Inedit
Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
SPECTACLE
L’amateurisme brise l’éclat de Diam’s à Yaoundé[SIZE=14]
Le concert de Diam’s s’est achevé en queue de poisson samedi 26 avril 2008 à Yaoundé. Après l’échec du 19 janvier dernier
Le concert est annoncé pour 17h. Heure à laquelle l’organisation du concert installe encore le matériel, teste la sonorisation. Et la foule commence à s’impatienter. Les quatre grandes entrées de l’hôtel de ville sont prises d’assaut. Seules les personnes possédant les billets Vip entrent en compte-goutte. Il est 17h55 lorsque la foule perd patience. L’entrée principale de l’esplanade de l’hôtel de ville est traversée de force. Il faut jouer des coudes pour avancer. Quelques personnes tombent et se font marcher dessus. L’étroitesse de ce portail amène la population à escalader la clôture. Les barricades sensées protégées les espaces vertes sont renversées, et la pelouse piétinée. Les vigiles sont rapidement débordés et assistent impuissants au spectacle.
Certains ramassent des chaises en plastique au passage. Ils s’en servent d’abord pour se frayer un chemin. Ensuite, pour se tenir dessus ; debout. Quelques animateurs montent sur le podium et commence à « chauffer » le public. S’ensuit un appel de détresse. « Où est la sécurité ? », lance Tony Nobody. « On est débordé ici, s’il vous plaît les gars doucement. Attention à la console », poursuit-il tel un prêcheur dans le désert. C’est autour de 19h20 que les autres portails sont ouverts. La bousculade continue. Et les conséquences apparaissent derrière le podium. « Passage passage », crie les brancardiers. Des personnes victimes de malaises arrivent presque toutes les minutes par brancard. C’est sur l’asphalte qu’elles sont déposées. Sur le podium, le spectacle continue. Thierry OIemba, « l’homme orchestre », fait son show. Des sonorités de caisses claires, tambours, guitare basse… sortent de sa bouche. Pour le grand bonheur de la foule qui en redemande. Des victimes continuent d’arriver du côté de ce qui tien lieu d’infirmerie.
« Les véhicules sont en réfection pour le défilé du 20 mai, on a une seule voiture », révèle un sapeur pompier. C’est à 20h30 que le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, débarque sur le lieu du macabre spectacle. Avec le 2e adjoint au commissariat central n°I, et le directeur général de Orange Cameroun, Philippe Lucxey, dans sa suite. « Ce sont des jeunes. C’est la première fois qu’une telle artiste fait un spectacle ici », commente Tsimi Evouna comme pour justifier les débordements observés. Il glisse ensuite quelques billets de 10 000 Fcfa au staff médical et s’en retourne. « Ils [les organisateurs du concert, ndlr], nous ont dit que le concert allait de 17h à 21h. Donc mon contrat s’achève à 21h », indique à voix basse le médecin de l’équipe.
Une rumeur sourde annonce qu’il demande l’annulation du concert. C’est sur le podium que le délégué du gouvernement réapparaîtra, pour faire son show. « J’étais à paris hier. J’ai pris l’avion à Roissy Charles de Gaulle à 11h. Je suis arrivé ici à 18h. Et me voici », raconte celui que ses collaborateurs ont surnommé « Homme sec ». « Tout va très bien », assure-t-il à l’assistance avant d’affirmer que Diam’s arrive. C’est à 21h30 que celle-ci fait son apparition, toute en noir. Elle lance « La boulette (génération non non) ». « Alors ouais, j’me la raconte, ouais ouais, je déconne. Non non ce n’est pas l’école qui m’a dicté mes codes. On l’a dit qu’t’aimais le rap, voilà de la boulette. Sortez les briquets, sortez les briquets (…)», entonne la rappeuse. Le public exulte et chante avec elle. Le temps d’un couplet. Puis la sono lâche.
Diam’s quitte la scène. On apprend qu’un câble aurait lâché. Tsimi Evouna réapparaît pour arranguer la foule. Rien n’y fait. Diam’s ne reviendra pas. Malgré les espoirs du public resté en masse. « Orange faux réseau, Orange faux réseau… », scande la foule. D’autres spectateurs se défoulent en brisant les sièges. « Rentrez chez vous », leur lance la police autour de minuit et demi. Déçu, le public se résout à partir. Non sans avoir traité les organisateurs du concert de tous les noms d’oiseaux et de reptiles.
Edouard TAMBA
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Posté le 27.02.2008 par edouardtamba
YAOUNDE
L’armée impose la grève à Mendong
Les commerçants du marché de Mendong en sont encore interloqués. Ils sont réunis en petit groupes à travers le marché, et s’étonnent de la situation qui de leur est arriver. « On vient de voir le feu », lance un vendeur d’accessoires pour téléphones cellulaires. Une soixantaine de gendarmes à investit les lieux aux environs de 10h, ce 26 février 2008. Tous descendus de deux camions. Ceux-ci étaient suivis par une équipe de militaires occupant une Land-Rover de couleur verte. On pouvait y remarquer des grades de capitaine et commandant sur les épaulettes. Ces bidasses ordonnent aux commerçants de fermer leurs boutiques. De même qu’à d’autres d’emporter leurs marchandises étalées à même le sol. « Fermez », s’entendent dire les vendeurs.
L’injonction est suivie de lancés de bombes à gaz lacrymogène. « Monsieur on vous demande de fermer. Si vous ne voulez pas fermez, on va revenir et vous aidez à fermer », tempête un officier à l’endroit d’un tenancier de kiosque à journaux et livres. Les « hommes en tenues » s’orientent ensuite vers le lieu dit « Montée Maman bar ». Les commerçants installés de part et d’autre de la route n’en croient pas leurs oreilles. « Vous ne grevez pas ? », Lance un gendarme. « Il faut grever, on va vous aider à grever », poursuit-il. Ses propos sont suivis d’un tir de gaz lacrymogène. La bombe atterrit dans la parfumerie dénommée « Tresor cosmétique ». Un autre tir est adressé à ceux installés en face. La panique s’installe. Et tout le monde s’exécute. Salons de coiffures, ateliers de réparations de motos, restaurants… ferment sans demander leur reste. Leur mission accomplie, gendarmes et militaires mettent le cap sur « Tkc » au quartier Etoug-Ebe.
Le sous-préfet de Yaoundé VI, de passage dans la zone reçoit les plaintes des commerçants. Selon des témoignages, ce dernier s’est dit surpris par l’action des bidasses. Le chef de terre aurait dit aux vendeurs qu’il n’est pas au courant de cette instruction. Entre temps, le quartier est toujours assiégé par des équipes de policiers et gendarmes. Ceux-ci ont patrouillé dans la nuit de lundi à mardi, avant d’être relevé hier matin. Quant à la trentaine de personnes interpellées et gardée à la brigade de recherche de Efoulan lundi matin, près d’une quinzaine a été libérée. « C’était au cas par cas ; On m’a libéré hier autour de 19h20 », précise une source. Selon lui, les personnes qui semblaient avoir des difficultés sont les jeunes ne disposant pas de pièces d’identité.
Édouard TAMBA
Deux jour déjà que Le Messager en version papier n'est pas disponible. La faute à la situation qui prévaut dans la ville de Douala.
Posté le 24.02.2008 par edouardtamba
Alerte : La presse camerounaise en danger
Je me garde très souvent de publier mes opinions sur cette tribune. Ce par respect pour l’intelligence de mes lecteurs. Chacun étant capable de tirer ses conclusions après avoir lu un compte-rendu. Je vais sacrifier ici ce principe cher. Parce que l’heure est grave. Plus que grave. La communication sociale est en danger. Les médias à capitaux privés étant la nouvelle cible du pouvoir en place. Jeudi, 21 février dernier, le ministre de la communication (Mincom), Jean-Pierre Biyiti Bi Essam, a rendu publique une « décision (…) portant fermeture de la chaîne de télévision dénommée Equinoxe Tv ». Et pan ! Selon le texte du Mincom, Equinoxe Tv (Etv) est dans une situation d’ « exercice illégal de la profession de diffuseur en communication audiovisuelle ».
Le ministre se réfère d’une part à article 36.2 de la loi n°90/052 sur la liberté de communication sociale. Et d’autre part, aux articles 52 et 53 du décret 2000/158 fixant les conditions et les modalités de création et d’exploitation des entreprises privées de communication audiovisuelle. Equinoxe Tv ne disposait pas de licence d’exploitation et fonctionnait depuis le avril 2006 grâce à la « tolérance administrative ». La décision du Mincom a été suivie d’une descente de policiers au siège de Etv sis au quartier (Akwa) à Douala. Ces derniers ont scellé les studios de la télévision. Equinoxe Tv y émet depuis 2005. Et emploie une cinquantaine de personnels. Dans les couloirs et bureau du Mincom, des fonctionnaires sont à la limite ahuris. Ils disent avoir été informés par voie de radio. Idem à la direction de la communication privée, et à la cellule juridique de ce département ministériel.
Le ministre est soupçonné de vouloir faire taire quelques médias nuisibles au projet de modification de la Constitution. Il s’en défend. Arguant qu’il s’agit d’une décision purement administrative. Soit ! Mais pourquoi avoir commencé par Etv, et pas une autre chaîne jouissant de la « tolérance administrative » ? Et pourquoi avoir attendu ce moment où le « front du NON » a le plus besoin de s’exprimer ? Les voies de Biyiti restent insondables. Mais l’opinion en est encore à exprimer sa surprise que re-pan ! Une décision du gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis, ferme Radio Equinoxe. Une entreprise appartenant au même groupe que Etv et installée dans le même bâtiment. Ce même gouverneur qui quelques semaines plus tôt a interdit toutes manifestation publiques dans son territoire de commandement.
Des indiscrétions annoncent des décisions du genre dans les jours à venir. Radios et télévisions à capitaux privés tremblez ! L’épée de Damoclès plane désormais sur vos têtes. Les chaînes disposant déjà de licence d’exploitation ne serait pas à l’abris. D’aucuns sont allés jusqu’à dire que Biyiti est « fou ». Que neni ! Il ne saurait être un électron libre. Le pouvoir en place a ses ambitions. Se débarrasser de la limitation des mandats présidentiels et « éterniser » le prince au pouvoir. Il faut pour cela « mettre hors d’état de nuire » ces médias qui non seulement donnent la parole aux « opposants », mais aussi montrent leurs manifestations et les exactions des forces de l’ordre à la télé. J’interprète ce qui arrive à Equinoxe comme un tir de semonce. Le message est clair. « Celui qui ne veut pas s’aligner en pâtira ! ».
L’actuel Mincom est donc en mission. Et avait déjà tombé son masque. Ce de part ses leçons de journalismes par lettres interposées. On avait alors entendu le mois dernier, un journaliste de formation, du haut de son statut de ministre de la Communication dire aux journalistes : « En république l’Armée est prénommée la ‘Grande muette’. Nous sommes en République, Messieurs ! L’armée ne parle pas ; ne parlez pas d’elle ; et nulle part au monde, elle n’est un sujet de reportage, pas même dans les vielles démocraties : la France, les Etats-Unis… » No comment ! Le même ministre s’est confondu à un journaliste pour expliquer dans les colonnes de Cameroon-Tribune, plus d’une fois, la nécessité de modifier la Constitution.
Dans les mêmes colonnes, il a cru devoir répondre à une interview de Bernard Muna, leader politique, sur les ondes de Rfi, et au quotidien Mutations ayant titré : « Révision de la Constitution : Paul Biya achète les députés ». A propos de B. Muna, il déclare « Bernard qui n’a pas de nom a perdu ce jour-là, sur les antennes de la Radio mondiale, pour moi tout au moins, une belle occasion de se faire un prénom ». Pour ce qui est du journal Mutations, « il abuse tout simplement le lecteur de bonne foi en tombant dans le piège du titre sensationnel : catégoriquement affirmatif à la une (…) foncièrement dubitatif à l’intérieur », poursuit le Mincom. Certains parlent d’un ministre souffrant d’une hypertrophie de zèle ? Je vous parle d’un faucon au service des basses manœuvres d’un régime au bord de l’implosion. Pour le malheur de la liberté de communication, des médias et des journalistes.
Edouard TAMBA
Inédit
Posté le 15.02.2008 par edouardtamba
Entretien – Pr. TSALEFAC Maurice
Les saisons sont stables mais leur contenu peut changer
Le climat de Yaoundé semble détraqué. Vent sec et frais en matinée, grosse chaleur en journée, puis retour de la fraicheur en soirée... Le spécialiste du climat et maître de conférence à l'université de Yaoundé I explique.
On observe un climat frais et sec à Yaoundé ces derniers jours. C’est du à quoi ?
Actuellement prévaut à Yaoundé un climat très contrasté. C’est à dire parfois il chaud en journée, très frais à l’aube, avec beaucoup de poussière. C’est pour cette raison que la peau à tendance à sécher et blanchir à cause des particules de poussières qui se déposent. Le temps qui prévaut est un temps de saison sèche. C’est l’air froid venant des régions polaires et tempérées. Cela est lié à l’Harmattan, aussi appelé Alizé du nord-est. Ce vent vient du Sahara. Pendant cette période de l’année, il est particulièrement vigoureux. C’est l’hiver dans l’hémisphère nord, et cet hiver nous envoie des vents très froids qui renforcent l’anti-cyclone sahélien. Et cet anti-cyclone a la possibilité de nous envoyer la brume sèche observable ces derniers temps. Pour me résumer, quand c’est l’hiver dans l’hémisphère nord, les vents froids descendent jusqu’à la latitude du Sahara. Les anti-cyclones qui y sont s’en retrouvent revigorés, et peuvent propulser la brume sèche jusque dans les région forestières du sud.
Ce climat souvent observé dans les années antérieures semble être arrivé plus tard. Y a t-il une explication ?
Ca commence en principe au mois de décembre. Plus précisément entre fin novembre et début décembre. Mais cette année, puisqu’il a beaucoup plut en décembre, on n’a pas eu le climat habituel. On a plutôt eu un temps généralement observable vers la fin du mois d’octobre. C’est maintenant que la saison sèche s’installe. Ces particules de poussières dans l’air, servent aussi de support pour l’eau atmosphérique. C’est à dire que pour qu’il pleuve, il faut que ces particules s‘agglomèrent autour des particules de poussière. Cette eau prend ainsi du poids et tombe sous forme de pluie. Si on a ces particules de poussière dans un environnement qui est parfois humide il peut pleuvoir à contre temps. Si on a eu droit à des pluies au début de ce mois de janvier, c’est parce que ces particules venaient en même temps que l’air était très humide. Donc elles ont provoqué la conjonction particules de poussière-humidité. D’habitude, ces pluies tombent avant Noël. Et on les appelle les « pluies de Noël ». Mais il pleuvait tellement en décembre qu’il n’y avait plus lieu de distinguer ce qui était « pluie de Noël » et ce qui ne l’était pas.
La population a du mal à supporter ce froid sec. Combien de temps cela va encore durer ?
Il faut donc bien se oindre, pour ne pas voir sa peau se craqueler ou ses lèvres sécher. Le temps va être sec en journée, avec de la chaleur. Comme il n’y a pas suffisamment de nuages, le temps est contrasté. C’est pour cette raison qu’on passe d’un temps chaud à un temps très frais. Habituellement, ce sont les nuages qui font qu’il n’y a pas de très grandes variations de température. En principe, la saison sèche doit durer jusqu’en début mars. On devrait entrer dans la saison de pluie dès la deuxième quinzaine du mois de mars.
Ces pluies à « contre temps » semblent remettre en question les leçons apprises sur le climat du Cameroun en général et de Yaoundé en particulier ?
C’est bien valable. Parce que cette division là qu’on nous apprise à l’école est liée à la révolution de la terre autour du soleil. De ce fait, le soleil se situe à la verticale pendant les équinoxes. Pendant les solstices d’été, il peut être à la verticale au tropique du Cancer ou du Capricorne. Ce sont ces positions du soleil qui permette en principe de passer de l’été à l’hiver. Parce que, si le soleil est à la verticale au tropique du Capricorne, c’est à dire dans l’hémisphère sud, à ce moment là, nous sommes dans l’hiver à l’hémisphère nord. S’il est à la verticale au tropique du Cancer, c’est l’hiver dans l’hémisphère sud. Ces divisions tiennent compte de la position du soleil.
Est-ce à dire qu’on est à l’abri des effets du réchauffement climatique ?
Maintenant, le contenu de ces saisons là, nonobstant la position du soleil, en terme d’humidité peut changer. Parce que dire que le soleil est à la verticale au tropique du Cancer implique que notre pays est envahi par la mousson. Le contenu de cette mousson là peut changer. C’est ce qu’on appelle les changements climatiques. Donc quand on parle de changement climatique, ce n’est pas pour dire que les saisons n’existent plus, mais que leurs contenus en terme humidité et de chaleur est plus ou moins altéré. Ce à cause du fait qu’on est devenu plus nombreux, on consomme beaucoup plus, on abat les arbres, on produits les gaz à effet de serre…
Vous savez que l’atmosphère au dessus de la terre est devenue plus épaisse. Cela empêche les rayons solaires arrivés sur la terre de pouvoir s’échapper. Ce réchauffement là entraîne la fonte des neiges et la montée du niveau des océans. Si la neige fond et le niveau des eaux augmente en même temps qu’il y a de forte chaleur, le cycle évaporation - précipitation va être plus ou moins intense et perturbée. Et on va observer des précipitations en saison sèche. Puisque le calendrier solaire prime pour le moment sur ces perturbations, on aura toujours les grandes divisions. A la longue, on va constater quand on va étudier la répartition des pluies, on va observer qu’il y avait beaucoup plus d’eau en saison sèche qu’avant. Ce qui peut être la traduction des changements climatiques chez bous
Entretien avec
Edouard TAMBA
Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
Can 2008 – Lions Indompdables
Les Lions se veulent rassurants
Le séjour des Lions à Yaoundé s’est poursuivi hier, 16 janvier 2008, par un tour à la primature, un match d’exhibition et une conférence de presse.
« Jusqu’à mon dernier jour, Song va être capitaine de l’équipe », tenait à préciser Otto Pfister, le coach de l’équipe nationale du Cameroun. Selon lui, « il y a beaucoup de spéculation au Cameroun ». Et l’auteur de la rumeur selon laquelle il ne voulait plus de Rigobert Song comme capitaine des Lions « veut diviser l’équipe ». Otto Pfister s’exprime ainsi au cours de la conférence de presse qui s’est tenue hier soir au stade omnisport Ahmadou Ahidjo.
Répondant aux questions des journalistes, ce dernier dit que qu’il n’y a pas de souci en ce qui concerne les primes. « Aucun problème de ce côté », affirme-t-il. C’est avec la même assurance qu’il juge la performance des vingt-trois joueurs sélectionnés pour la Coupe d’ Afrique des nations 2008. Quelques minutes avant la conférence, ces derniers se sont exhibés au cours d’une rencontre amicale. Occasion pour le stade omnisports de faire le plein. Elèves, étudiants, ministres, badauds, curieux… et journalistes étaient au rendez-vous.
Tous ont applaudi et crié à tout rompre face aux prouesses de Joël Epalle, Alexandre Song, Gilles Augustin Binya et Janvier Mbarga dans un faca à face contre Eto’o Fils. L’équipe A a pris le dessus sur l’équipe B au finish, par 4 buts contre 3. Mais selon le coach, « Il n’y a pas d’équipe A ou B ». Il dit avoir donné des consignes pour que les joueurs ne se donnent pas à 100%. Histoire d’éviter des bobos de dernières minutes. Par conséquent, le match de gala joué hier « n’a rien avec certaines performances », précise-t-il.
Avant cette rencontre, les Lions ont été reçu par le premier ministre Inoni Ephraïm. La réception annoncée pour à 11h s’est tenue aux environs de 9h30. L’aspect protocolaire n’a pas empêché les Lions de rester détendus. C’est ainsi que Song a arraché des éclats de rires à l’assistance, en se présentant au Pm comme étant « le magnan national ». Pour sa part, Inoni Ephraïm rappellera aux Lions que « la présente cérémonie organisée en votre honneur, vise essentiellement à vous réaffirmer le soutien du Gouvernement de la République, et vous assurer de l’onction du peuple camerounais tout entier ». La rencontre aussi permis de savoir que chaque Lions percevra 20 millions de Fcfa avant de prime avant le départ pour la Can.
Le Pm observe que trois des quatre victoires des lions à la Can ont été remportées en Afrique de l’Ouest. « Ainsi pouvons nous légitimement penser que cette partie du continent nous porte chance », pense-t-il Il était physiquement présent lors des victoires de Lagos et Bamako, et espère remettre ça à Bamako. Mais avant, les Song et ses coéquipiers prendront par à un culte œcuménique à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé aujourd’hui, 17 janvier 2008. C’est à l’issue de cette célébration qu’ils prendront la direction de l’aéroport de Yaoundé – Nsimalen. Puis, cap sur la ville de Koumassi.
Edouard TAMBA
Posté le 30.12.2007 par edouardtamba
Les voeux d'Edouard
http://www.maximoi200.com/images/?md=9&n=1670798646&tp=i
Posté le 28.12.2007 par edouardtamba
COMMUNAUTE - NECROLOGIE
Sa Majesté Tatang Francis-Hervé est décédé le 18 décembre 2007, dans des circonstances encore troubles.
Le chef supérieur Batcham est mort
Six ans. Et quelques mois. C’est le temps qu’a duré le règne de Sa Majesté Tatang Francis-Hervé. Le chef supérieur Batcham a rendu l’âme mercredi dernier. Dans sa chefferie. A l’âge de 36 ans. Les circonstances du décès restent floues. Les causes encore plus. Les proches croient savoir qu’il est rentré tard la veille. Puis il a passé la nuit chez l’une ses épouses. Jusqu’à ce qu’on se rende compte entre 11 et 12h qu’il ne se relèvera plus de son sommeil. Un sommeil trop profond pour être vrai. En fait, le « Fô » est mort.
Les autorités administratives et médicales de la région descendent sur les lieux. Pour la procédure d’usage. Autopsie et enquête. Dans le même temps, les notables ouvrent leur propre investigation. En attendant les conclusions, une dizaine de jeunes femmes sont désormais veuves. Et leurs enfants, orphelins de père. Né en juillet 1971, Tatang Francis-Hervé était électronicien dans une entreprise distribution d’images de télévision par câble à Limbé jusqu’au 29 avril 2001. Date à laquelle il a été désigné pour succéder à Tatang Robert.
Les tractations pour la succession du défunt pourraient assombrir le ciel de Batcham. D’abord parce que son fils le plus âgé n’a que cinq ans d’âge. Les aînés de succédant pas dans la tradition Bamileke, c’est dire si ses cadets sont trop jeunes pour prendre les reines du pouvoir. « Donc on s’achemine vers une régence », projette déjà l’aîné du défunt, Emmanuel Djiatio. Ensuite, il se trouve que Tatang Francis-Hervé a hérité du trône dans la contestation.
Ahmadou Tidjani, gouverneur de l’Ouest à l’époque, avait même manifesté son indignation. Venu entériner la désignation d’un nouveau chef à Batcham, il était parti avant la publication de la décision. Arguant qu’il ne saurait cautionner la violation des de la coutume. Des informations qu’il avait reçu, l’adjoint au chef, selon le testament établi en octobre 1981, était en passe d’être désigné chef. Et le chef, relégué en seconde position. Tatang Francis-Hervé fût donc intronisé en l’absence des autorités administratives. Parties avec le gouverneur. Le temps a passé. Le jeune « Fô » semblait avoir réuni tout le monde dans un règne paisible et ambitieux. Mais il n’est plus. Et sa famille dénonce déjà un « crime ».
Par
Edouard TAMBA