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Nom du blog :
edouardtamba
Description du blog :
Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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Je wanda

Quand Eto’o “zidanise” un journaliste

Posté le 02.06.2008 par edouardtamba
Quand Eto’o “zidanise” un journaliste

En général, je préfère écouter la musique. Ca me fait un bien fou. Mais il m’est venu à l’esprit de composer un chanson. Depuis vendredi dernier. Je connais rien au solfège. Encore moins au rythme et autres. Je wanda. Du coup je choisis la parodie. Semble que c’est plus facile. Et donc je remixe le texte d’un titre à succès de Dj Kitoko (le papa des atalaku). Ceux qui connaissent la chanson s’y reconnaîtront.

Silence, et musique

Ceux qui n’ont pas vu comment Boney Philippe a été “zidanisé” par Eto’o levez les doigts!

” On dit conférence de presse oh On n’a qu’a poser questions

Hey mon ami là, dans conférence y’a pas palabres,

Pourquoi vous ne me posez pas des questions ?

Pourquoi vous ne me posez pas des questions ?

Allez têter têter, têter, têter

Eto’o a têté oho

Boney est K.O.

Eto’o a têter oho, il a blessé…

Eto’ooooooooooooooo… Catcheur!

Eto’ooooooooooooooo… Catcheur!

Deux jours que ça m’a pris pour réécrire ça. Pour être plus sérieux, si vous aviez vu ce coup de boule. Je dis seulement ce qu’on ma dit hein! Je n’étais pas là. Et pour cause, j’ai refusé d’aller couvrir cette conférence de presse. Expliquant à ma hiérarchie que je souhaite ne plus avoir à faire au Lions indomptables en tant que reporter. Je n’ai même pas regardé le match les opposant au Cap-Vert. Préférant regarder une fois encore “Les aventures d’un homme invisible” sur Cinécinéma.

Si vous saviez tout le dégoût que j’ai vis à vis de ces sportifs, idoles de tout un continent. L’occasion de les côtoyer pendant les préparatifs de la Can 2008 à Yaoundé a suffi à me permettre de comprendre deux ou trois choses. Ces héros n’ont que du mépris à l’égard des journalistes. Tous des gueux à leurs yeux. Ne vous empressez pas de jeter la pierre à ces lions. Même s’ils souffre de graves déficits en éducation et instruction. Même s’ils se prennent pour des intouchables. Même s’ils se prennent pour des champions du monde qu’ils ne sont pas. Même s’ils ne sont pas des modèles de moralité. Même si…

Je suis journaliste, et je lance d’abord ma pierre à mes confrères. Ceux là qui ont du oublier qu’avec les sources d’informations, les protagonistes d’une affaire, les personnalités… il faut avoir le sens du contact et de la distance critique. On ne devient pas l’ami de quelqu’un pour l’avoir interviewé ou côtoyer pour des raisons professionnelles. On ne demande pas à un joueur des cadeaux, son maillot ou de l’argent, fût-il Lions indomptables.

Mes confrères auraient gardé des contacts strictement professionnels que les Lions n’auraient jamais eu l’occasion de les snober pour aller parler à leur confrères de l’occident. Mes confrères seraient restés fiers que jamais les Lions n’auraient eu l’occasion de les mépriser, de les traiter comme de vulgaires clochards.

J’espère que les malheurs de mon grand-frère Boney serviront de leçon à toutes et à tous. J’espère surtout que ce dernier et Radio Siantou poursuivront l’autre en justice. Il doit payer les préjudices physiques et moraux. Idriss Carlos Kameni et son mentor Thomas Nkono, aussi pour avoir arraché cameras de télévisions et téléphones portables de quelques confrères.

Mais, on est où là? Je wanda hein!

Edouard TAMBA



--

Recit d’une journée noire d’événements

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
Quelle journée !!!

Garder ça pour moi ? Non ! Je ne peux pas. Ca me démange, tellement j’en ai souffert. Et pourtant tout avait bien commencé ce matin du mercredi 9 avril 2008. Un petit déjeuner comme je n’en prends presque jamais. Et une entrevue plus que fructueuse avec M. mon père. J’en avais le sourire d’une oreille à l’autre. Et je ne vis pas que les heures s’écoulaient. Du coup je me mets sur mon 31, et cap sur mon lieu de service. J’y arrive nyangalement vers 11h. La secrétaire répond à mon bonjour en me tendant une enveloppe. Je lui lâche un gros merci, convaincu qu’il y a de bonnes nouvelles. Je suis tellement obnubilé par le bon début de la journée que je manque de voir le sourire en coin de cette dernière. Et quand j’ouvre l’enveloppe qui en fait n’était pas fermée : krack boom ! Ah la coquine. Elle le savait.

D’ailleurs, c’est elle qui a du imprimer ce truc là. Je n’en reviens pas. Une demande d’explication. J’ai 24h pour « expliquer » mon absence « injustifiée » à la réunion du matin. « Mamy wata ! », m’exclame-je à voix basse. Comment ai-je pu oublier qu’il y avait une réunion très importante ce matin. Le genre de chose qui ne m’arrive jamais. Je viens là d’alourdir mon dossier disciplinaire. Un dossier pas très léger à la vérité. Je m’assois donc et bafouille en écrit des excuses du genre impératif d’ordre familial et bla bla bla… Quelle baffe ! Entre 12h et 19h, je fais profil bas. Je perds aussi l’usage de la parole. Je reçois des instructions aux environs de 19h15 qui m’obligent à rester seul à l’agence. Y a même pas moyen de placer un mot pour me soustraire. Merde !

Je me mets donc au travail. A peine cinq minutes de pianotage frénétique sur mon clavier et driiiiiiiiing. Je suis sollicité sur mon téléphone cellulaire. Une source (que je tiens à ne pas voir tarir de sitôt) me file une info de chez info. « Gars, on amène les gens là au parquet ». Encore ? Et ma source de préciser que cette fois ce n’est pas le dilatoire, « quelque chose va se passer ». Je laisse donc tout tomber. Même ma mauvaise gueule d’indiscipliné sanctionné. En route pour le parquet. Le lieu est envahi par la foule. Des parents et connaissances des « gens » signalés plus haut. Ces « gens » sont entendus par le Monsieur le procureur de la République (ou un de ses substituts). Ca commence à durer. 1, 2, 10, 60…120 minutes. Et ce n’est pas fini. Monsieur le procureur de la République a délivré à 12 de ces « gens » un réquisitoire introductif d’instance (je ne sais pas ce que ça veut dire).

De toutes les façons, les gens en question se dirigent chez le juge d’instruction. Ca dure encore deux heures. Le climat se « glacifie ». Les membres de la famille sanglotent. Certains maudissent la police, le pouvoir en place et tutti quanti. Moi quoi là dedans. J’envois seulement les infos (par téléphone) à ma rédaction. C’est autour de minuit que le verdict tombe. Détention préventive pour onze de ces « gens ». Au moment de filer cette info (toujours par téléphone), j’apprend que le journal est déjà parti à l’imprimerie. Malchance ! Le temps, le froid, le crédit de mon cellulaire… pour des clous. C’est donc à minuit passé que je commence à stopper le taxi en direction d’un quartier qui n’est pas la porte d’à côté. « 400 Mendong », fais-je pompeusement et sans succès.

Un couple me rejoint dans cette galère en face de la Sonel Centrale. D’où ce qu’ils sortent à pareille heure ? Allez savoir. En tout cas, la fille va aussi à Mendong. Les enchères baissent. Un taxi nous emmène à 250 F par tête. Un accident vient de se produire à moins de 200m du lieux de départ. Un motocycliste gît au sol. Sa moto est coupée en deux. Guidon, roue avant et réservoir d’une part. Le reste de l’autre. Le conducteur du véhicule impliqué dans l’accident est penché sur le motocycliste. Pas le temps de savoir s’il respire encore. Notre chauffeur met les pleins gaz. C’est au niveau de Olézoa qu’il me vient à l’esprit de vérifier que j’ai des jetons pour payer le taximan. Que nenni ! J’ai plutôt des billets. Un de 5000 Fcfa, et un autre de …5000Fcfa. Merde !

« Chauffeur, je viens de me rendre compte que je n’ai pas de petite monnaie. Vraiment…excuse moi, j’ai 5000 ! », lâche-je avec douceur et politesse. « Ah bon ! J’espère qu’il n’est pas encore minuit, on va essayer de faire la monnaie dans une station », rétorque-t-il. Ouf ! J’ai cru un instant qu’il allait me virer de sa voiture. Maintenant je prie pour qu’il y ait des stations-service ouvertes. Texaco Olezoa fermée. Mobil (Oil Lybia je voulais dire) Olezoa, hors-service. Texaco Nsimeyong fermée. Peut-être que Dieu est allé au petit coin. Si c’est le cas, faut qu’il se dépêche, vu que l’avant-dernière station-service du parcours est à moins de 2Km. Mais au niveau du Carrefour Acacia : BOOM. La roue arrière droite du taxi vient de tomber dans une bouche d’égout béante. Sans couvercle. Notre chauffeur manœuvre et sort du trou. Fin de parcours. La roue et ses accessoires sont « kapout ». Merde !

A moins d’un Km de Oil Lybia Rond-point express ? Tous les commerces des environs sont fermés. Sans demander son reste, le taximan nous abandonne là. Et ma voisine (de taxi et de quartier) de me proposer d’emprunter un taxi, et on verra une fois à destination. Je n’ai d’autre choix que d’accepter la proposition. Encore qu’elle n’a rien d’indécent. « Ca va ici chauffeur », crie ma voisine, à plusieurs centaines de mètres de ma destination. « J’ai payé pour vous hein ! Ca va », me dit-elle en descendant. « Mais je …izdhiehdfefhroighlek²… enfin, merci ! Et passez une bonne nuit ! », réussis-je à bredouiller. « Merci », murmure-t-elle avant de s’éclipser dans la pénombre. Ne me demander pas comment elle s’appelle. Je ne suis même pas sûr de pouvoir la reconnaître en route. Une fois à la maison, Merde !

J’ai oublié mes clés au bureau en me précipitant au parquet. Décidément. Ma petite sœur à un double, mais je découvre qu’elle est en vacance chez une tante. Me voilà donc squatteur chez… Bande de curieux. Je ne vous dévoilerais pas le lieu de mon sommeil. Toujours est-il que j’ai dormi. Je me suis réveillé le matin. J’ai pris une douche speed. J’ai rediffusé mes fringues de la veille sur moi. Et j’étais le premier à pointer son nez à l’agence. Evitant au maximum de prendre la parole. Histoire de digérer en solo mes malheurs de la veille et en me disant que ça aurait pu être pire. What a day!

Edouard

Grève à Kumba

Posté le 26.02.2008 par edouardtamba
Les centrales syndicales des transporteurs terrestres ont initié une grève illimitée sur l’étendue du Cameroun. Le mot d’ordre a pris effet lundi, 25 février 2008. Ce au moins dans les provinces du Centre, du Littoral, de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Et l’affaire a pris une autre ampleur. En témoigne ce mail reçu d’un habitant de Kumba. Là-bas comme dans d’autres villes, ça chauffe.




All business places in Kumba are completely shut down now. The main market has been locked. PMUC kiosks have all been smashed. A really wild crowed is going around with a crucifix written on it “Even Jesus di vex” (Even Jesus himself is angry).

I am just coming back from a little stroll in town. I had hoped to eat in one restaurant around the market. The place is closed. All other restaurants in town are closed. I got a hamburger from a bakery through the back door. Posted in front of a barricade around the main gate of the Kumba market are some notices:

“Biya is old and tired”
“No peace for the government till further notice”
“Wreckless government”
“Biya must go”

I am yet to see a notice or placard on the hike in the price of fuel. No body seems to be talking about the price hikes too. A friend in Douala called to inform me that a police man has been beheaded. I will like that information confirmed please.

Le ciel peu s'écrouler

Posté le 30.01.2008 par edouardtamba
Voici une histoire incroyable qui serait arrivée à un monsieur que je ne connais pas. C'est problablement une connaissance proche d'un membre de la belle famille des voisins de son cousin qui a rendue l'affaire publique. Ca m'a tellement wanda que je ne pouvais pas garder ça pour moi seul. Surtout "plus on est de fous, plus on rit". Soyez rassurés, je ne suis pas encore fous. Et vous non plus. Je wanda seulement.


Un homme d´affaires doit se rendre à l´étranger pour quelques jours; il convoque « ALIOU BA », son fidèle domestique, et lui explique la situation :

- « Tu vois, je dois aller à l´étranger quelques jours ; fais bien attention à ce que tout se passe bien ici, et pour n´importe quel problème, appelle-moi. »

- « Oui monsieur, toi pas faire de soucis ».

Après quelques jours, l´homme d´affaires, n´ayant pas de nouvelles, appelle « ALIOU BA » :

- « Ciao, « ALIOU BA », comment ça va?"

- « Tout très mal ! »

- « Pourquoi ? Qu´est-ce qui s´est passé ? »

- « Manche de la pelle cassé »

- « Mais « ALIOU BA », sacrebleu, tu m´as presque flanqué un infarctus. Tu me dis que ça va mal, et ce n´est que le manche de la pelle qui est cassé !? »

Mais, pris de remords, il pense que « ALIOU BA »,pourrait se froisser, et il cherche alors à adoucir le ton :

- « Comment c´est arrivé ? »

- « Oh rien, j´enterrais le chien »

- « Quoi ?! mon chien, que j´aime comme un fils ?! Mais comment s´est arrivé ? »

- « Tombé dans piscine ! »

- « Mais « ALIOU BA », c´est un Terre-neuve, un chien qui nage; comment a-t-il pu se noyer dans la piscine?"

- « Pas d´eau dans piscine, et lui tombé, mort »

- « Mais comment ça, il n´y avait pas d´eau dans la piscine ?! Mais puisque la semaine dernière on a fait le nettoyage et mis l´eau pour l´été ! »

- « Oui mais l´eau prise par pompiers pour éteindre incendie »

- « Incendie, mais quel incendie « ALIOU BA »,?"

- « La maison a pris feu ! »

- « Ma maison ?! Mais comment ça s´est passé ? »

- « Chapelle ardente de madame maman, une bougie près de tenture, tout brûlé . »

- « Chapelle ardente, ma mère est morte ? Mais on a fêté l´autre jour ses 70 ans, et elle était en pleine forme!"

- « Oui, mais hier nuit votre mère n´arrivait pas à dormir, alors allée demander aide à votre femme, mais l´a vue dans le lit avec votre meilleur ami, et elle morte d´infarctus ».

- « Mais enfin « ALIOU BA », ma femme me trahit avec mon meilleur ami? « ALIOU BA », je m´absente 4 jours et ma vie est foutue!... Il n´y a vraiment rien de positif ? »

- « Si, patron, vous souvenir que l´autre semaine, vous faire test pour Sida ? »

- « Oui. »

- « Voilà... ça positif ! »



Quand je vous dis que cette affaire me wanda. Pas vous?[SIZE=14][COLOR=blue]
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