TIC - EQUIPEMENTS
Modibo Diarra promet des logiciels à 5 dollars
Le centre multimédia du Collège de la retraite inauguré a été inauguré vendredi dernier, 14 décembre 2007.
Ca n’arrive pas tous les jours. Des personnalités de renom dans un établissement scolaire du Cameroun. La communauté éducative du Collège de la retraite en a eu pour ses yeux le 14 décembre 2007. Cheik Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique, Mgr Victor Tonye Bakot, Archevêque de Yaoundé, Jean-Claude Ottou, directeur général adjoint de Mtn, Roland Kwemain, directeur exécutif de Adcome… présents au Collège de la retraite pour la cérémonie d’inauguration du centre multimédia de cet établissement.
Il s’agit d’une salle contenant trente-sept (37) ordinateurs. Tous connectés sur Internet. Avant la coupure du ruban symbolique et la bénédiction de la salle par Mgr Tonye Bakot, des orateurs se sont succédés. D’abord la révérende sœur principale du collège, pour remercier « les généreux donateurs de la salle multimédia ». Mais l’occasion était trop belle pour que la sœur principale se contente seulement de remercier les donateurs. Elle en a profité pour demander au président de Microsoft Afrique « un rabattement allant jusqu’à 75% du prix des produits Microsoft ». Et une convention entre Microsoft et le Collège de la retraite, afin que ses élèves puissent bénéficier de bourses, stages, logiciels…
Saisissant la balle au bond, Cheik Modibo Diarra promet de « donner des instructions à [son] équipe pour que les logiciels vous soient vendus à des prix n’excédant pas 5 Dollars ». Et l’archevêque d’emboîter le pas à la sœur principale, en relevant que la « construction d’un nouveau centre multimédia devient une impérieuse nécessité ». Car le ratio ici est d’environ 300 personnes pour un ordinateur. Le débit de la connexion Internet n’est pas en reste, il souhaite la voir passer de 128 à 256 kilooctets.
Les propos du directeur exécutif de Adcome viendront rassurer. « Ce que vous avez demandé, c’est déjà fait. Estimez que votre prière est déjà exaucée », lance-t-il. Ses explications laissent entendre que le centre est équipé de machines de seconde main pour une valeur globale de près de 14 millions de Fcfa. Depuis 2005, ce centre est le 15e inauguré sur les trente déjà équipés à travers le pays grâce au programme « School connectivity ». C’est « une initiative de la Fondation MTN qui vise à doter les écoles camerounaises d’une infrastructure permettant à leurs élèves de s’initier aux technologies de l’information et de la communication », expliquent les responsables de la société de téléphonie mobile. Mtn et Adcome œuvrent ensemble dans le cadre du projet. Les premiers financent en consacrant 1% de leurs bénéfices annuels. Soit environ 80 millions de Fcfa chaque année. Et les seconds mènent le projet sur le terrain. Tous aspirent à la mise sur pied de 150 centres multimédias par an.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 17-12-07
Mtn Cameroon et Microsoft Afrique se connectent
L’objectif de 150 centres multimédia pourrait être facilité par le nouveau partenariat qui lie Mtn à Microsoft. En effet, la cérémonie du Collège de la retraite a été suivie d’une signature d’accord de partenariat entre ces deux entreprises. Ce dans le « cadre du programme de développement de l’accès aux nouvelles technologies de la Fondation MTN ». Selon les responsables de Mtn, « cet accord de partenariat augure d’une nouvelle dynamique du programme de responsabilité sociale de MTN Cameroon, la société Microsoft, apportera aux écoles soutenues par la Fondation MTN, des facilités d’accès au monde numérique et des possibilités de formation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ».
CAMEROUN
Les jeunes en panne de connexion
Les activités de la 142e édition de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information ont été clôturées hier, 24 mai 2007, à Yaoundé.
Le responsable de la cellule informatique du ministère des Postes et télécommunications (Minpostel), Albert Kamga, a révélé que le taux de pénétration d'Internet chez les jeunes Camerounais est de 2%. Il a tenu ces propos au cours d'un exposé sur le thème " Connecter les jeunes : les possibilités offertes par les Tic ". C'était à l'occasion de la " cérémonie officielle des activités marquant la journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information ", hier 24 mai 2007, à Yaoundé. Près de deux cents personnes, parmi lesquelles le représentant résident du système des Nations unies, Sophie de Caen et le Minpostel, Bello Bouba Maïgari, l'ont écouté.
Albert Kamga dit tenir cette donnée d'une étude réalisée par Scan-Ict en 2006 à la demande du ministère des postes et télécommunications. Il précise que le chiffre a été obtenu par extrapolation, car l'étude ne concernait pas spécifiquement les jeunes. L'Afrique affiche un taux de 2,6%, bien loin des 36,4% de l'Europe, et 68.6% de l'Amérique du Nord. L'exposé annonce que ce taux a progressé de 105%, entre 2002 et 2005, si on mélange les chiffres de l'Afrique et du Moyen-Orient. Tandis que cette progression est d'environs 25% en Amérique du nord. Mais, l'exposant appelle l'assistance à ne pas s'en réjouir. Pour lui, en passant d'un ordinateur connecté à deux, la progression sera de 100%.
La fracture numérique ainsi mise en exergue interpelle les gouvernements et les organisations internationales. " Cette année, nous privilégions l'intégration des jeunes dans les activités de développement de l'Uit, pour leur offrir davantage de possibilités et élargir l'éventail des solutions pour l'avenir ", a déclaré le Secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (Uit) à l'occasion. Pour le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-Moon, " si les jeunes sont en effet parmi les utilisateurs les plus prolifiques et les meilleurs connaisseurs des Tic, la révolution numérique n'est pas une réalité pour nombre d'entre eux, en particulier pour les jeunes filles et femmes et ceux qui vivent dans les régions excentrées et mal desservies. " A sa suite, Bello Bouba M. affirme que l'Etat a fait des efforts dans ce sens. Il cite à ce propos la connexion du Cameroun à la fibre optique, et le passage de cette fibre dans les villes de Douala, Edéa, Kribi et Yaoundé. Il relève aussi la création des télé-centres communautaires.
Selon Albert Kamga, c'est à raison que les efforts doivent être fournis vers la jeunesse. Car, l'aisance à l'apprentissage est inversement proportionnelle à l'augmentation de l'âge. Il évoque ensuite la loi de Murphy, qui dispose que si des entités de richesse R se mettent totalement en réseau, cela crée un potentiel de l'ordre de R à la puissance n. Mais, les jeunes n'ont pas les moyens. D'où sa conclusion : " Si jeunesse avait, si vieillesse voulait "
Edouard TAMBA
In Le Messager du 25 Mai 2007