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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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"Aqua" prend ses quartiers à Yaoundé

Posté le 11.03.2008 par edouardtamba
INITIATIVE

Yaoundé: L’eau potable se rapproche des populations

Les habitants que quinze quartiers populaires de Yaoundé vont bénéficier d’une meilleure disponibilité de l’eau potable par le projet « Aqua ».


La question de l’accès à l’eau potable est d’actualité au Cameroun. D’où la mise en oeuvre du projet « Aqua ». Ce projet vise à améliorer « l’accès à l’eau, à l’assainissement et de la qualité de l’eau de consommation dans les quartiers populaires de Yaoundé ». Cette initiative dont la phase de sensibilisation est en cours, concerne environ quarante cinq mille (45 000) personnes réparties dans quinze (15) quartiers. Elig Effa 1 à 7, Melen 1, 3 à 5 et 8B (Onana meuble), Messa Mezala, Eba (Mvog-Betsi) et Nkomkana Plateau. Des quartiers particulièrement mal lotis en accès à l’eau potable. Le taux d’accès à l’eau potable est de 13% dans les deux derniers quartiers suscités. Et les treize autres zones pointent à 26% de taux d’accès. Ces chiffres sont issus d’une étude menée par les organismes initiateurs du projet.
Il s’agit du Laboratoire environnement et science de l’eau (Leseau) de l’Ecole nationale supérieure polytechnique, Environnement-recherche action-Cameroun (Era) et Ingénieurs sans frontières-Catalogne (Isf). La même étude constate que « le nombre de bornes fontaines y est passé de 1776 en 1987 à 276 en 1996 puis 126 en 2002 ». De plus, 80% des latrines dans ces zones « sont utilisées comme toilettes, ce qui accélère le contact entre les excrétas et la nappe d’eau sollicité par les puits et les sources ». De ce fait, Plus grave, « 60% de l’eau y est impropre à la consommation », indique le coordonnateur de Era-Cameroun. D’où la récurrence des maladies d’origines hydriques chez les enfants de moins de cinq ans y habitant, et une dépense de moyenne de 15 000 Fcfa par an comme « frais de santé dus aux mauvaises conditions d’assainissement pour chaque ménage ».
Les initiateurs de ce projet espère faire passer ces taux de accès à 40% dans les quartiers cibles. Pour cela, 725 familles seront raccordées au réseau Snec. Quant à ceux qui ne pourront se connecter, une disposition prévoit des bornes fontaines à moins de 50m de ses habitations. Des chiffres qui selon eux, amèneraient au moins 50% de la population à disposer de l’eau potable. Mais il faudrait en plus que les populations s’équipent de matériels adéquat pour une conservation saine de l’eau. Le projet inclut la construction de latrines à fosses ventilées dans les ménages, de même que des latrines communautaires et des latrines dans les écoles. « Aqua » bénéficie de l’appui de l’Union européenne à hauteur de 69%. Les bénéficiaires contribueront à hauteur de 7%, contre 24% venant de l’Agence catalane de coopération et de développement.

Edouard TAMBA
In Le Messager du 11-03-08



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200 millions Fcfa en insécurité au Minesup

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
FRAIS DE BTS

200 millions Fcfa en insécurité au Minesup

Le début des examens organisés par le ministère de l’Enseignement supérieur est prévu pour le 3 juin 2008. Les organisateurs continuent de garder les frais de ces examens dans leurs bureaux. Malgré l’affaire Norbert Ndong…

Plus de 200 millions de Fcfa ont été déposés à la direction du développement de l’enseignement supérieur (Ddes) au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) à Yaoundé. L’argent en question est issu des frais de dossiers des candidats au Brevet de technicien supérieur (Bts), High national diploma (Hnd), Diplôme supérieur de l’enseignement professionnel (Dsep) et du High professionnal diploma (Hpd). Quelques sources, et responsables d’établissements ayant des candidats à ces examens, confirment y avoir convoyé les fonds en espèces.
« Nous sommes allés là-bas avec de l’argent en espèces dans les sacs. C’est dans son bureau [du Pr. Jean-Marie Essono, directeur du développement de l’enseignement supérieur, ndlr], que nous avons déposé », affirme le directeur d’un établissement privé d’enseignement supérieur à Yaoundé. Ce dernier précise que l’argent a été déposé en deux tranches, les 31 mars et 9 avril 2008. Soit environ six millions de Fcfa correspondant à des frais pour près de 165 candidats. Le directeur d’un établissement de même nature confirme y avoir aussi convoyé de l’argent en espèce. « Pour l’instant, il n’y aucune note officielle qui nous oblige à déposer l’argent dans un compte », poursuit-il sans plus de détail sur le montant versé ou le nombre de candidats. Parce que « c’est sensible », explique-t-il. Cet établissement a généralement le plus grand nombre de candidats. Une source dans cet institut parle d’un montant se situant aux alentours de 80 millions de Fcfa transporté dans des sacs communément appelés « sac nkouta ».

Gymnastique
L’opération aura été plus complexe pour les instituts installés hors de Yaoundé. Les dirigeants des établissements implantés à Douala se sont vus obligés d’effectuer un transfert d’argent d’environ 70 millions de Cfa par Express union pour certains. Une fois à Yaoundé, ces derniers ont récupéré les fonds qu’ils ont ensuite fait transporter par les soins d’une entreprise spécialisée en convoi de fonds. Puis les agents de cette entreprise ont gravi treize (13) étages du bâtiment pour accéder au bureau du directeur de la Ddes, par ailleurs secrétariat du Bts.
Les responsables des établissements se plient ainsi à une exigence de la Ddes. « On aurait souhaité verser ça dans un compte », lance un chef d’établissement. « C’est comme si ce qui est arrivé à Norbert Ndong ne leur a pas servi de leçon », constate un enseignant. En effet, Norbert Ndong, l’ex directeur de la Ddes, est en détention à la prison centrale de Yaoundé. Il a été interpellé suite à la dissipation des fonds collectés pour les examens sus-cités. Cet argent avoisinait 190 millions de Fcfa.
Quid des dispositions prises pour que l’histoire ne se répète pas ? « Il ne peut pas vous recevoir », lâche une femme au secrétariat du Pr. Essono, ce 9 mai 2008. « Rien n’a changé, ce sont les mêmes textes », indique le chef de la cellule de communication du Minesup, Jean Paul Mbia. Pour ce qui est des sommes encaissées et du nombre de candidats, « on ne peut rien vous dire. On n’a pas encore publié les listes provisoires », répond l’une des secrétaires du Pr. Essono. Pourtant, les listes provisoires des candidats centre d’examen de Yaoundé sont affichées dans le hall, et datées du 6 mai 2008. On y décompte 2700 candidats au Bts, 298 au Dsep, 44 pour le Hnd et 13 candidatures rejetées. Soit au moins 91,6 millions collectés à Yaoundé, en partant du fait que les frais varient, selon les examens et les catégories, entre 30 000 et 50 000 Fcfa.
Selon un texte signé du Minesup le 7 février dernier, il existe 5 centres d’examens au Cameroun : Douala, Garoua, Ngaoundéré et Bandjoun en plus de Yaoundé. Plus de 6000 candidats avaient affronté ces examens l’année dernière. Parmi lesquels 1399 candidats au Bts à Yaoundé, selon Jean Paul Mbia. Il y’en aura 2700 cette session. Preuve que les postulants augmentent ; tandis que les recettes qui vont avec ne sont pas sécurisées.

Le chef du service des examens en fuite ?
Certains enseignants du cycle Bts continuent de subir le détournement des fonds de la session 2007 du Bts. Il s’agit de ceux ayant proposé des épreuves, et participé à la correction des copies pour le compte de la dernière session. Ces derniers n’ont pas encore été désintéressés. Les nouveaux responsables du service des examens ne veulent pas gérer le cas. Laissant des enseignants aux abois, malgré le principe de continuité du service public. « Ils me doivent plus de 200 000 Fcfa », se plaint l’un d’entre eux. Il dit avoir reçu l’explication selon laquelle la personne qui s’en chargeait n’est plus là. Il s’agit de Mme Nyemb Fantalie Miss Caroline, ex chef du service des examens, et accessoirement agent financier sous l’ère Norbert Ndong. On apprend au Minesup qu’elle a pris un congé administratif durant le 3e trimestre 2007. Puis elle a demandé un congé maladie et est partie pour l’Europe ou les Etats-Unis, selon diverses sources. Mme Nyemb n’a plus donné de nouvelles et on croit savoir ici qu’elle est en fuite. Elle avait pourtant été entendue par la Police judiciaire pendant les enquêtes préliminaires sur la gestion de son supérieur hiérarchique.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 14-05-2008

Abah Abah s’écroule à la Pj

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
Opération épervier II

Abah Abah s’écroule à la Pj

Le renouvellement, de 48h, de sa garde à vue, lui a été notifié sur son lit à l’Hôpital central de Yaoundé. Les enquêtes se poursuivent pour les autres personnes interpellées.

“ Non ! ” lâche sèchement le directeur de l’Hôpital central de Yaoundé, Biwole Sida Magloire, en détalant vers son bureau. Il s’adresse ainsi à des reporters l’ayant sollicité vers 17h pour en savoir davantage sur l’état de santé de Polycarpe Abah Abah. Ce dernier y étant interné depuis la mi-journée, suite à un malaise cardiaque (information à confirmer), selon une source. L’ex ministre de l’Economie et des finances (Minefi) reçoit des soins au “ Pavillon réanimation – Soins intensifs ”. La grille d’entrée de ce bâtiment est tenue par un cadenas de couleur noire. Et cinq policiers veillent. Armés. “ Allez vous renseigner à la guérite ou chez le directeur. Ne venez plus ici ”, lance un inspecteur de police aux journalistes. Et de les suivre pour s’assurer qu’ils sont vraiment partis.
Une source hospitalière affirme que Abah Abah va mieux. Il s’est réveillé et a retrouvé l’usage de la parole. La même source révèle qu’il pourrait être déplacé de cette unité, vers le pavillon haut standing. “ Il est arrivé là vers 11h ”, affirme-t-on ici. On y apprend aussi que l’ex membre du gouvernement est arrivée à bord d’une ambulance, escortée par des pick-up de la police. Son médecin et des membres de sa famille l’accompagnaient. C’est ensuite que d’autres parents sont venus à son chevet. Le dispositif de sécurité déployé à cet effet a rendu la journée difficile pour les usagers et même pour le personnel de l’hôpital.
Vers 16h, la tension est montée dans ce pavillon. Des policiers sont venus notifier au malade la prorogation de sa garde à vue. Ce pour une durée de 48h. Les flics tenaient à notifier Abah Abah en personne “ contre l’avis du médecin ”, eu égard à son état de santé. “ Ce n’est pas normal ”, s’en plaint Me Nouga, avocat du malade. Selon lui, c’est de l’acharnement. “ Les policiers peuvent notifier cette prorogation à ses avocats ”, suggère-t-il.

Etat critique
Le malaise dont souffre Polycarpe Abah Abah serait survenu aux environs de 8h hier, 2 avril 2008. Une autre source précise que le concerné prenait sa douche à la direction de la police judiciaire à Yaoundé. Il y est en effet détenu depuis le matin du 31 mars 2008. “ Je commence à m’inquiéter pour la santé de mon client. Je ne comprends pas. On l’a laissé en santé hier soir ”, s’inquiète Me Nouga.
Le lendemain, c’est un coup de fil qui l’informe de ce que son client a eu un choc. “ Est-ce que ce sont les conditions de détention, avec le froid, les moustiques, les rats, et il dort à même le sol, ou autre chose qui ont provoqué ce malaise ”, s’interroge l’avocat.
L’avocat et ses confrères rappliquent à la Dpj, ainsi que la famille et le médecin. Ils sollicitent l’évacuation de Abah Abah où il “ pourra recevoir de meilleurs soins ”. Niet ! Leur répond-on. Les officiers de police judiciaire en charge de l’enquête exigent de prendre connaissance du dossier médical de leur hôte. Au regard de ce dossier et de l’état de l’enquêté, “ les officiers ont aussi souhaité qu’il soit évacué. Mais ils sont revenus nous dire que des instructions venues de hauts lieux ne le permettent pas ”, relate Me Nouga.
Face à la situation apparemment critique, les hauts lieux ont finalement consenti à l’évacuation. Ensuite, “ Il a été admis en réa dans un état inquiétant ”, dit l’avocat. L’hospitalisation de l’ex ministre met ainsi une pause à l’audition dont il fait l’objet depuis lundi. Une situation quasi similaire à celle de l’ex trésorier payeur général de Yaoundé, Etogo Mbezele Luc Evariste. Lui aussi est interné dans un hôpital. C’est son épouse qui vient répondre aux questions de la police.
Quant à leurs compagnons de malheur, ils répondent aux enquêteurs de vive voix. Il s’agit de Urbain Olanguena Awono et Feuzeu Maurice et Okala Raphaël. Certaines sources annonçaient hier qu’ils y ont été rejoints par Hélène Mewoulou, Sylvain Ngono, Zacharie Abongo et Rose Banfegha.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 03-04-2008

Abah Abah, Olanguena Awono… inculpés

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
EPERVIER II

Abah Abah, Olanguena Awono… inculpés

Les personnalités interpellées le 31 mars denier à Yaoundé ont été transférées de la Direction de la police judiciaire à la prison centrale de Yaoundé aux premières heures d’hier. L’information judiciaire prend la relève de l’enquête préliminaire.

La prison centrale de Yaoundé a de nouveaux pensionnaires. Il s’agit principalement de l’ex-ministre de l’Economie et des finances, Polycarpe Abah Abah, et l’ex-ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono. Neuf de leurs anciens collaborateurs font partie de la bande. Il s’agit notamment des secrétaires permanents des comités nationaux de lutte contre le sida (Dr Maurice Feuzeu), le paludisme (Dr Raphaël Thérèse Okala), et la tuberculose (Dr Wang), et d’autres responsables du Trésor public, de la direction des Impôts et du ministère de la Santé publique, parmi lesquels trois (3) femmes.
“ Ils sont arrivés ici vers 1h du matin ”, apprend-on à la Prison centrale de Yaoundé (Pcy). “ Les femmes ont été envoyées au quartier 5, et les hommes sont dans les quartiers 11 et 12 ”, précise notre source. Comme il est d’usage ici, les onze (11) prévenus ont été auscultés par le staff médical de la Pcy. Leurs parents se bousculent déjà pour leur apporter à manger. Tandis que les avocats se préparent pour la suite des événements. Leurs clients étant pour l’instant en détention préventive. C’est le 9 avril dernier, aux environs de 23h 40 que ces personnes ont été fixées sur leur sort. A l’issue d’une audition de près de deux heures d’horloge devant le juge d’instruction.
Tout y commence autour de 19h30 lorsqu’on extrait les quatorze détenus des cellules de la direction de la police judiciaire (Dpj). Le premier stop a lieu au bureau du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Une centaine de parents, connaissances, curieux et policiers en civil attend à l’extérieur. Les détenus sortent du bâtiment vers 21h20. On apprend alors que le procureur de la République a ordonné la relaxe du secrétaire permanant adjoint du Comité national de lutte contre le sida, et le chef du service administratif et financier du même Comité. Les douze autres personnes s’engouffrent dans les cars de la police, en direction des services du juge d’instruction à quelques 200m du parquet.
Les lamentations des femmes reprennent de plus belle. Une dame lève ses béquilles et maudit les policiers. Ces derniers font une ceinture de sécurité pour tenir la foule à bonne distance. Quelques personnes “ tuent le temps ” en avalant des bouteilles de bière vendue à côté ou en pérorant sur l’issue de l’audition. L’ambiance est subitement troublée par une explosion de joie. “ Merci seigneur ! On est nous sortis sur ça ! Jésus Christ, tu es merveilleux ”, lance une dame, avant d’entonner un cantique de louange à Dieu. Et pour cause, le magistrat instructeur vient de “ libérer ” une prévenue : Mme Mbadjon Chantal. “ Ca ne m’étonne pas. Les instructions sont venues de la présidence pour qu’on la relaxe, elle travaille là-bas ”, commente un curieux. En effet, Mme Mbadjon y est en fonction comme chargée d’étude.
Une source proche du dossier laisse entendre que cette dernière a été inculpée, mais se présentera libre devant le juge d’instruction. L’ex-trésorier payeur général de Yaoundé, Etogo Mbezele Luc Evariste, bénéficie de la même mesure. Leurs compagnons de détention n’auront pas la même chance. Tous embarquent vers 23h 30 dans les cars de la police. “ Ils ont tous été mis en détention préventive et inculpés ”, indique un avocat qui précise qu’ils savent désormais ce qui leur est reproché. Leur départ du parquet pour la Pcy est encore suivi de cris et pleurs. C’est à partir de ce nouveau lieu de détention qu’ils seront sollicités pour l’information judiciaire ouverte par le magistrat instructeur.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 11-04-2008

Accident mortel à Yaoundé

Posté le 04.09.2007 par edouard TAMBA
SOCIETE/TRANSPORT
Un camion tue à Mendong


Le réveil a été brutal au quartier Mendong, le 1er septembre. Dès les premières lueurs du jour, les populations convergent vers le carrefour appelé ici “ Entrée Simbock ”. Hommes, femmes et enfants se bousculent. Tout le monde veut voir. Les motos-taximen en rajoutent avec leurs cris. Un camion benne de dix roues a les deux roues avant sur le dessous d’un taxi. La cabine du camion a enfoncé le bout des tôles d’un bâtiment. “ Ce n’est pas possible ! Il a fait comment pour renverser le taxi et monter dessus ? ”, s’interroge un passant. “ C’est sûr que personne n’est sorti vivant de là ! ”, poursuit un autre curieux. Chacun y va de sa théorie sur “ la mécanique des corps mobiles ” pour expliquer la catastrophe. “ C’est sûr qu’il était à vive allure ; les chauffeurs de camions-ci aiment trop filer ”, entend-on ici et là. “ Il n’y avait personne dans le taxi ”, indique le chauffeur de la voiture écrasée, Ibrahim. Il n’a aucune idée de l’heure à laquelle c’est arrivé. “ J’ai garé là, et je suis descendu pour acheter de la cigarette. Le client que je transportais est aussi descendu ”, entame-t-il. Subitement le camion a débouché et a “ cogné ma voiture. La voiture a tourné trois fois sur elle-même ”, avant de stopper la course du camion. “ Nous avons plongé de l’autre côté ”, poursuit le vendeur de cigarette. Il ajoute. “ Vraiment, c’est Dieu hein ! Je me suis seulement retrouvé là-bas, sans mes béquilles, je ne sais même pas comment ”.
C’est de leur refuge qu’ils remarquent un corps inerte de l’autre côté du carrefour. La victime, apparemment quinquagénaire, “ est transportée au Chu par un taxi. C’est là-bas qu’il est mort ”, poursuit le vendeur de cigarettes. Ce dernier affirme que le camion ne roulait pas à vive allure. Selon lui, “ s’il filait, on allait entendre le ronflement de l’accélération. On l’a seulement vu surgir. Et on ne sait même pas quand est-ce que le chauffeur est sorti du camion ”.
Sur les lieux, il se dit que c’est l’aide chauffeur qui était au volant de ce camion Mercedes 2628 immatriculé CE 8123 W. Deux gendarmes de la brigade de Biyem-Assi arrivés autour de 6h30, interrogent le chauffeur et le vendeur. L’un des gendarmes a la photo du décédé dans un appareil photo numérique. On y voit le buste de la dépouille, yeux fermés, des blessures sur le front et sur les joues. Ils n’ont pas encore trouvé la famille de ce dernier. Qui du reste n’avait aucune pièce d’identité. Le “ vrai ” chauffeur du camion arrive aussi. Les gendarmes lui demandent de faire descendre son camion. Ce qu’il exécute, puis tire le tas de ferraille pour la brigade où une enquête suit son cours.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 04-09-2007

Accidents de moto : la côte d’alerte à Yaoundé

Posté le 09.01.2008 par edouardtamba
Société – Santé publique
Accidents de moto : la côte d’alerte à Yaoundé
Les victimes d’accidents de moto sont de plus en plus nombreux à Yaoundé. Et les cas s’aggravent.

La circulation des motos dans la ville de Yaoundé dépasse le cadre du désordre urbain. Le week-end dernier, l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy) a reçu six nouveaux pensionnaires. Ils sont internés au pavillon Leriche. Des victimes d’accidents dans lesquels des motos étaient impliquées. Tous souffrent de traumatismes. Faute de port du casque. Deux d’entre eux, plus amochés, sont sous assistance respiratoire.
Ces derniers auront eu le loisir de célébrer noël et nouvel an. Contrairement aux autres victimes qu’ils rejoignent à l’hôpital. C’est le cas de Atedzoé Prosper. « Depuis le 24 décembre, je suis ici. Je chie ici, j’urine ici et je mange ici », dit-il en se tordant de douleur. Il vient de recevoir un pansement sur la poitrine. Son pied gauche est sous bandage. Tandis que les mouvements de sa main gauche sont limités par un foulard noué au cou. « Le 24 nous sommes sortis vers 13h pour aller payer les pneus de ma voiture. J’étais avec mon fils et c’est moi qui conduisait », entame-t-il avec peine.
C’est au retour de ces achats que le malheur est arrivé, au quartier Ekounou. « A environs 4m de notre destination, j’ai clignoté à gauche, et mon fils a tendu sa main gauche. Le véhicule qui nous suivait a ralenti et clignoté à droite », poursuit-il. La position de cette voiture l’empêche de voir arriver un véhicule plus grand. « Le camion et venu comme une flèche. Ca ma envoyé en l’air et je suis retombé. Quand je me suis levé, j’avais du sang partout. Je cherchait mon fils et j’ai commencé à pleurer », se souvient Prosper.
Fracturé aux côtes et au pied gauche. « Je suis tombé dans le coma pendant près de 20 minutes et je me suis retrouvé ici à l’hôpital », raconte Nnomo Eyebe pour sa part le fils. Il est interné dans la salle voisine. Souffrant d’une double fracture à la jambe gauche. C’est le chauffeur du véhicule leur cédant le passage qui les a secourus et transportés à l’hôpital. Le pavillon Leriche a reçu en moyenne une centaine de cas similaires ces deux derniers mois. Conducteurs et passagers ne portaient pas de casque. Ce qui fait dire au chef du service des urgences chirurgicales de l’Hcy que la situation est alarmante. Et les accidents de nuit sont encore plus graves et peut-être plus nombreux.
Edouard TAMBA

Le péché des pouvoir publics
La recrudescence des accidents de motos est le fait de l’imprudence des usagers. Mais la capacité des centres hospitaliers à s’occuper des victimes pose un autre problème. Selon les spécialistes de la question, il faut réunir trois conditions pour s’occuper efficacement des victimes d’accidents. Un scanner et une équipe de radiologues, une équipe de réanimation et, un bloc opératoire et des neurochirurgiens. Il se trouve que les trois hôpitaux de Yaoundé dépendant du ministère de la Santé publique réunissent ces conditions.
Selon un médecin, le Centre hospitalier et universitaire (Chu) dispose de la meilleure équipe de réanimation. L’Hcy quant a lui a les meilleurs neurochirurgiens, contre un seul pur le Chu. Alors que l’Hôpital général de Yaoundé (Hgy) est de loin le plus fourni en radiologues, et dispose d’un scanner. Mais l’indépendance prononcée de ces institutions entre elles, fragilise la qualité de la prise en charge. Pourtant une meilleure organisation administrative pourrait amener ces hôpitaux à travailler en synergie. Comme les Centres hospitaliers régionaux universitaires (Chru) en France.




Interview - Pr BAHEBECK Jean
« Ca va devenir un problème de santé publique »
Le chef du Service des urgences chirurgicales et du Service de traumatologie et orthopédie au pavillon Leriche de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy) tire la sonnette d’alarme.

Le nombre d’accidentés par moto à Yaoundé semble atteindre des proportions inquiétantes. Est-ce le cas au pavillon Leriche ?
Effectivement, il y a une augmentation du nombre d’accidentés par moto et même temps, il y’a une augmentation en terme de gravité de ces accidents. On observe en moyenne deux à trois accidentés par jour, dont un ou deux risquant la mort. C’est une affaire grave. Ca va devenir un problème de santé publique et je crains que ça devienne plus tard un problème politique.

Les centres hospitaliers de Yaoundé ont-ils les moyens matériels et humains pour contenir et traiter ces victimes de plus en plus nombreuses ?
Les structures actuelles ne sont pas suffisantes. C’est pour cette raison que ça pourrait devenir un problème politique. Il faudrait d’une part organiser les hommes, et les services pour accueillir les victimes. Et d’autre part, organiser le cadre légal pour les mesures de prévention. Le port du casque par exemple doit être obligatoire autant chez le conducteur que chez le passager. Parce que ce qui les tue, ce sont les traumatismes au niveau de la tête.

Quand est-il au niveau de l’Hôpital central de Yaoundé ? Existe-t-il des mesures immédiates en attendant une meilleure organisation ?
Il n’y a pas actuellement un service spécialisé de neuro-traumatologie pour eux. La plupart des pays développés ont prévu ça. Ont fait avec le peu qu’on a. Cette nuit seulement, on a reçu six traumatisés crâniens. Ils sont au niveau des urgences chirurgicales. Et deux d’entre eux ont des tuyaux dans la gorge.

Réalisé par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 8-01-08

Affaire crédit foncier : La défense entre en scène

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
JUSTICE

Les avocats dénoncent les rapports des experts

Les conseils de l’ex Dg du Crédit foncier du Cameroun ont ouvert le bal des plaidoiries de la défense

L’affaire de détournement de deniers public au Crédit foncier du Cameroun a repris ses audiences au Tribunal de grande instance du Mfoundi- Centre administratif. Hier, 26 mai 2008, les avocats de la défense ont entamé les plaidoiries. Vingt et un (21) accusés étaient présents dans le box à eux réservés. Pour l’occasion, ce sont les conseils de Joseph Edou qui ont ouvert le bal. Il est le principal accusé, est l’ex directeur général du Cfc. Il est sous mandat de dépôt de le 21 février 2006, et inculpés d’une part de détournement de deniers publics en coaction, d’intérêt dans un acte et de concussion. Et d’autre part de complicité en faux en écriture privée et de fabrication de preuve.

Son collège d’avocat n’a pu achevé la plaidoirie ouverte hier. Aujourd’hui, 27 mai 2008, Mben Sylvestre s’exprimera sur quatre chefs d’accusation. Il s’agit du détournement des véhicules, les prestations du cabinet Foumena Ngon, celles du cabinet Arthur Andersen, et les détournements perpétrés à travers le programme La Nsole. Les autres chefs d’accusations ayant été balayés par Mes Ngomo et Nnomo au cours de l’audience d’hier. Ces derniers ont défendu leur client durant près de 7h d’horloge. Revenant sur chaque chef d’accusation pour démonter le réquisitoire du ministère public. Pour ce qui est du chèque de 40 millions de Fcfa émis au compte de l’entreprise The Falls, Me Ngomo s’étonne de ce que son client a été présenté comme « propriétaire » de cette entreprise.

« Je ne comprends pas », dit-il en précisant que c’est une société ayant des actionnaires. Selon lui, le procureur de la République n’a pas démontré qu’il y a irrégularité dans l’émission de ce chèque. « Monsieur le procureur a certainement oublié que notre système répressif est devenu accusatoire », observe ironiquement Me Ngomo. Quant au détournement à travers les commissions, « il est inconcevable de dire qu’une banque se paie ses propres services », relève l’avocat. Quid du milliard que Joseph Edou aurait dissipé par « déficit d’investissement » selon l’expert Ndzie ? « Madame la président vous devez prendre avec beaucoup de prudence les arguments produits par les pseudo-experts », prévient Me Ngomo. Il précise que « déficit d’investissement n’existe pas », et conclut que « l’expert Ndzie a induit le procureur de la République en erreur ».

Et le virement de 321 millions de Fcfa jugé « suspect » par le ministère public ? Là aussi l’avocat pense que c’est une manifestation de l’incompétence des experts dont le rapport a servi de base de travail au juge d’instruction. Selon les réquisitions du 21 avril dernier, Joseph Edou est coauteur d’un détournement de 2, 205 milliards Fcfa dans la cadre du projet immobilier Olembe I, et 3,581 milliards Fcfa dans le projet Olembe II. Pour le Me Ngomo, « il n’y pas de détournements de deniers publics dans le cas d’Olembe I, ni Olembe II. Il est tout simplement question de l’incompétence des uns et des autres » Ce qui l’amène à penser que « c’est un procès en sorcellerie parce que tout est accusation ici ».

Edouard TAMBA
In Le Messager du 27-05-08

Après la crise: “ justice expéditive ” au Cameroun

Posté le 04.03.2008 par edouardtamba
REPRESSION

Des avocats dénoncent une “ justice expéditive ”

Des personnes interpellées dans le cadre des émeutes à Yaoundé passent à la barre ce jour. Une trentaine a été condamnée la semaine dernière.

Après quatre jours de tension, tout semble être rentré dans l’ordre au Cameroun. Sauf pour quelques centaines d’individus que l’Etat tient pour “ coupables ”. Certains d’entre eux seront fixés sur leur sort aujourd’hui, 4 mars 2008, devant les tribunaux de première instance du Mfoundi à Yaoundé. Ils pourraient rejoindre la trentaine de personnes jugées “ coupables ”, et condamnées à deux ans de prison ferme pour la plupart. Ces dernières, interpellées au cours des récents mouvements d’humeur à Yaoundé, sont poursuivies pour des infractions relevant du Code pénal : activité dangereuse (Art. 228), destruction des biens privés (Art. 316), etc. Les premiers verdicts du genre sont tombés jeudi dernier, 28 février 2008.
Le tribunal de première instance (Tpi) du Mfoundi –Ekounou a condamné dix prévenus. Ici, les audiences se seraient déroulées à huis clos selon des témoignages. Puis le Tpi de Yaoundé-centre administratif a pris le relais. Ouvrant les procès au public. Des avocats rencontrés à Yaoundé dénoncent le déroulement de cette procédure qu’ils qualifient de “ justice expéditive ”. Selon eux, les droits de la défense n’ont pas été respectés, et ce dès le début de la procédure. “ Tous avaient nié les faits qui leur étaient reprochés. Certains gendarmes sont allés jusqu’à disculper les prévenus sans que cela n’empêche le tribunal d’aller en voie de condamnation contre eux ”, regrette Me Djonko Francis, avocat à Yaoundé.

Entorses
“ Lorsque nous avons été informés de la situation, nous nous sommes constitués d’office, mes collègues et moi, pour quatre jeunes ”, indique-t-il. “ Notre démarche s’inscrit en droite ligne de la mission d’avocat. Lorsque à un moment donné, l’avocat constate que l’Etat manifeste une volonté de s’écarter de la loi, nous sommes interpellés pour signaler les dérives ”, précise-t-il. Les procès verbaux font état de ce que ces prévenus ont refusé d’être assistés par des avocats. “ Nous doutons de ce qu’on leur a effectivement offert cette possibilité ”, avance notre source. Plus grave, “ nous avons sollicité un renvoi pour mieux préparer notre défense, mais le tribunal a refusé ”, relève Me Djonko. “ Comment le juge en arrive à prononcer des peines semblables pour tout le monde alors que les faits sont différents ? ” se demande-il.
Pour, Me Togué “ on a l’impression que le Code de procédure pénale est mis entre parenthèses ; il s’agit d’une sorte de justice expéditive ”. De plus, ces avocats relèvent qu’ “ une décision ne peut pas être prononcée si elle n’est pas entièrement lue ” par le juge. Les avocats pensent que ce non respect des droits de la défense entraîne la nullité de la procédure. “ Nous sollicitions que la Justice qui est le bras séculier de l’Etat rende la justice sans vengeance, rancune ou faveur ”, lance Me Djonko. Ses confrères et lui se disent d’accord avec le chef de l’Etat qui martèle que force doit rester à la loi. Mais, “ autant force doit rester à la loi, autant la loi sera celle qui est applicable ”, rétorque Me Togué.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager 03-03-2008

Autopsie de la corruption en milieu scolaire

Posté le 25.10.2007 par edouardtamba
CORRUPTION A L’ECOLE
La Conac invite les syndicats à l’autopsie
On se serait cru sous un arbre à palabre ce 16 octobre 2007 au Palais des congrès de Yaoundé. Une quarantaine de responsables des syndicats du secteur de l’enseignement sont autour du président de la Commission national anti corruption (Conac) et ses collaborateurs. Toute une journée pour parler de la corruption en milieu scolaire. Chacun tient à prendre la parole.
« Allez voir le contenu et la qualité du paquet minimum et le moment où il arrive dans les écoles », lance un syndicaliste au président de la Conac. Pour un autre, les enseignants sont victime du « syndrome abandonique » (Sic), car « personne ne veut le développement des enseignants », argue-t-il. Pour ajouter de l’eau à son moulin, Jean Takougang du syndicat autonome des enseignants du secondaire, illustre les cas de lésion dont ils sont victime. « Lorsque nous surveillons les examens officiels de 6h à 18 h, on nous donne 2000 francs », décrie-t-il. Soit 125 Fcfa l’heure. Ce dernier observe que ses confrères sont mis en vacances de façon verbale et sans les avantages prévus.
Les critères de promotion restent assujettis au « pouvoir discrétionnaire de celui qui nomme », au grand dam du profil de carrière. « Quel est ce corps de métier où on entre instituteur et on sort instituteur ?» S’interroge un syndicaliste. Quid des frais de mission, de l’application des décrets de 2000 et 2001 ? Les responsables des services des ministères sont accusés. « Au Minesec, on vend les affectations à 100 mille francs », « Les proviseurs excluent beaucoup d’élèves en fin d’année pour vendre les places » …et l’obtention d’un arrêté ministériel coûte 10 mille francs.
Au regard des griefs relevés, « tout a été mis à contribution pour que l’enseignant soit corrompu. » De ce fait J. Takougang absout ses confrères :
« la corruption se trouve dans les hauteurs et non pas dans les salles de classes ». Ceux-ci pensent que la solution au problème passe par deux voies. « L’augmentation du pouvoir d’achat des enseignants, et la restauration du pouvoir de l’Etat ». La concertation s’est achevée en soirée avec les représentants du secteur de l’enseignement supérieur.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 10-10-07

Channon et Guichi entendus à la police judiciaire

Posté le 12.06.2008 par edouardtamba
AFFAIRE ALBATROS

Des journalistes du Messager entendus à la Pj


Les journalistes du quotidien Le Messager convoqués par la police judiciaire le 27 mai dernier, s’y sont présentés hier, 3 juin 2008. Il est 10h lorsque Marie Noëlle Guichi, chef d’agence Yaoundé et coordonnatrice de la rédaction et Jean François Channon, grand reporter, y mettent pied. Ils sont assistés de leur conseil Me Tchegoue. Cap sur la porte 210, comme exigé par les convocations signées du sous-directeur des enquêtes économiques et financières, Benjamin Ntonga. Les journalistes sont plutôt accueillis à la porte 202 par le commissaire principal Ngom Charles Aimé. Ce dernier est avec deux autres policiers. D’entrée, il rappelle que selon des dispositions du code pénal il est « interdit à tout journaliste de diffuser le rapport d’une information judiciaire non encore jugée ».

Le non respect de cette disposition exposerait d’éventuels contrevenants à des peines privatives de liberté allant de 3 mois à deux ans, et des peines pécuniaires de 100 000 à 5 millions de Fcfa. Ainsi donc, les journalistes sont mis en examen pour avoir publié des informations qui d’après la police relève du contenu de l’enquête préliminaire en cours. Il s’agit plus précisément de l’enquête ouverte sur l’acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004 par le Cameroun. « Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing », titrait en une Le Messager du 27 mai dernier. Un dossier réalisé par Jean François Channon et Marie Noëlle Guichi. Il faisait le point sur les investigations au sujet de l’affaire pour laquelle une dizaine de personnalités avait déjà été entendues.

Puis, le grand reporter et la coordonnatrice de la rédaction se font entendre individuellement. Selon ces derniers, il s’agit d’une enquête journalistique et non d’un procès-verbal d’une enquête en cours. D’où tiennent-ils donc ces informations, leur demande la police. Et les journalistes d’invoquer l’article 50 (1) de la Loi 90/052 portant liberté de communication sociale : « La protection des sources d’information est reconnue et garantie aux journalistes et aux axillaires de la profession de journaliste ». Pour le commissaire Ngom et ses collaborateurs, il s’agit là d’une loi relevant du civil, qui n’a rien à voir avec le pénal. Le premier sort du bâtiment vers 12h30, et M.N. Guichi autour de 14h. Ils seront prochainement appelés par la police judiciaire. Ce pour signer le procès-verbal saisi de l’audition.


Edouard TAMBA

In Le Messager du 4-03-08
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