aux jeux de la Fédération nationale des sports scolaires (Fenassco) en 2005, en se classant 2ème au 100 et 3ème au relais 4x100m. Elle se retrouve ensuite à Marrakech pour les championnats du monde cadets et termine en 1/4 de finale. De retour au Cameroun, elle se classe 4ème au championnat national. La saison suivante confirme les espoirs placés en elle. Sergine obtient la médaille d’Or en 100 et 200m aux jeux Fenassco, arrive en demi-finale aux championnats du monde junior à Pékin, et devient championne du Cameroun des 100 m en 11.3’. Sa meilleure performance, à centième près du record mondial chez les juniors.
La saison 2006-2007, lui permet de se classer vice-championne d’Afrique junior en 100 et 200m, d’accéder aux demi-finales des relais 4x100m aux jeux africains d’Alger, de dominer les 100 et 200m en championnat national et jeux Fenassco. Les titres s’amoncellent, et d’autres pays entonnent le chant des sirènes. Le père de l’athlète, Jean Yves Kouanga par ailleurs ex-kinésithérapeute de la Fca, révèle que les entraîneurs nationaux de la Jamaïque, du Canada et des Etats-Unis l’avaient déjà contacté. “ Cette bourse est arrivée à temps ”, se réjouit-il en pensant qu’il aurait fini par céder aux offres. C’est avec tristesse que son épouse et lui voient leur fille partir. “ Vous savez, lorsqu’on a un enfant sur qui on compte et qu’elle vous quitte, c’est comme ci elle part pour ne plus revenir ”, confie Jean Yves Kouanga. Il dit lui avoir demandé de ne pas ternir l’image du Cameroun. “ Ca va aller, espère-t-elle, avec l’aide de Dieu ”.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 07-12-2007
Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
TONNERRE KALARA CLUB
Essomba Eyenga pleure pour un dernier mandat
L’Assemblée générale (Ag) du Tonnerre Kalara club (Tkc) s’est déroulée le 18 novembre dernier à Yaoundé. Statu quo dans l’exécutif.
L’alternance n’est pas pour bientôt à la tête de Tkc de Yaoundé. Antoine Dépadoue Essomba Eyenga a rempilé à la tête du club de Mvog-Ada. Quatre années encore pour celui qui a fait du Tkc une Société anonyme à objet sportif (Saos). Essomba Eyenga n’avait pas d’adversaire au cours de l’Ag d’hier. Dans la salle de l’hôtel Somatel, sis au quartier Briqueterie, l’assistance l’a élu par acclamation, Président directeur général (Pdg) de Tkc Saos. Les assises ont eu lieu à huis clos. Mais des indiscrétions affirment qu’il y avait de l’émotion dans l’air. “ Essomba Eyenga a pleuré. Il a demandé pardon au Général Pierre Semengue [Prédécesseur d’Essomba Eyenga à la présidence du Tkc, ndlr] ”, affirme une source.
Le Pdg a par la même occasion, demandé pardon à tout ceux qu’il aurait offensé et a appelé à la réconciliation. “ Je puis affirmer aujourd’hui qu’après les zones de turbulences, le Tkc navigue dans les eaux les plus calmes. L’heure est donc plus que jamais à l’union sacrée ” disait déjà Essomba Eyenga dans la publication “ Tkc Horizon 2010 ”. “ 2007, une autre page du livre Tkc est donc en train de s’ouvrir ”, y poursuivait-il. L’assemblée générale de dimanche dernier a permis de constater que la “ nouvelle page ” et son “ union sacrée ” ont un problème de taille. L’argent. Le budget de Tkc Saos pour la saison 2008 s’élève à 200 millions de Fcfa. Une somme loin d’être rassemblée par les dirigeants du Tkc.
Au sortir des assises, le Pdg réélu a appelé les membres, fans et sympathisants à se mobiliser pour cotiser le montant nécessaire aux ambitions de Tkc. Parce que selon ce dernier, “ le Tkc doit redevenir le n°1 du football du Cameroun ”. Pour y arriver, “ l’esprit d’équipe et de famille doit prévaloir ”, souhaite Essomba Eyenga. Ce dernier reconnaît que “ dans toute association, il peut y avoir des éclats de voix, mais tout finit par s’arranger au nom de l’intérêt général… ”. Neuvième à l’issue du dernier championnat, ce club vainqueur de la toute première Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe en 1975, a remporté huit (8) Coupes du Cameroun et cinq (5) championnats de D1. Dont le dernier en 1987. Entre temps, Tkc a brillé par des luttes internes et une descente en 2e division en 2005. Près de sept nouveaux joueurs sont annoncés dans les rangs de Tkc pour la nouvelle saison. Alors même que des indiscrétions parlent d’un probable départ du gardien international Amour Patrick Tignyemb.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 19-11-07
Les présidents de Tkc
Martin Omgba Zing (Fondateur en 1934, décédé)
Raphaël Nkoa Ndongo (décédé)
Soter Tsanga (décédé)
Georges Ambassa (décédé)
Janvier Ondobo (décédé)
Denis Ekani
Emile Onambele Zibi
Vincent Mvondo
Christophe Noah Owono
Doun Owona
Pierre Semengue
Essomba Eyenga
Posté le 04.01.2008 par edouardtamba
Cyclisme - Compétition
Tour du Cameroun 2008 : le Cameroun tient au Grand Nord
Les dirigeants du cyclisme camerounais souhaitent organiser le “ Tour du Cameroun ” 2008 du 24 février au 8 mars 2008. Mais, rien n’est moins sûr. Car l’Union cycliste internationale (Uci) et la Fédération camerounaise de cyclisme (Fcc) ne s’accordent pas sur certains points. Particulièrement l’étape du Grand Nord. Raison pour laquelle le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a commis une délégation pour aller au siège de l’Uci à Genève en Suisse.
A cet effet, le nouveau secrétaire général du Minsep, N’Hanack Tonye David et le nouveau président de la Fcc, François Njelè (élu le 29 décembre dernier au terme de l’Ag extraordinaire), s’entretiendront les 7 et 8 janvier prochain avec le président de l’Uci, Pat Mc Quaid. Selon le président de la Fcc, François Njelè, la “ position du Cameroun est ferme ”. Leur mission vise à “ amener les responsables de l’Uci à comprendre que les spécificités de notre pays ne permettent pas qu’on le sépare en deux ”, explique le nouveau président de la Fcc. C’est selon lui, un facteur d’unité que l’Uci devrait prendre en compte.
Ce dernier ne comprend pas que L’Uci s’oppose à la phase du Grand Nord, alors que le dernier tour du Sénégal a commencé au Maroc ; pays non limitrophe. Dans un fax datant de novembre 2007, l’Uci se plaint de ce que le transbordement par train est fatiguant pour les cyclistes. Mais en plus, l’instance faîtière du cyclisme mondial exige que le Cameroun installe des toilettes publiques modernes au départ de chaque course. Le Cameroun se propose d’effectuer désormais le transbordement du Grand Nord vers le Grand Sud par voie aérienne.
Sauver le tour
Quant aux latrines, “ même en France, ça ne se fait pas ”, rétorque François Njele qui se demande par ailleurs si les auteurs de ces exigences ont déjà mis les pieds dans un pays africain. Quand aux questions qui fusent sur le nombre d’équipes camerounaises retenues pour la compétition, et leur préparation, le président de la Fcc préfère aller au cas par cas. “ Il faut d’abord sauver le Tour du Cameroun ”, dit-il. C’est ensuite que la participation camerounaise sera réglée. Pas rassurant pour les principaux concernés : les cyclistes.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 04-01-2008