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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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Date de création :
30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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Bonne année 2008

Posté le 30.12.2007 par edouardtamba
Les voeux d'Edouard

http://www.maximoi200.com/images/?md=9&n=1670798646&tp=i



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Décès suspect du chef supérieur BAtcham

Posté le 28.12.2007 par edouardtamba
COMMUNAUTE - NECROLOGIE
Sa Majesté Tatang Francis-Hervé est décédé le 18 décembre 2007, dans des circonstances encore troubles.
Le chef supérieur Batcham est mort

Six ans. Et quelques mois. C’est le temps qu’a duré le règne de Sa Majesté Tatang Francis-Hervé. Le chef supérieur Batcham a rendu l’âme mercredi dernier. Dans sa chefferie. A l’âge de 36 ans. Les circonstances du décès restent floues. Les causes encore plus. Les proches croient savoir qu’il est rentré tard la veille. Puis il a passé la nuit chez l’une ses épouses. Jusqu’à ce qu’on se rende compte entre 11 et 12h qu’il ne se relèvera plus de son sommeil. Un sommeil trop profond pour être vrai. En fait, le « Fô » est mort.
Les autorités administratives et médicales de la région descendent sur les lieux. Pour la procédure d’usage. Autopsie et enquête. Dans le même temps, les notables ouvrent leur propre investigation. En attendant les conclusions, une dizaine de jeunes femmes sont désormais veuves. Et leurs enfants, orphelins de père. Né en juillet 1971, Tatang Francis-Hervé était électronicien dans une entreprise distribution d’images de télévision par câble à Limbé jusqu’au 29 avril 2001. Date à laquelle il a été désigné pour succéder à Tatang Robert.
Les tractations pour la succession du défunt pourraient assombrir le ciel de Batcham. D’abord parce que son fils le plus âgé n’a que cinq ans d’âge. Les aînés de succédant pas dans la tradition Bamileke, c’est dire si ses cadets sont trop jeunes pour prendre les reines du pouvoir. « Donc on s’achemine vers une régence », projette déjà l’aîné du défunt, Emmanuel Djiatio. Ensuite, il se trouve que Tatang Francis-Hervé a hérité du trône dans la contestation.
Ahmadou Tidjani, gouverneur de l’Ouest à l’époque, avait même manifesté son indignation. Venu entériner la désignation d’un nouveau chef à Batcham, il était parti avant la publication de la décision. Arguant qu’il ne saurait cautionner la violation des de la coutume. Des informations qu’il avait reçu, l’adjoint au chef, selon le testament établi en octobre 1981, était en passe d’être désigné chef. Et le chef, relégué en seconde position. Tatang Francis-Hervé fût donc intronisé en l’absence des autorités administratives. Parties avec le gouverneur. Le temps a passé. Le jeune « Fô » semblait avoir réuni tout le monde dans un règne paisible et ambitieux. Mais il n’est plus. Et sa famille dénonce déjà un « crime ».

Par Edouard TAMBA

La famille du défunt chef Batcham dénonce un crime

Posté le 28.12.2007 par edouardtamba
Emmanuel DJIATIO
Choqué, le frère aîné du défunt chef s’exprime sur les circonstances du décès qu’il considère comme étant un crime.
« Les auteurs de ce crime seront traqués par tous les moyens »

Dans quelles circonstance est survenue le décès de votre frère cadet, le chef supérieur Batcham ?
J’aimerais d’abord dire que c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris hier à 13h que mon frère n’est plus. Tout de suite je me suis lancé à la recherche et à la clarification de l’information. Toutes les sources d’informations recoupées, indiquaient que mon frère serait sorti la veille [17-12-07, ndlr] pour fêter la naissance d’un garçon chez l’une de ses épouses. Il est retourné tard dans la nuit, fatigué et est allé chez une de ses épouses se reposer. Laquelle a bien voulu le matin lui offrir le petit déjeuner et a remarqué qu’il était profondément endormi. C’était un jour de tribunal coutumier. Les responsables de ce tribunal ayant terminé l’audience, avaient besoin de son avis pour les conclusions des affaires qui étaient à l’ordre du jour. A ce moment, son secrétaire a exigé que son épouse le réveille, avec beaucoup d’insistance. Car plusieurs personnes souhaitaient le rencontrer pour des choses urgentes. Entre 11h et 12, ils se sont rendus compte qu’il était mort depuis longtemps.

Est-ce à dire qu’il n’y a encore aucune précision sur les causes de ce décès ?
Après l’annonce de son décès, les autorités administratives des Bamboutos et celles de la province de l’Ouest, notamment le préfet des Bamboutos, le médecin de l’hôpital provincial de Bafoussam, celui de Mbouda et celui de Batcham se sont aussitôt mobilisé avec l’arsenal de sécurité pour aller s’enquérir de la situation de cette mort brusque. Il faut rappeler que mon frère meurt comme ça à 36 ans, après six ans de règne seulement. Ils se sont rendus à Batcham, et ont exigé que l’autopsie soit faite. Ce qui a été fait, et nous attendons que le corps médical rende publique les causes de cette mort. Une enquête traditionnelle a été ouverte. C'est-à-dire que les notables et un certain nombre de personnalités traditionnelles sont sur une piste. Parallèlement une enquête judicaire est en cours. Actuellement, toutes ses épouses et ses proches sont entrain d’être entendus. Nous attendons que toutes les conclusions soient formulées pour que nous ayons toute la lumière sur cette mort soupçonneuse et brusque. Une mort pour laquelle nous pensons qu’un grand vide va rester à Batcham. Au regard des chantiers amorcés.

Avez-vous une idée de l’atmosphère qui a prévalu à la chefferie pendant le règne de votre frère surtout qu’il est arrivé au trône dans la contestation ?
Comme toutes succession, il y a eu quelques tribulations qui ont été rapidement calmées. Mais j’avoue que mon frère avait un règne de nouvelle vision. Jeune de son état, intellectuel et extrêmement dynamique. Il était prêt à mettre un certain nombre de chose en ordre. Dans un pays où la transparence est rare. Je ne vais pas mettre son décès au compte de cela. Mais il n’est pas exclu que avec toute l’énergie qu’il déployait pour refaire l’autorité traditionnelle et le fonctionnement du village, il pourrait avoir des gens tapis dans l’ombre qui lui en voulait. Il est quand même à noter que quelqu’un qui meurt à cet âge là, sans être malade… Il revenait de Bertoua où il était aller assister à l’installation du gouverneur Lele Lafrique. On s’est même vu à Yaoundé quand il rentrait. Je suis extrêmement choqué par une situation comme celle là. Les enquêtes vont se poursuivre, et je puis vous assurer que la famille insiste pour que toute la lumière soit faite sur ce scandale. Les auteurs de ce crime seront traqués par tous les moyens.
Réalisé par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 21-12-07

Modibo Diarra promet des logiciels à 5 dollars à Yaoundé

Posté le 18.12.2007 par edouardtamba
TIC - EQUIPEMENTS

Modibo Diarra promet des logiciels à 5 dollars

Le centre multimédia du Collège de la retraite inauguré a été inauguré vendredi dernier, 14 décembre 2007.


Ca n’arrive pas tous les jours. Des personnalités de renom dans un établissement scolaire du Cameroun. La communauté éducative du Collège de la retraite en a eu pour ses yeux le 14 décembre 2007. Cheik Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique, Mgr Victor Tonye Bakot, Archevêque de Yaoundé, Jean-Claude Ottou, directeur général adjoint de Mtn, Roland Kwemain, directeur exécutif de Adcome… présents au Collège de la retraite pour la cérémonie d’inauguration du centre multimédia de cet établissement.
Il s’agit d’une salle contenant trente-sept (37) ordinateurs. Tous connectés sur Internet. Avant la coupure du ruban symbolique et la bénédiction de la salle par Mgr Tonye Bakot, des orateurs se sont succédés. D’abord la révérende sœur principale du collège, pour remercier « les généreux donateurs de la salle multimédia ». Mais l’occasion était trop belle pour que la sœur principale se contente seulement de remercier les donateurs. Elle en a profité pour demander au président de Microsoft Afrique « un rabattement allant jusqu’à 75% du prix des produits Microsoft ». Et une convention entre Microsoft et le Collège de la retraite, afin que ses élèves puissent bénéficier de bourses, stages, logiciels…
Saisissant la balle au bond, Cheik Modibo Diarra promet de « donner des instructions à [son] équipe pour que les logiciels vous soient vendus à des prix n’excédant pas 5 Dollars ». Et l’archevêque d’emboîter le pas à la sœur principale, en relevant que la « construction d’un nouveau centre multimédia devient une impérieuse nécessité ». Car le ratio ici est d’environ 300 personnes pour un ordinateur. Le débit de la connexion Internet n’est pas en reste, il souhaite la voir passer de 128 à 256 kilooctets.
Les propos du directeur exécutif de Adcome viendront rassurer. « Ce que vous avez demandé, c’est déjà fait. Estimez que votre prière est déjà exaucée », lance-t-il. Ses explications laissent entendre que le centre est équipé de machines de seconde main pour une valeur globale de près de 14 millions de Fcfa. Depuis 2005, ce centre est le 15e inauguré sur les trente déjà équipés à travers le pays grâce au programme « School connectivity ». C’est « une initiative de la Fondation MTN qui vise à doter les écoles camerounaises d’une infrastructure permettant à leurs élèves de s’initier aux technologies de l’information et de la communication », expliquent les responsables de la société de téléphonie mobile. Mtn et Adcome œuvrent ensemble dans le cadre du projet. Les premiers financent en consacrant 1% de leurs bénéfices annuels. Soit environ 80 millions de Fcfa chaque année. Et les seconds mènent le projet sur le terrain. Tous aspirent à la mise sur pied de 150 centres multimédias par an.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 17-12-07

Mtn Cameroon et Microsoft Afrique se connectent
L’objectif de 150 centres multimédia pourrait être facilité par le nouveau partenariat qui lie Mtn à Microsoft. En effet, la cérémonie du Collège de la retraite a été suivie d’une signature d’accord de partenariat entre ces deux entreprises. Ce dans le « cadre du programme de développement de l’accès aux nouvelles technologies de la Fondation MTN ». Selon les responsables de Mtn, « cet accord de partenariat augure d’une nouvelle dynamique du programme de responsabilité sociale de MTN Cameroon, la société Microsoft, apportera aux écoles soutenues par la Fondation MTN, des facilités d’accès au monde numérique et des possibilités de formation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ».

Issa Hamza conserve son titre à Yaoundé

Posté le 17.12.2007 par edouardtamba
CHAMPIONNAT MONDIAL DE BOXE
L'enfant prodige s'impose à Yaoundé
Issa Hamza a dominé son adversaire Uruguayen vendredi dernier.

Il l’a fait. Sur sa terre natale. Devant ses compatriotes. Sa famille. Ses amis et connaissances. Le Camerounais Issa Hamza a conservé son titre de champion du monde des poids welters de la World boxing foundation (Wbf). Vendredi dernier, 14 décembre 2007, l’émotion est à son comble au stade omnisports Ahmadou Ahidjo. Issa Hamza, encore en sueur, est à genou sur le ring. Le drapeau du Cameroun sur les épaules. Les yeux en larmes. Des larmes de joie. Le jury vient de le déclarer vainqueur. Ce, à l’issue du combat qui vient de l’opposer à l’Uruguayen Ruben Francisco Silva Diaz.
Douze rounds au cours desquels les deux adversaires ne se sont pas fait de cadeaux. Jusqu’à ce que le jury soit obligé de les départager aux points. 118-109 pour les deux premiers juges. 118-110 pour le troisième. Dans les tribunes, la foule est en liesse. “ Le combat était complet. Tant sur le plan tactique, technique, physique que de l’endurance. Il n’y a rien à redire. Issa Hamza, on le connaissait déjà. Son adversaire venait pour arracher cette ceinture. La preuve, c’est qu’il a encaissé des coups, il les a rendus jusqu’à la fin du match ”, commente l’entraîneur national adjoint de boxe, Martin Ndongo Ebanga.

“ J’aime le Cameroun ”
“ Issa Hamza ”, “ Issa Hamza ”, clame le public à l’endroit de l’enfant prodige. Parti du Cameroun depuis cinq ans. Un pays qu’il n’a pas oublié. “ Je remercie beaucoup le cameroun. J’aime le Cameroun, vive le Cameroun ”, lance-t-il. Sans omettre de remercier les différentes personnes physiques et morales grâce à qui le combat s’est tenu à Yaoundé. “ C’est un bon boxeur ”, dit-il à propos de son adversaire. S’exprimant en espagnol, ce dernier reconnaît sa défaite. Le secret de Issa : sa fiancée. Cette dernière, selon lui, a le don de lui mijoter des plats comme il faut. Loin des fast-food et des boîtes de conserve. “ J’étais un peu crispée, un peu tendue, mais j’avais confiance ”, confie-t-elle à l’issue du combat. Mais avant de la croiser sur son chemin, Issa avait commencé à s’illustrer.
Notamment en conservant le titre de champion du Cameroun des poids welters entre 1997 et 2001. Ou en dominant la zone Afrique centrale dans la même catégorie en 1998, et en obtenant une bourse du Centre international de boxe de Tunis. C’est à la suite de sa participation à la Coupe du monde de boxe au Kazakhstan qu’il se retrouve au Nord-pas-de-Calais, en France. Sans papiers. La famille Jacob l’y accueille. Puis il intègre le club “ Athletic boxe de Calais ” en 2005. L’écurie de sa famille bienfaitrice.
C’est sous cette bannière qu’il remporte le titre mondial Wbf cette année. En battant le Philippin Don Don Sultan le 23 juin 2007 à Calais. Un exploit qu’il vient de rééditer. En passant de 22 à 23 combats professionnels, dont 14 victoires. Ce qui fait dire au ministre des Sports et de l’Education physique que Issa Hamza a “ donné raison à ceux-là qui l’encadrent depuis Calais en France ”. Et de demander au champion “ de continuer à travailler pour conserver son titre plus longtemps ”, et aux “ jeunes qui ont vu Hamza boxer [de] se préparer à assurer la réserve ”.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 17-12-2007

Issa Hamza-Silva Diaz: Le jour du choc

Posté le 14.12.2007 par edouardtamba
Championnat mondial de Boxe

Issa Hamza - Silva Diaz : le jour de vérité

Le stade omnisports Ahmadou Ahidjo accueille ce jour, le tout premier championnat mondial de boxe au Cameroun.

Le Cameroun accueille ce jour, 14 décembre 2007, un événement inédit. Le championnat mondial de boxe professionnelle. Les boxeurs vont s’affronter en catégorie welter, en version World boxing foundation (Wbf). Face à face, Issa Hamza du Cameroun, Ruben Francisco Silva Diaz de l’Uruguay. Les deux boxeurs ont été officiellement présentés au public hier à Yaoundé.
Ruben Francisco S.D. a “ commencé la boxe à l’âge de 16 ans ” selon son manager, Ruocco Alain. Quarante-deux (42) combats déjà livrés dont trente et un (31) gagnés. Ce dernier a remporté les titres de champion d’Uruguay comme amateur, ensuite comme professionnel. D’après son manager, le combat de Yaoundé “ est une chance qui est offerte ” à son poulain de devenir champion du monde. “ Il s’est d’abord préparé en Uruguay, ensuite en France. Et il a fini ici quand il est arrivé. Là, il est prêt pour ce combat ”, explique-t-il tout en reconnaissant que l’adversaire a l’avantage du terrain.
“ C’est vrai qu’il y a le public de son adversaire. Mais un ring, c’est un ring, qu’il soit sur la lune ou sur la terre ”, lance Ruocco Alain. Son poulain aura fort à faire, car il se mesure au détenteur de la ceinture mondiale. Issa Hamza, 30 ans est champion du monde depuis le 23 juin 2007. Selon son manager Thierry Jacob, il a vingt-cinq (25) combats professionnels à son actif, dont vingt victoires, trois nuls et deux défaites. Il a été champion intercontinental par trois fois. Et avant cela, il a conservé le titre de champion du Cameroun des poids welter durant cinq ans.

Assurance
“ Je suis sûr que vendredi soir mon boxeur va conserver le titre de champion du monde ”, rassure-t-il Thierry J. Issa ne cache pas sa joie de défendre son titre sur la terre qui l’a vu naître et dont il s’est éloigné depuis cinq ans déjà. “ Je suis très fier de la population camerounaise (…) C’est pour cela que j’ai voulu défendre ma ceinture dans mon pays ”, dit-il. “ Depuis que je suis parti du Cameroun, je n’ai jamais renoncé. J’ai toujours cru en moi. Il faut croire en soi ”, poursuit-il. A l’occasion, les deux pugilistes ont été pesés. 66,7 Kg pour Ruben Francisco Silva Diaz, et 66,4 Kg pour Issa Hamza.
Les précisions du Directeur technique national de boxe ont laissé entendre que douze rounds sont prévus pour le combat. Comme le prévoit le règlement Wbf, seul l’arbitre peut arrêter le combat avant. Si l’un des boxeurs est blessé avant le 4e round, le combat sera arrêté et le verdict “ nul technique ” proclamé. Au cas où une blessure surviendrait après le 4e round, le blessé perdrait par K.O. Le programme du jour prévoit cinq combats d’amateurs locaux, avant le clash final à 20h. Le public devra débourser entre 25 000 et 500 Fcfa pour vivre la rencontre en direct au stade Omnisports Ahmadou Ahidjo.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 14-12-2007

ndongo Ebanga juge les chances de Issa Mamza

Posté le 14.12.2007 par edouardtamba
NDONGO EBANGA MARTIN
“ Issa sait ce qu’on attend de lui ”

Médaillé de Bronze aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 dans la catégorie “ légers ”, et entraîneur national adjoint de boxe, il juge les deux adversaires.

Quel est votre avis sur les qualités de boxeurs de Issa Hamza et son adversaire ?
Je connais Issa Hamza depuis longtemps. J’étais encore en compétition quand il a commencé à boxer. On s’est même entraîné ensemble. Issa est calme, posé. Ce qui est bien, c’est qu’il est resté naturel, même s’il est parti en Occident. Sur le ring, c’est un accrocheur. Il sait éviter les coups de poings. C’est mieux d’en donner, mais il ne faut pas encaisser n’importe comment. Depuis son arrivée, nous avons suivi ses entraînements avec l’entraîneur national. Il est en bonne condition physique. Quant à son adversaire, il est jeune. Tout à l’heure au moment de la pesée, j’ai vu qu’il était vif. Je pense que ce sera un bon combat. Je me réserve de pronostiquer. Mais j’ai une idée de l’esprit qui habite Issa Hamza. Il sait ce qu’on attend de lui. Il a une lourde charge non seulement pour lui, mais aussi pour la boxe camerounaise. Je pense que demain les gens seront satisfaits.

Longtemps après avoir pratiqué la boxe, quel effet ça vous fait de vivre un championnat du monde au Cameroun ?
Je ne suis pas surpris qu’on organise un championnat du monde, même si c’est trop tard. Mais je suis fier parce qu’il faut un début à toute chose. On devait avoir un champion du monde depuis. En 1968, Joseph Bessala est médaillé olympique. Ce n’est pas qui veut, parce qu’une médaille olympique dépasse la coupe du monde. 16 ans après, Ndongo Ebanga est médaillé olympique. Bien avant, Jean-Marie Emébé fait le championnat du monde, même s’il l’avait perdu. C’est pour dire que les boxeurs camerounais ont le niveau. Il y a la qualité. Je n’ose pas dire que nous ne sommes pas soutenus. Mais je pense que si la boxe était prise plus au sérieux, on devait avoir des champions du monde longtemps avant. Tous les quatre ans, on peut avoir des médaillés olympiques.

Maintenant que vous êtes à la retraite, comment est rythmé votre quotidien ?
Je suis chef de famille avec beaucoup d’enfants dont quatre sont à l’université. Après ma médaille olympique, M. Paul Biya m’a inséré à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), où je me débrouille tous les mois pour vivre. Par ailleurs, j’ai créé un club de boxe. Je ne suis pas totalement en retrait. Je partage mon expérience avec mes petits frères et mes enfants.

Réalisé par Edouard TAMBA
In Le Messager du 14-12-2007

Sergine Kouanga admise au Ciad

Posté le 07.12.2007 par edouardtamba
[b]BOURSE
Sergine Kouanga à l’école de la performance [/b]
La championne du Cameroun des 100 et 200m va se perfectionner au Centre international d’Athlétisme de Dakar.

“J’ai beaucoup rêvé de quitter ce pays, pour être prise en charge par des experts, parce que ici, il n’y a pas suffisamment de suivi ”. Ce vœu de la sprinteuse camerounaise, Sergine Tatiana Kouanga est désormais exaucé. L’athlète va perfectionner ses techniques de spécialiste des courses de vitesse au Centre international d’Athlétisme de Dakar (Ciad). Elle s’est envolée mercredi, pour rejoindre d’autres camarades athlètes qui ont commencé les cours depuis le 1er décembre dernier. Avant son départ, elle confie : “ je suis très contente de bénéficier de cette bourse, je remercie le ministère des Sports et de l’éducation physique qui a pourvu à mon billet d’avion, la fédération qui m’a fait confiance, et aussi la Confejes pour la bourse qu’ils m’ont donnée ”.
La championne du Cameroun en titre pour les 100 et 200m bénéficie ainsi d’une bourse du Fonds francophone de préparation olympique (Ffpo). Elle suit les traces de Françoise Mbango et d’autres champions camerounais. Car d’après le président de la Fédération camerounaise d’athlétisme (Fca) Ange Sama, “ toutes les grandes stars de l’athlétisme camerounais sont passés par là ”, à l’exception de Joseph Batandong. Il en a profite pour rappeler à la jeune athlète, née le 4 août 1989, qu’elle doit faire preuve de discipline pendant son séjour à Dakar (4 ans). “ La bourse étant arrivée, je crois que la balle est dans mon camp. Je dois prouver que mon choix n’est pas mauvais. Je promets de bien me comporter sur le plan disciplinaire et du travail, et j’espère que ça va aller. Je promets de bons résultats au Cameroun ”, lance-t-elle encore sous le coup de l’émotion.

Performances
La Fédération avoue avoir été séduit par le courage et l’abnégation de Sergine, et surtout “ sa détermination à faire monter l’étendard du Cameroun haut ”. Et pour cause, en l’espace de deux ans, elle a éclaboussé les courses de 100 et 200m au Cameroun. Sergine commence par briller aux jeux de la Fédération nationale des sports scolaires (Fenassco) en 2005, en se classant 2ème au 100 et 3ème au relais 4x100m. Elle se retrouve ensuite à Marrakech pour les championnats du monde cadets et termine en 1/4 de finale. De retour au Cameroun, elle se classe 4ème au championnat national. La saison suivante confirme les espoirs placés en elle. Sergine obtient la médaille d’Or en 100 et 200m aux jeux Fenassco, arrive en demi-finale aux championnats du monde junior à Pékin, et devient championne du Cameroun des 100 m en 11.3’. Sa meilleure performance, à centième près du record mondial chez les juniors.
La saison 2006-2007, lui permet de se classer vice-championne d’Afrique junior en 100 et 200m, d’accéder aux demi-finales des relais 4x100m aux jeux africains d’Alger, de dominer les 100 et 200m en championnat national et jeux Fenassco. Les titres s’amoncellent, et d’autres pays entonnent le chant des sirènes. Le père de l’athlète, Jean Yves Kouanga par ailleurs ex-kinésithérapeute de la Fca, révèle que les entraîneurs nationaux de la Jamaïque, du Canada et des Etats-Unis l’avaient déjà contacté. “ Cette bourse est arrivée à temps ”, se réjouit-il en pensant qu’il aurait fini par céder aux offres. C’est avec tristesse que son épouse et lui voient leur fille partir. “ Vous savez, lorsqu’on a un enfant sur qui on compte et qu’elle vous quitte, c’est comme ci elle part pour ne plus revenir ”, confie Jean Yves Kouanga. Il dit lui avoir demandé de ne pas ternir l’image du Cameroun. “ Ca va aller, espère-t-elle, avec l’aide de Dieu ”.


Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 07-12-2007

Issa Hamza remet son titre en jeu

Posté le 06.12.2007 par edouardtamba
CHAMPIONNAT MONDIAL DE BOXE
Plus de 30 millions pour Issa Hamza
Le comité chargé de l’organisation du championnat mondial de boxe du 14 décembre à Yaoundé, a tenu sa première réunion hier.

C’est désormais officiel. Le Cameroun accueillera un combat de championnat mondial de boxe le 14 décembre prochain. Pour l’occasion, le Camerounais Issa Hamza défendra son titre de champion du monde des poids welters à Yaoundé, remporté le 23 juin dernier. Il aura en face lui le boxeur uruguayen, Ruben Francisco Silva Diaz. C’est le ministre des Sports et de l’éducation physique qui a officialisé la nouvelle. Face à la presse hier, Augustin Edjoa en a profité pour livrer quelques détails sur l’organisation de cette rencontre. Le combat se déroulera en douze rounds. Issa Hamza, dont l’arrivée à Yaoundé est prévue samedi, touchera un cachet de 50 000 euros. Soit près de 32,7 millions de Fcfa.
Une somme qui fait frémir plus d’un dans la salle des travaux. D’où des questionnements sur les garanties que ce combat ne sera pas une arnaque. Surtout que le challenger n’est pas très connu. Les informations disponibles sur le site de la Fédération française de boxe (Ffb), parlent d’un boxeur de âgé de 30 ans, avec 25 combats remportés (dont 13 expéditifs), 3 nuls et 15 défaites. Le Minsep tente de rassurer sur la question tout en reconnaissant que l’arnaque n’est pas à exclure. Arnaque ou pas, le cachet de Ruben F.S. Diaz s’élève à 15 000 euros, environ 9,8 millions de Fcfa. Le match a été enregistré auprès de la World boxing federation (Wbf) à hauteur de 4 500 dollars américains.
Pour ce qui est du lieu de la rencontre, rien n’est sûr. Le stade omnisports Ahmadou Ahidjo a été proposé par la Fédération camerounaise de boxe. Mais, Augustin Edjoa se veut prudent. “ Je ne peux pas être catégorique pour l’instant ”, lance-t-il. Le Minsep rassure tout de même que le match aura lieu sur “ un ring neuf aux normes olympiques ”, nouvellement acquis. 40 mille billets, “ infalsifiables ”, selon le Minsep ont été fabriqués pour l’événement. Il signale que “ la Crtv télé est pressentie pour la retransmission en direct de ce match ”. Mais la compétition reste ouverte entre les chaînes de télévision souhaitant acquérir les droits de retransmission. Elles devront se rapprocher du Comité d’organisation composé d’une soixantaine de personnes, et présidé par le secrétaire général du Minsep.


L’ultimatum de Augustin Edjoa à la presse
La rencontre d’hier au Minsep a permis à Augustin Edjoa d’annoncer une amélioration des infrastructures de boxe à Yaoundé. “ Il y a un projet de construction du Camp de l’unité ; la boxe aura son temple ”, a-t-il dit. Le ministre a saisi l’occasion pour remettre l’affaire Tombi à Roko Sidiki sur la table. Augustin Edjoa déplore que des organes de presse l’aient accusé d’avoir empêché ce dernier d’être le commissaire du match de la finale de la coupe du Cameroun. Il explique que c’est au niveau de la présidence de la République que Tombi à Roko a été écarté. Et de regretter que les journalistes ayant donné la parole à Tombi à Roko n’aient pas pris le soin de vérifier ses allégations. “ C’est venu d’en haut, qu’est-ce que je devais faire ? ”, s’est-il exclamé. Et de promettre d’un ton sévère : “ je vais désormais sévir, si on s’en prend de cette façon à moi ou à mes collaborateurs ”.



Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 06-12-2007

La Fifa soutient les clubs de D1 au Cameroun

Posté le 05.12.2007 par edouardtamba
ASSISTANCE
La Fifa soutient les clubs de D1
La fédération internationale de football association (Fifa) a offert du matériel d’entraînement aux clubs de D1, hier à Yaoundé.

Bouffée d’oxygène. C’est ce qui arrive aux responsables des seize clubs devant évoluer en première division du championnat national de football du Cameroun. A quelques jours du lancement de la saison 2008, la Fédération internationale de football association (Fifa) leur a offert du matériel d’entraînement. Ce au cours d’une cérémonie tenue hier, 4 décembre 2007 au siège de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à Yaoundé.
Les paquets reçus par les clubs contiennent des matériels tels que : chasubles, cônes de 23 et 30 cm, assiettes, piquets de slalom, ballons de match, chaussures à crampon, gants de gardiens de buts et protège-tibias. Ce don de la Fifa “ est une composante du programme de développement de la Fifa baptisé ‘’gagner en Afrique avec l’Afrique’’ ”, selon Jean Manga Onguene, chef du bureau de développement Fifa Yaoundé. Il ajoute que c’est “ un appui de la Fifa dans le cadre de la réforme des compétitions dont le séminaire s’est tenu à Yaoundé au premier trimestre de cette année ”.
Le séminaire en question portait sur la professionnalisation de la gestion des clubs. Les responsables de clubs présents ne cachent pas leur joie. “ Si la fédération avec le concours de la Fifa a pensé donner un coup de pouce à nos clubs de première division, ce n’est qu’un sentiment de satisfaction qui peut nous animer ”, confie le manager du Tonnerre Klara club de Yaoundé, Nyebel Pierre Parfait. Surtout que, “ le club a besoin d’appui. Les présidents de clubs au Cameroun sont des mécènes. Ils y mettent tellement d’argent ”, explique-t-il.
Même son de cloche à Unisport de Bafang. “ C’est un sentiment de satisfaction, parce que un tien vaut mieux que deux tu auras, et une bouffée d’oxygène pour nos clubs qui ont de réels problèmes financiers (…) cela va nous permettre de démarrer le championnat en beauté ”, pense René Ngaleumo, le président du flambeau de l’Ouest nouvellement promu en D1. Ce dernier modère sa joie : “ C’est vrai que par rapport aux besoins réels de l’équipe, c’est encore insignifiant. Mais c’est déjà ça. Nous souhaitons que ça aille de l’avant ”. La première journée du 48e championnat d’élite est annoncée pour le week-end prochain. Mais avant, la satisfaction des clubs récipiendaires pourrait redoubler jeudi prochain, 6 décembre 2007. Des dons en matériels de compétition sont annoncés à leur bénéfice.


Manga Onguené interpelle la Fecafoot
Dans son discours, Jean Manga Onguene n’a pas manqué de rappeler que le programme “ gagner en Afrique avec l’Afrique ”, ne s’arrête pas aux dons de matériels et équipements sportifs. “ C’est aussi grâce à ce programme qu’en ce moment, ma société Greenfields et ses structures sous-traitantes sont en train de travailler à Douala pour la pose du gazon artificiel au stade de la réunification ”, indique le chef du bureau de développement Fifa à Yaoundé. Il en profite pour “ inviter la Fecafoot à s’impliquer activement dans la réalisation de ces travaux ”. Ce, “ notamment en fournissant à la Fifa la lettre d’exonération douanière de pose de ce gazon artificiel ”. Concernant toujours cette pose de gazon, la Fifa demande à la Fecafoot de “ prendre des mesures de sécurité nécessaires pendant toute la durée des travaux ”, car “ des actes de grand banditisme se signalent déjà sur ce chantier en terme de tentative de vol et d’assassinat ”. A ce propos, “ un gardien s’est retrouvé à l’hôpital dernièrement avec une balle dans le crâne ”, signale Jean Manga Onguene.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 5-12-07
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