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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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La résidence de Kodock en flamme

Posté le 31.03.2008 par edouardtamba
INCIDENT

La chambre de Kodock réduite en cendre

Un incendie a léché la résidence de Augustin Frédéric Kodock à Yaoundé dans la soirée du 30 avril 2008. L’intervention des pompiers et des voisins limite les dégâts.

Fin de semaine en fumée au lieu-dit carrefour Biyem-Assi à Yaoundé. Il est 18h30, et une marée humaine trouble la circulation sur l’axe menant au quartier Etoug-Ebe. En plus des véhicules garées sur les abords de la voie. Cette foule encercle ainsi le domicile de Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une faction de l’Union des populations du Cameroun (Upc), et plusieurs fois membre du gouvernement. La villa en question a été victime d’un incendie. Les sapeurs pompiers s’activent encore, entre la maison et leur camion à l’extérieur. Les centaines de curieux agglutinés dehors veulent voir. Faute de pouvoir entrer, la clôture est prise d’assaut.

La vue de cet angle laisse apercevoir les meubles et appareils jonchant la cour. Au loin, une torche éclaire les débris. La fumée continue de s’élever du bâtiment. Les balcons de l’immeuble d’à côté offre une vue imprenable aux photographes et cameramen. De là on a comme l’impression qu’une météorite s’est abattue sur la maison de l’ex-ministre. Le toit est parti en fumée. Tout comme le contenue de la pièce. Il s’agit la chambre de A.G. Kodock selon les témoignages. Les flammes n’y ont rien laissé. « Ca a comment entre 17h20 et 17h30. Nous étions en face de la station mobil. On a vu une flamme noire monter, et on a pensé que ce sont les fabricants d’aluminium qui brûlaient les pneus. Mais on se rend compte que la flamme est trop intense pour des roues », raconte un voisin ayant participé aux premiers secours. « C’est alors qu’un automobiliste en provenance d’Etoug-Ebe leur lance : « attention, la maison du ministre est entrain de brûler », poursuit-il.

C’est alors que d’autres personnes et lui courent vers la villa en flamme. Un autre témoin précise que seule l’épouse du ministre était dans la maison au début de l’incendie. « On a commencé à faire sortir tout ce que vous voyez là. On a même voulu faire sortir les voitures, mais les gens ne pouvaient pas pousser », continue de raconter notre premier témoin. La demie douzaine de véhicules en question est sauve. « On a voulu prendre les escaliers, mais la chaleur nous a repoussé. Certains ont pu contourner la maison pour intervenir ». L’eau issue du robinet de la cour étant insuffisante, « on a percé la citerne qui est en haut là. Plus on versait de l’eau, et plus la flamme augmentait. Les pompiers sont arrivés près de 30mn après. Le feu était encore intense et ils ont éteint », ajoute-t-il.

C’est alors qu’apparaissent les dégâts. « Il n’y a que la chambre du boss qui a brûlé. Toute la chambre a brûlé, tout. Le vieux a déclaré qu’il y avait des passeports, des carnets d’épargne, des documents. C’est le coffre-fort qu’on a pu récupérer », indique un autre témoin, secouriste à l’occasion. « D’après les déclarations du vieux, l’origine du feu est criminelle. Ca faisait sensiblement 30 mn qu’il était sorti », signale-t-il. Une indiscrétion laisse entendre que A.G. Kodock accuserait des militaires de la marine vivant dans son voisinage. Policiers et gendarmes présents de quoi se mettre sous la dent. D’ici aux résultats de l’enquête, c’est une retraite politique loin d’être paisible pour l’ex membre du gouvernement.

Edouard TAMBA
In Le Messager du 31 mars 2008



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Le parc à bois bloque une route à Yaoundé

Posté le 28.08.2007 par edouardtamba
Désordre urbain

L’aloi de l’anarchie à Messa


1-Le bois barre la route
Il existe un raccourci pour partir du futur Palais des sports de Yaoundé au quartier Messa. Cet axe bitumé évite en principe aux automobilistes un détour de 3 à 4 Km par Mokolo, ou encore par la direction de la Santé publique. Malgré cette aubaine, l’axe en question est mal aimé des conducteurs. “ Je ne passe jamais sur la route là. Il y’a toujours les embouteillages ”, se plaint Boris K., chauffeur de taxi. Un des ses confrères est moins intransigeant. “ J’emprunte cette route seulement si j’ai un client qui m’a pris en course pour aller là-bas, ou un dépôt. Parfois aussi quand le travail est très dur ”, dit-il. Les taximen ne sont pas seuls à “ détester ” cette desserte. Et pour cause, les vendeurs de bois bordant cet axe y font la loi.
La scène vécue sur les lieux cet après midi du 24 août dernier permet de mieux comprendre les plaignants. Les vendeurs de ce parc à bois sont installés de part et d’autre de la route. Sur une distance de près d’un Km. Au niveau du carrefour Messa, un camion chargé de planches de coffrage tourne pour entrer dans le parc en marche arrière. Sa manœuvre bloque les véhicules venant de l’hôpital central ou de Messa, pour Mokolo. Au même instant, une camionnette allant dans la direction de Messa tente de stationner pour emporter une cargaison de bois. Le chauffeur de cette camionnette cède le passage à un à un petit véhicule vulgairement appelé “ petit pays ”, afin de manœuvrer plus aisément. Mais celui à qui il cède le passage stationne net devant lui. “ Ca c’est quoi ? Tu es malade ? Avance là-bas pour je gare ”, lance le conducteur de la camionnette. “ Fiche-moi le camp ! ” répond l’autre.
L’affaire tourne à la querelle. Des noms d’oiseaux commencent à voler dans les deux sens. Une quinzaine de véhicules venant de la briqueterie est bloquée. Les protagonistes font fi du concert de klaxons des usagers. Le chauffeur du petit véhicule fini par avancer. Et la situation se décante. Tous les chauffeurs qui avancent des remarques se font engueuler par les deux protagonistes. Plus haut, le camion a réussi à stationner. Une demi-douzaine de personnes le prend d’assaut “ pour décharger les planches ”. La largeur de ce camion occupe plus du tiers de la largeur de la chaussée. Un camion de même dimension et chargé de planche plus courte arrive dans l’autre sens. Il stationne juste derrière le premier. L’activité des déchargeurs gène aussi la circulation. Car ils tirent une planche, et pivotent avec celle-ci pour aller vers le dépôt.

2-L’ordre derrière le désordre
Des pousseurs emportant les planches et autres pièces de bois achetés par des clients se livrent à un manège similaire. Tout comme les déchargeurs, ils sont prompts à assaillir d’injures tout usager qui tenterait de placer une remarque sur leur attitude anarchique. Ils se sentent tout puissant. Et ne font pas qu’obstruer la voie publique. Les différentes corporations y exerçant se discutent la clientèle, se chamaillent, s’escroquent, et se tapent dessus. On y trouve les propriétaires de dépôt, les dépositaires de bois, les démarcheurs, les chargeurs, les déchargeurs, les pousseurs, les chauffeurs, les scieurs, les menuisiers, les restauratrices, les opérateurs de “ call box ” … La situation s’empire parce qu’ils y sont de plus en plus nombreux. “ La demande est forte à cause de la pauvreté. Il y a de nouvelles recrues dans chaque secteurs tous les jours ”, relève le Chef du parc à bois de Messa, Nkoa Ndzana Pierre. Ce dernier décompte soixante-dix dépôts. Chacun de ces dépôts a en moyenne dix dépositaires. Il ajoute à cela vingt menuiseries équipées de raboteuses, de déligneuses et de “ dédoubleuses ”, et une centaine de personnes par corporation.
“ Chaque secteur a un responsable qui me rend compte ”, signale Nkoa Ndzana P. Il avoue que “ c’est difficile car dans toute société il y a toujours des brebis galeuses. Mais on ne leur fait pas de cadeaux ”. Les sanctions vont de l’humiliation en public à la radiation du parc. Pour une meilleure gestion de tout ce monde, la décentralisation est de mise ici. Il existe une instance en dessous de la chefferie du parc. Le Collège de rassemblement et de solidarité, présidé par M. Awana. Ce dernier, encore appelé “ président des jeunes ”, sert de courroie de transmission et ne transmet les conflits au chef de parc que lorsque sa tentative de médiation échoue. M. Awana donne plus de détails sur l’organisation qu’ils ont mise en place. Il révèle que certains d’entre eux suivent une formation qui leur permettra de diriger la circulation sur l’axe. Le temps qu’ils soient prêts, les véhicules n’ont pas le droit de stationner de part et d’autre de la voie. De même que les déchargements de bois y sont interdits les dimanches avant 14h. “ Au cas ou les planches d’un dépôt débordent sur la rigole, on te colle une amende par planche ”, affirme-t-il. Un ensemble de mesures respecté tant bien que mal. Jusqu’à ce que la Communauté urbaine de Yaoundé trouve un site approprié pour cette activité. En attendant, la mairie de Yaoundé II se “ sucre ” avec l’impôt de libératoire qu’elle y perçoit.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 28-08-2007

Le parquet prolonge les séjours des prévenus à la Pj

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
EPERVIER II

Le parquet prolonge les séjours des prévenus à la Pj

Abah Abah, Olanguena Awono et leurs compagnons de détention ont encore passé la nuit dans les cellules de la Direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. Mais avant de dormir, ils ont tous fait un tour au parquet du Tribunal de grande instance du Mfoundi. C’est aux environs de 19h qu’ils sont arrivés sur les lieux. Sous forte escorte des éléments des équipes d’intervention rapide (Esir). Une centaine de parents, connaissances et curieux est déjà sur les lieux. Certains ne s’empêchent pas de pleurer. Les prévenus descendent des deux cars de type Toyota Hiace qui les transportent. Les pleurs et cris redoublent d’ardeur à leur vue. Abah Abah, vêtu d’un costume sombre et d’une chemise blanche, les gratifient d’une geste de la main.

Les détenus s’engouffrent dans le bâtiment, en direction du bureau du procureur de la République, Ntamack Fils. S’ensuit des piles de documents liés aux enquêtes dont ils font l’objet. Un cameraman de télévision nationale se voit dessaisi de caméra de force. Et lui-même est amené manu militari dans le bâtiment. La police veille à l’extérieur. Ce dernier, ressort du bâtiment un quart d’heure plus tard. Sans la caméra. « C’est le procureur de la République lui-même qui a demandé de prendre la camera. Je n’ai rien filmé de mauvais. On a vu les images ensemble. Je filmais seulement dehors », explique-t-il, encore sous le choc. Un mouvement de policier interrompe ses explications. « Il n’y a rien hein ! On les ramène à la Pj », lance une avocat à une connaissance dans a foule. « Ils rentrent à la Pj pour complément d’enquête », apprend-on d’un avocat.

Selon lui « les éléments présentés au procureur de la République ont été jugés insuffisants » par ce dernier. L’avocat pense que « c’est l’illégalité qui se poursuit ». Les détenus apparaissent ensuite au perron du bâtiment. Olanguena Awono et ses ex collaborateurs prennent place dans un des cars. Idem pour l’ex Minefi dans l’autre car. Un Suzuki 4×4 de la Surêté nationale prend la tête du groupe de véhicules, suivi des deux cars et d’un pick-up chargé des éléments des Esir, armés. Et c’est en trombe qu’ils prennent le départ. Leur passage devant la foule déclenche à nouveau des cris et lamentations. « Woooyoooh ! », « On les amène où ? »… Certains n’hésitent pas à proférer des injures à l’endroit de policiers.

C’est depuis la Dpj que cette ambiance de quasi-deuil est observable. Ces proches des détenus y ont débarqué vers 13h, hier. Informé que les détenus étaient sur le point d’être déféré devant le parquet. Durant 5h d’horloge, ils attendent. Déchargeant leur colère sur les policiers. « Wèèèh ! Pourquoi vous faites tout ça ? Ils ont tué qui ? », se lamente une dame à chaude larme. Et un autre de rétorquer : « Laissez-les. N’est-ce pas vous avez déjà modifié votre constitution… » Insuffisant pour arrêter policiers. Et le suspense joue les prolongations.

Edouard TAMBA

Les femmes entre allégeance et débauche au Cameroun

Posté le 11.03.2008 par edouardtamba
YAOUNDE

Les femmes entre allégeance et débauche

Le défilé marquant les célébrations de la journée internationale de la femme s’est déroulé le 8 mars dernier à Yaoundé. Sous la présidence de la 1ere dame.

C’est désormais une tradition. La célébration de la Journée internationale de la femme (Jif) s’achève dans la débauche. La 23e édition célébrée samedi dernier à Yaoundé n’a pas fait l’exception. Dans la soirée du 8 mars 2008, discothèques, bar et autres lieux de plaisir ont vibré au rythme du sexe féminin. Dès 14h, filles et femmes avaient pris position dans les bars et snacks avoisinant le boulevard du 20 mai. Toutes habillées de tenues cousue avec le tissu dédié à la fête. « On est en haut. C’est notre jour aujourd’hui », lance une femme entre deux gorgées de bière, en bordure de l’avenue maréchal Foch. Le spectacle est similaire dans d’autres quartiers. Une cinquantaine de femme sont assises sur des casiers en face du Ces de Ngoa Ekele, presque sur la chaussée. Entre bières et le bavardage à tue-tête. Piétons et voitures se débrouillent.

Au lendemain des festivités, l’Hôpital central seul enregistre vingt-sept accidents de la circulation. Mais avant, les femmes ont fait allégeance à la première dame de la République. Cette dernière « a présidé » le défilé organisé à l’occasion. Direction de la sécurité présidentielle, garde présidentielle, protocole d’Etat, Hymne national devant les forces de sécurité…étaient là pour Chantal Biya. En plus de la fourchette des membres du gouvernement des deux sexes, et des quarante mille femmes (selon le ministère de la promotion de la femme et de la famille) ayant bravé la canicule pour marcher. Elle se sont succédé sur le boulevard du 20 mai pendant près de 3h d’horloge. Ce en onze wagons d’après les précisions du Comité d’organisation.

Ce Comité s’est voulu strict sur la tenue. Raison pour laquelle les fameux « kabas cellulaires », et autres tenues laissant apparaître le ventre ou le dos n’y ont pas été aperçu. Les défileuses se sont donc consacrées à rivaliser d’imagination pour marquer leur passage. A l’exemple des femmes de la société Le Bus conduisant un bus, et simulant une panne ensuite réparée par un mécano femme. Celles de la Société de développement du Cacao (Sodecao) exhibant des plants de cacao. Ou encore la Société nationale des eaux du Cameroun (Snec) dont le carré était menée par une femme portant un canari, comme sur le logo de l’entreprise. Carré après carré, les messages allaient dans le sens su thème retenue cette année : « Investir dans la femme et la fille ». Mis à part exceptions comme « ensemble pour un panier de la ménagère plus fourni ».

Autre constante, les images de Paul et Chantal Biya. La plupart des ministères, entreprises publiques, parapubliques et privées, associations et autres organisations en avaient. Pour le bonheur de la première dame qui n’a eu cesse d’applaudir à tout rompre et même de crier. Surtout lorsque Zakougla, célèbre humoriste de la chaîne Canal 2 International, a effectué son passage. C’est une visite de la foire de la femme au même boulevard qui a clôturé ce défilé. Occasion aussi de voir une certaine… Sarah Etonge dans la suite de Chantal Biya.

Edouard TAMBA

Les nouveaux chantiers de la mairie de Yaoundé VI

Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
COMMUNES
Yaoundé VI et ses nouveaux chantiers
La Commune d’arrondissement de Yaoundé VI a tenu une session ordinaire de son conseil municipal jeudi dernier, 10 janvier 2008. Le nouveau budget connaît une baisse de 17%.

Le conseil municipal de la mairie de Yaoundé VI a arrêté son budget pour l’année en cours. Le montant s’élève à 782 000 200 Fcfa. Soit une baisse de 17%, par rapport aux prévisions. La tenue de cette assise a permis à la mairie d’annoncer ses chantiers de l’année en cours. D’abord, le lancement des travaux, de construction d’un hôtel de ville, et de finition de l’annexe municipale d’Eba’a. Puis, poursuite de l’éclairage public dans les quartiers de la commune ; création d’un centre de formation en informatique et d’une fanfare municipale ; extension du réseau de d’adduction d’eau potable dans la zone rurale de la commune… Le conseil municipal compte réaliser ces travaux grâce aux 233 millions de Fcfa réservés aux “ dépenses d’équipement et d’investissement ”. Et le reste sera consacré au fonctionnement de la mairie. Soit environ 70% du budget annoncé.
Les travaux en commission ont permis au conseil municipal de poser d’autres problèmes. Particulièrement celui de la délimitation géographique et physique entre les communes de Yaoundé III et Yaoundé VI. Les agents de ces mairies s’y trouvent souvent en conflit. Faute de vouloir percevoir diverses taxes et impôts chez les mêmes usagers. Le préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo s’est exprimé sur la question en signalant que le problème est commun aux autres municipalités. A cet effet, il annonce qu’une commission ad hoc va se pencher sur la question et rendre sa copie. Au sortir des travaux, le maire, Jean Claude Adjessa Melingui se félicite du bon déroulement des travaux avant de s’éclipser. Même son de cloche chez quelques conseillers municipaux approchés. “ Les travaux se sont très bien déroulés en commissions et en session ordinaire ”, commente Essomba Nicolas.
Chez les habitants des environs, on se demande de quoi le conseil municipal parle. Les riverains de l’avenue Biyem-Assi, du Carrefour des acacias au Rond-point express, ont la dent dure encore plus dure. “ On s’en fout de leur réunion là. Ils savent seulement venir nous voir quand il faut voter ”, lâche un technicien exerçant dans les parages. Et d’ajouter : “ Regardez vous-même, on ne peut pas respirer. La fille qui s’était installée ici pour vendre des cigarettes et faire le call-box est partie à cause de ces odeurs ”. Les eaux issues des latrines et toilettes des logements de la Société immobilière du Cameroun (Sic) coulent sur la chaussée depuis novembre 2007. Au lieu de se diriger dans le lit du cours d’eau Biyeme qui traverse la chaussée. “ A partir de 17h on doit rester avec les portes fermées. Nous n’avons que nos yeux pour pleurer, on va s’adresser à qui ?” poursuit le riverain. Ce problème de canalisation a été résolu vendredi dernier, au lendemain des travaux du conseil municipal.



Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-2008

Louis Paul Motazé plaide pour les exclus de la sécu

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
LIVRE

Mon plaidoyer pour les exclus de la sécu

Louis Paul Motazé envisage la réforme et l’extension de la sécurité sociale dans son ouvrage présenté au public camerounais jeudi et vendredi dernier.

« L’Afrique et le défi de l’extension de la sécurité sociale – L’exemple du Cameroun ». En sa qualité d’ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), l’auteur de l’ouvrage ainsi nommé semble maîtriser son sujet. Mais il tient à préciser que ce n’est pas une larme qu’il verse sur ce qu’il n’a pas pu faire en 9 ans de service à la tête de la Cnps. Car l’extension de la prise en charge par la sécurité sociale des travailleurs dits « indépendants », et ceux relevant de l’économie informelle « n’est pas du tout le travail de la Cnps. C’est le travail des pouvoir public », précise l’auteur, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) depuis le 7 septembre 2007.

L’ouvrage révèle justement que ces deux catégories représentent environ 82,5% du nombre total de travailleurs au Cameroun. C’est-à-dire que la sécurité sociale ne couvre que les 17,5 restant. Il s’agit selon les chiffres de la Cnps de 2005, de 130 696 fonctionnaires relevant du portefeuille de l’Etat, et 728 746 travailleurs salariés du secteur privé structuré régis par le Code du travail. « En conséquence, la population active occupée non encore couverte par le champ d’application des régimes de sécurité sociale du Cameroun est évaluée à 4 003 558 travailleurs (…) », déplore Louis P. Motazé. Ce qui amène son essai à la problématique de l’extension de la sécurité sociale à ces 82,5%. Afin que ces derniers accèdent au minimum déjà disponible au Cameroun : la couverture des accidents de travail et maladies professionnelles, des prestations familiales et des pensions vieillesse, invalidité et décès.

L’approche se veut méthodique. D’abord distinguer les travailleurs indépendants (médecin, avocat, huissier ingénieur, commerçant entrepreneur, artisan, directeur général…) d’une part, et ceux de l’économie informelle d’autre part. Les premiers peuvent en principe s’inscrire à la Cnps grâce à l’ « assurance volontaire ». L’auteur souhaite que cela soit rendu obligatoire. Mais « compte tenu de l’impossibilité » matérielle de connaître le revenu réel du travailleur indépendant assujetti, on ne peut se référer qu’à un revenu forfaitaire qui sera déterminé par référence au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) », propose-t-il. Pour ce qui est du secteur informel, « l’option ou l’alternative préconisée pour ces catégories en matière de pension consiste en la mise en lieu et place du régime classique professionnel vertical, d’un régime transversal à points où chaque point correspond à une journée de travail », poursuit-il. Les propositions vont jusqu’au méthode de calcul des différentes pensions.

Le livre se projette aussi sur la réforme du système existant au Cameroun et « l’introduction d’une dose minimale de couverture de l’assurance maladie dans le système camerounais de protection sociale », et « l’institutionnalisation d’une assistance sociale pour les personnes à mobilité réduite ». Le plaidoyer de L.P. Motazé s’étend sur sept (7) chapitres, séparés chacun par une page de garde. A ces pages blanches s’ajoutent six (6) page vierges avant la quatrième de couverture. Ce qui en rajoute au volume de ce livre dont la force des caractères n’est pas loin de 14 points. Des tableaux en annexes remplissent 56 des 212 pages de l’ouvrage. L’auteur a tout de même bénéficié de la plume du directeur général du Bureau international du travail pour la préface. Un livre qu’il dit avoir écrit « pour faire comme les autres », parce que ses amis journalistes le lui ont conseillé, et « parce que le sujet est important ». Car, c’est un « combat [qui] est difficile, mail il est noble et mérite donc d’être engagé et gagné », confie Louis Paul Motazé.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 28-04-08

Louis Paul Motazé



L’Afrique et le défi de l’extension de la sécurité sociale – L’exemple du Cameroun

Pyramide papyrus presse, Paris 2008

212 pages, 10 000 Fcfa ( 21 Euros)

L’armée “ encercle ” les étudiants à Yaoundé

Posté le 14.03.2008 par edouardtamba
Université de Yaoundé I
L’armée “ encercle ” les étudiants


Le dispositif n’avait rien de discret. Dès la matinée d’hier, 13 mars 2008, usagers et habitants de la zone de Ngoa Ekelle ont été surpris par le déploiement de forces de l’ordre dans ce quartier. Les gendarmes embusqués depuis quelques jours à l’entrée de l’Univesité de Yaoundé I sont en poste. “ Les policiers font quoi ici, nombreux comme ça ? ”, s’interroge le passager d’un taxi, non loin de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs). Les policiers en question sont devant les deux commissariats d’en face. La plupart équipés de matériels anti-émeutes. Le char à eau baptisé ici “ Abraham ”, est garé à l’extérieur. Quelques heures plus tard. Les hommes en tenue sont encore plus nombreux.
Des gendarmes sont adossés le long de la clôture de l’Assemblée nationale. Une dizaine de gendarmes et militaires sont visibles dans la cour de la Brigade de gendarmerie de Melen. Idem en face du Ces de Ngoa Ekelle. Et le long de l’axe qui mène à l’entrée de l’Université. A cet endroit, c’est un militaire qui dirige la circulation. Kalachnikov chargée en bandoulière. “ Ils sont là parce que l’Addec [Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun, ndlr] veut faire des manifestations ”, explique un étudiant qui dit avoir été prévenu par Sms. Joint au téléphone, le président de l’Addec, Batogna Gnitchogna, pense aussi que c’est une présence dissuasive.
Ce dernier confirme leur opposition à une éventuelle révision de la Constitution. Mais une date n’a pas été révélée pour des manifestations. La session parlementaire s’ouvrant hier, les bidasses ont joué la carte de la prévention. L’Addec a tout de même confirmé la libération d’étudiants détenus à la prison centrale de Yaoundé suite au mouvement social du mois dernier. Ils “ continuent, cependant, de suivre avec attention et d’attendre avec impatience la libération de nos camarades de l’Université de Buéa ”, indique un communiqué de l’Addec. On y apprend aussi que “ des enquêtes sont en cours au niveau de l’Université de Douala pour identifier les étudiants qui sont dans une situation similaire à celle de leurs camarades de Buéa et leur apporter toute l’assistance dont ils pourraient avoir besoin ”.


Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 14-03-2008

Manu Dibango citoyen d'honneur de la ville de Yaoundé

Posté le 09.01.2008 par edouardtamba
DISTINCTION
Tsimi Evouna donne la clé de la ville à Manu Dibango
Le père de « Soul Makossa » a été fait citoyen d’honneur de la ville de Yaoundé au cours d’une cérémonie tenue le 18 décembre 2007 à Yaoundé.


C’est décidément le temps des fleurs pour le Grand Manu. De passage au Cameroun pour la célébration de ses 50 ans de carrière musicale, la ville de Yaoundé l’honore. Emmanuel N’djoke Dibango, dit « Manu Dibango » est depuis le 18 décembre 2007, citoyen d’honneur de la capitale camerounaise. La clé de la ville lui a été remise par le délégué du Gouvernement au près de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna.
« Aux hommes particuliers des distinctions particulières (…) Au niveau de la ville de Yaoundé, on ne pouvait pas donner plus. Je lui ai donné la clé de la ville. C’est sa ville.», commente le délégué du Gouvernement. Surtout que, « Manu c’est tout un mythe », ajoute-t-il. La preuve, ses compagnons de début de carrière et lui ont eut des trajectoires différentes. Certains ne sont plus en vie. Ce qui fait dire à Tsimi Evouna que « c’est une bénédiction. C’est Dieu qui a voulu qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui. Nous ne faisons que exécuter sa volonté ».
La vedette du jour ne cache pas son émotion. « Quand ça vous arrive vous êtes très heureux. Parce que ça arrive rarement », relève le père du Soul Makossa. Lorsqu’il débarquait au cabaret « Tabou » à Bruxelles en 1956, il ne s’imaginait pas que son futur d’artiste musicien allait être radieux. Six jours après avoirs fêté ses 74 ans, il en est tout ému. « Quand ça vous arrive au soir de votre vie, vous mesurez un peu la distance. Toute ce qui c’est passé durant ces 50 ans, ce n’est pas toujours facile. C’est très émouvant », dit-il. « Ca arrive comme il l’a lui-même dit au soir de sa vie, mais l’important est que ce soit arrivé », lance Tsimi Evouna. Comme quoi, « il n’est jamais trop tard », reprend la vedette du jour.
Puisque la distinction est arrivée, « Il faut l’assumer et être heureux que ce soit tombé sur mes épaules. Mais je vais refiler le bébé à l’avenir. C'est-à-dire que je le dédie à mes petits enfants », indique Manu Dibango. Ce afin que demain il y ait beaucoup d’enfant qui excellent dans ce qu’ils font. « Pas forcément dans la musique, mais avec la passion, beaucoup de passion. Tant que ce sont des passions unanimes et qui font avancer notre pays que nous aimons tous, c’est ça le but du jeu », conclût l’auteur du « le plus gros tube africain de tous les temps », selon Rfi musique.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 8-01-08

Mebara à nouveau entendu, Gankou libéré

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
ENQUETES JUDICIAIRES
Mebara à nouveau entendu, Gankou libéré

Murmures et bal de baleines à la police judiciaire à Yaoundé

L’ex ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, Jean-Marie Gankou, a été placé en garde à vue à la direction de la police judiciaire (Dpj) jeudi, 15 mai 2008. Pour une affaire de tentative d’assassinat. S’y trouve-t-il encore ? « Il faut aller chez le directeur, c’est lui qui peut vous informer », lance une dame, commissaire en service à la sous direction des stupéfiants à la police judiciaire. On est jeudi 22 mai 2008. Le couloir qui dessert le bureau est encombré de monde. « Le directeur n’est pas là, il vient de sortir. Revenez demain », indique une dame à son secrétariat. Sa réponse trouble le sommeil de son collègue. « On ne donne pas d’information à la presse privée. Ça ne se passe pas comme ça. Il vous faut une autorisation spéciale de la délégation générale de la Sûreté nationale », lance-t-il, énervé.


Plus loin, des sources proches de la Dpj indiquent que l’ancien ministre délégué chargé du Plan et de stabilisation de l’économie a été remis en liberté mercredi, 21 mai 2008. Déféré au parquet, il aurait bénéficié de la clémence du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Les mêmes sources affirment que c’est ce dernier qui aurait ordonné sa remise en liberté. Il est pour l’instant difficile de savoir ce qu’il en est de la suite de l’enquête. On se rappelle qu’il a fait l’objet d’une interpellation au motif qu’il aurait tenté d’éliminer physiquement son épouse. La police tiendrait cette version d’un charlatan appréhendé le 14 mai dernier. Les sources ne précisent pas si Jean-Marie Gankou a été inculpé ou relaxé.
Dans les coulisses de la Pj, le nom d’un autre ancien ministre fait l’objet de nombreux murmures. Selon des indiscrétions policières, on aurait aperçu M. Atangana Mebara Jean-Marie à la sous direction des enquêtes économiques. L’ex secrétaire général à la présidence de la République, y aurait été entendu dans la journée d’hier « entre 10h et 17h ». L’objet de l’enquête aurait encore porté sur l’affaire de l’« Albatros ». Cette audition fait suite à celle de l’ancien administrateur directeur général de la Cameroon Airlines (Camair), entendu le 13 mai dernier. La déposition faite par Yves Michel Fotso n’aurait pas caressée Atangana Mebara J.M dans le sens du poil.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 23-05-2008

Mireille Tchiako et Fouda Effa, pour la vie

Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
COMMUNICATION – MEDIAS
Mireille Tchiako et Fouda Effa, pour la vie


Cela n’arrive pas tous les jours. Deux journalistes qui se marient. Le chef de chaîne de Radio Tiemeni Siantou (Rts) et une journaliste de la même station ont convolé en justes noces la semaine dernière. Il s’agit de Benjamin Fouda Effa, vingt-neuf ans, et Mireille Tchiako, vingt-trois ans. La mairie de Yaoundé 1er les accueille d’abord le 10 janvier 2008. Ils s’y promettent amour et fidélité, “ pour le meilleur et pour le pire ”, en mode “ monogamie ”. Puis place à la bénédiction nuptiale à la paroisse St Laurent de Mvolye le samedi suivant. La soirée dansante laisse découvrir une Baboutcheu ngaleu et un Mvog-Manga aussi aptes dans le Bikutsi que dans le Bendskin.
Leur histoire commence en 2004. Sur les bancs. Tchiako Mireille Epiphanie et Fouda Effa Benjamin Théodore sont alors étudiants en première année de journalisme à l’Institut Siantou supérieur. Le célèbre présentateur de Zapresse sur la Radio télévision Siantou (Rts) n’est pas indifférent au charme de la jeune bachelière. Surtout les fossettes qui apparaissent sur ses jouent quand elle sourit. Les regards s’intensifient. S’adoucissent. Les salutations s’allongent. Puis on passe des hand check aux bises. L’affaire s’emballe. Les camarades tourtereaux deviennent inséparables. En classe comme en dehors. La plupart des témoins de l’affaire parient sur une aventure. Le temps d’une camaraderie. En arguant que les ego sont trop forts de part et d’autres. Mireille prend l’habitude (et le plaisir ?) de contredire Benjamin en public. “ Ils ne sont jamais d’accord sur un sujet ”, observe un camarade.
Ces désaccords apparents cachent une complicité et des ambitions insoupçonnables. Jusqu’à ce que le scoop tombe de la bouche d’une camarade en 2005. “ Les gars, Mimi et Ben vont se marier ”, annonce Josephine Abiala. Après le succès au Bts, le couple poursuit la formation à l’Esstic. L’avenir de la relation se précise en 2006. Par deux fois, la famille de Benjamin fait le déplacement de Dschang. Chez M. Ngamo, le grand-père de Mireille. D’abord pour “ cogner la porte ” comme on dit chez les Bamiléké. Ensuite pour la dot. Le “ pacte ” est enfin scellé devant les ancêtres. Mimi fait ses bagages et prend ses fonctions de “ ministre de l’intérieur ” chez Ben. Après la bringue de samedi dernier, parents et connaissances scrutent désormais le physique de Mimi. Histoire de voir apparaître le signe des fruits du mariage.

Par Edouard TAMBA
In Le Mesager du 15-01-2008
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