Posté le 18.01.2008 par edouardtamba
Can 2008 – Lions Indomptables
Préparatifs
Hystérie autour des Lions
Les lions ont pris part à une messe hier, 17 janvier 2008, à Yaoundé avant de s’envoler pour le Ghana.
Song Bahanag et ses coéquipiers se sont envolés hier soir pour la Ghana. Pays où ils prendront part à la 26e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football. Leur départ a été précédé d’une messe à la basilique mineure Marie-Reine des apôtres de Mvolye à Yaoundé. Le programme publié par le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) annonçait un culte œcuménique sur l’esplanade de l’Hôtel de ville de Yaoundé. Mais l’on a assisté à un one man show de l’archevêque de Yaoundé, Victor Tonye Bakot.
Ce dernier prestant selon les canons de l’église catholique. En la présence du modérateur de l’église presbytérienne, Bessala Messe. Le propos de Victor Tonye Bakot « aux joueurs, aux encadreurs et aux supporters », tournait autour de trois paramètres. La « vision chrétienne du sport, la victoire ou l’échec dans le sport, et la promotion des valeurs humaines et chrétienne dans le sport ». Le prélat en profite pour rappeler que « l’apôtre Paul ne tarit pas d’éloges envers les sportifs », notamment les coureurs et les lutteurs. Longtemps avant ce disciple de Jésus, le psaume 118 faisait déjà le rapprochement entre croyants et sportifs, en observant que « le sportif comme le chrétien vit de privation et de renoncement ».
Le début de ce culte a accuse plus d’heure de retard. Des informations recueillies ça et là laissant entendre que le bus amenant les Lions à la messe est tombé en panne. Du coup ceux-ci sont arrivés en plusieurs groupes. Et Njitap Gérémi manquait à l’appel. Ces détails n’ont pas empêché la foule d’envahir le lieu du culte. Les élèves des écoles primaires voisines occupent un pan de la salle. En plus de quelques lycéens en uniformes scolaires. « Eto’o, Eto’o… », scandent-ils à chaque fois que le sociétaire du Fc Barcelone fait un geste de la main. Les autres joueurs et lui sont protégés par une ceinture policière. La maman d’Eto’o Fils est obligée de communiqué avec ce dernier par personnes interposées, parmi lesquelles le commissaire Mbarga Victor Hugo de la police des polices.
Au moment de se donner la paix les 20 lions présents sont envahis par la foule. Les policiers commis pour contenir la foule étant occuper à se faire prendre en photo avec les vedettes du jour. Idem pour les assistants de l’archevêque, les servants de messe, les dames en charges de la quête et les enfants de cœur. Seuls quelques ministres et assimilés gardent leur flegme. Jusqu’à la fin de la célébration eucharistique. Les Lions sortent de la basilique sous forte escorte. Au pas de course. Parents, amis et connaissances se contentent de quelques gestes de la main. La foule redouble d’ardeur à l’apparition de chaque Lion. Et certains s’offusquent de leur refus de « libérer » les maillots à défaut de « faroter ». Seul le capitaine Song gratifie la foule de larges sourires. A quoi la foules répond : « bonne chance les gars ! »
Par
Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-01-08
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Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
Can 2008 – Lions Indompdables
Les Lions se veulent rassurants
Le séjour des Lions à Yaoundé s’est poursuivi hier, 16 janvier 2008, par un tour à la primature, un match d’exhibition et une conférence de presse.
« Jusqu’à mon dernier jour, Song va être capitaine de l’équipe », tenait à préciser Otto Pfister, le coach de l’équipe nationale du Cameroun. Selon lui, « il y a beaucoup de spéculation au Cameroun ». Et l’auteur de la rumeur selon laquelle il ne voulait plus de Rigobert Song comme capitaine des Lions « veut diviser l’équipe ». Otto Pfister s’exprime ainsi au cours de la conférence de presse qui s’est tenue hier soir au stade omnisport Ahmadou Ahidjo.
Répondant aux questions des journalistes, ce dernier dit que qu’il n’y a pas de souci en ce qui concerne les primes. « Aucun problème de ce côté », affirme-t-il. C’est avec la même assurance qu’il juge la performance des vingt-trois joueurs sélectionnés pour la Coupe d’ Afrique des nations 2008. Quelques minutes avant la conférence, ces derniers se sont exhibés au cours d’une rencontre amicale. Occasion pour le stade omnisports de faire le plein. Elèves, étudiants, ministres, badauds, curieux… et journalistes étaient au rendez-vous.
Tous ont applaudi et crié à tout rompre face aux prouesses de Joël Epalle, Alexandre Song, Gilles Augustin Binya et Janvier Mbarga dans un faca à face contre Eto’o Fils. L’équipe A a pris le dessus sur l’équipe B au finish, par 4 buts contre 3. Mais selon le coach, « Il n’y a pas d’équipe A ou B ». Il dit avoir donné des consignes pour que les joueurs ne se donnent pas à 100%. Histoire d’éviter des bobos de dernières minutes. Par conséquent, le match de gala joué hier « n’a rien avec certaines performances », précise-t-il.
Avant cette rencontre, les Lions ont été reçu par le premier ministre Inoni Ephraïm. La réception annoncée pour à 11h s’est tenue aux environs de 9h30. L’aspect protocolaire n’a pas empêché les Lions de rester détendus. C’est ainsi que Song a arraché des éclats de rires à l’assistance, en se présentant au Pm comme étant « le magnan national ». Pour sa part, Inoni Ephraïm rappellera aux Lions que « la présente cérémonie organisée en votre honneur, vise essentiellement à vous réaffirmer le soutien du Gouvernement de la République, et vous assurer de l’onction du peuple camerounais tout entier ». La rencontre aussi permis de savoir que chaque Lions percevra 20 millions de Fcfa avant de prime avant le départ pour la Can.
Le Pm observe que trois des quatre victoires des lions à la Can ont été remportées en Afrique de l’Ouest. « Ainsi pouvons nous légitimement penser que cette partie du continent nous porte chance », pense-t-il Il était physiquement présent lors des victoires de Lagos et Bamako, et espère remettre ça à Bamako. Mais avant, les Song et ses coéquipiers prendront par à un culte œcuménique à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé aujourd’hui, 17 janvier 2008. C’est à l’issue de cette célébration qu’ils prendront la direction de l’aéroport de Yaoundé – Nsimalen. Puis, cap sur la ville de Koumassi.
Edouard TAMBA
Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
COMMERCE
Guerre contre les produits avariés
Le ministère du Commerce a procédé à la destruction des marchandises périmées saisies par la délégation départementale du Mfoundi.
“ On brûle des marchandises comme ça ? ”, s’interroge un passant non loin du lieu dit 2e échangeur à la sortie sud de Yaoundé. Il est un peu plus de 13 et les flammes viennent d’embraser des produits de toutes sortes. Pesons à ressort, paquets de confiseries, biscuits, produits cosmétiques, sachets de lait en poudre, piles, patte dentifrice, paquets de maïs pour pop corn… Ce passant, comme quelques curieux ahuris, ignore que les produits en question sont pour la plupart impropres à la consommation. Parce que avariés ou périmés. Il s’agit de produits saisis dans les commerces par la délégation départementale du Mfoundi du ministère du commerce (Mincommerce).
La tâche a été menée par les agents de la délégation départementale du Mfoundi. Ce, entre novembre et décembre 2007, selon les explications données au ministre du Commerce par le délégué départemental du Mfoundi, Nicanor Ndjinang Zanga. Avant de mettre le feu, les membres de la commission ad hoc chargée de la destruction ont présenté les produits aux autorités présentes. Des sachets de laits et des boîtes de beurre périmés depuis novembre 2000. Des paquets de biscuits, pots de défrisage, pop corn périmés depuis 2006. Des paquets de bonbons et autres produits ne portant pas la mention “ vente en Cemac ”…
“ Une atteinte à la santé publique ”, s’insurge Luc Magloire Mbarga Atangana. Il en profite pour féliciter le travail abattu par ses services déconcentrés. “ On a pu mettre la main sur ces produit dangereux parce que impropres à la consommation. C’est un triste spectacle, je souhaite que nous n’ayons pas à le revivre. Cela suppose un comportement plus clair de la part de tout un chacun ”. Un employé de la société de Chocolaterie et confiserie du Cameroun (Chococam) a même été gardé à vue à cause de bonbons suspectés d’être frauduleusement vendu au Cameroun. Il a ensuite été remis en liberté après que le responsable des ressources humaines de cette entreprise ait pris l’engagement de le ramener.
Quant aux pesons à ressort, le délégué départemental explique que l’usage de ces appareils est interdit dans le commerce. “ Cette manifestation est à but pédagogique ”, précise le Mincommerce. Il y est question, selon lui, de “ faire comprendre aux opérateurs que l’administration et ne les laissera plus faire ”. Car “ il est inconcevable que vous retrouviez en vente des produits comme de la levure, arrivée à expiration il y a maintenant sept ans. Il y a une complicité collective et individuelle ”. Poursuit L.M Mbarga Atangana qui appelle les populations à plus de vigilance et les opérateurs économiques à changer de mentalité.
Par
Edouard Tamba
In Le Messager du 15-01-2008
Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
COMMUNES
Yaoundé VI et ses nouveaux chantiers
La Commune d’arrondissement de Yaoundé VI a tenu une session ordinaire de son conseil municipal jeudi dernier, 10 janvier 2008. Le nouveau budget connaît une baisse de 17%.
Le conseil municipal de la mairie de Yaoundé VI a arrêté son budget pour l’année en cours. Le montant s’élève à 782 000 200 Fcfa. Soit une baisse de 17%, par rapport aux prévisions. La tenue de cette assise a permis à la mairie d’annoncer ses chantiers de l’année en cours. D’abord, le lancement des travaux, de construction d’un hôtel de ville, et de finition de l’annexe municipale d’Eba’a. Puis, poursuite de l’éclairage public dans les quartiers de la commune ; création d’un centre de formation en informatique et d’une fanfare municipale ; extension du réseau de d’adduction d’eau potable dans la zone rurale de la commune… Le conseil municipal compte réaliser ces travaux grâce aux 233 millions de Fcfa réservés aux “ dépenses d’équipement et d’investissement ”. Et le reste sera consacré au fonctionnement de la mairie. Soit environ 70% du budget annoncé.
Les travaux en commission ont permis au conseil municipal de poser d’autres problèmes. Particulièrement celui de la délimitation géographique et physique entre les communes de Yaoundé III et Yaoundé VI. Les agents de ces mairies s’y trouvent souvent en conflit. Faute de vouloir percevoir diverses taxes et impôts chez les mêmes usagers. Le préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo s’est exprimé sur la question en signalant que le problème est commun aux autres municipalités. A cet effet, il annonce qu’une commission ad hoc va se pencher sur la question et rendre sa copie. Au sortir des travaux, le maire, Jean Claude Adjessa Melingui se félicite du bon déroulement des travaux avant de s’éclipser. Même son de cloche chez quelques conseillers municipaux approchés. “ Les travaux se sont très bien déroulés en commissions et en session ordinaire ”, commente Essomba Nicolas.
Chez les habitants des environs, on se demande de quoi le conseil municipal parle. Les riverains de l’avenue Biyem-Assi, du Carrefour des acacias au Rond-point express, ont la dent dure encore plus dure. “ On s’en fout de leur réunion là. Ils savent seulement venir nous voir quand il faut voter ”, lâche un technicien exerçant dans les parages. Et d’ajouter : “ Regardez vous-même, on ne peut pas respirer. La fille qui s’était installée ici pour vendre des cigarettes et faire le call-box est partie à cause de ces odeurs ”. Les eaux issues des latrines et toilettes des logements de la Société immobilière du Cameroun (Sic) coulent sur la chaussée depuis novembre 2007. Au lieu de se diriger dans le lit du cours d’eau Biyeme qui traverse la chaussée. “ A partir de 17h on doit rester avec les portes fermées. Nous n’avons que nos yeux pour pleurer, on va s’adresser à qui ?” poursuit le riverain. Ce problème de canalisation a été résolu vendredi dernier, au lendemain des travaux du conseil municipal.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-2008
Posté le 16.01.2008 par edouardtamba
COMMUNICATION – MEDIAS
Mireille Tchiako et Fouda Effa, pour la vie
Cela n’arrive pas tous les jours. Deux journalistes qui se marient. Le chef de chaîne de Radio Tiemeni Siantou (Rts) et une journaliste de la même station ont convolé en justes noces la semaine dernière. Il s’agit de Benjamin Fouda Effa, vingt-neuf ans, et Mireille Tchiako, vingt-trois ans. La mairie de Yaoundé 1er les accueille d’abord le 10 janvier 2008. Ils s’y promettent amour et fidélité, “ pour le meilleur et pour le pire ”, en mode “ monogamie ”. Puis place à la bénédiction nuptiale à la paroisse St Laurent de Mvolye le samedi suivant. La soirée dansante laisse découvrir une Baboutcheu ngaleu et un Mvog-Manga aussi aptes dans le Bikutsi que dans le Bendskin.
Leur histoire commence en 2004. Sur les bancs. Tchiako Mireille Epiphanie et Fouda Effa Benjamin Théodore sont alors étudiants en première année de journalisme à l’Institut Siantou supérieur. Le célèbre présentateur de Zapresse sur la Radio télévision Siantou (Rts) n’est pas indifférent au charme de la jeune bachelière. Surtout les fossettes qui apparaissent sur ses jouent quand elle sourit. Les regards s’intensifient. S’adoucissent. Les salutations s’allongent. Puis on passe des hand check aux bises. L’affaire s’emballe. Les camarades tourtereaux deviennent inséparables. En classe comme en dehors. La plupart des témoins de l’affaire parient sur une aventure. Le temps d’une camaraderie. En arguant que les ego sont trop forts de part et d’autres. Mireille prend l’habitude (et le plaisir ?) de contredire Benjamin en public. “ Ils ne sont jamais d’accord sur un sujet ”, observe un camarade.
Ces désaccords apparents cachent une complicité et des ambitions insoupçonnables. Jusqu’à ce que le scoop tombe de la bouche d’une camarade en 2005. “ Les gars, Mimi et Ben vont se marier ”, annonce Josephine Abiala. Après le succès au Bts, le couple poursuit la formation à l’Esstic. L’avenir de la relation se précise en 2006. Par deux fois, la famille de Benjamin fait le déplacement de Dschang. Chez M. Ngamo, le grand-père de Mireille. D’abord pour “ cogner la porte ” comme on dit chez les Bamiléké. Ensuite pour la dot. Le “ pacte ” est enfin scellé devant les ancêtres. Mimi fait ses bagages et prend ses fonctions de “ ministre de l’intérieur ” chez Ben. Après la bringue de samedi dernier, parents et connaissances scrutent désormais le physique de Mimi. Histoire de voir apparaître le signe des fruits du mariage.
Par
Edouard TAMBA
In Le Mesager du 15-01-2008
Posté le 09.01.2008 par edouardtamba
Société – Santé publique
Accidents de moto : la côte d’alerte à Yaoundé
Les victimes d’accidents de moto sont de plus en plus nombreux à Yaoundé. Et les cas s’aggravent.
La circulation des motos dans la ville de Yaoundé dépasse le cadre du désordre urbain. Le week-end dernier, l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy) a reçu six nouveaux pensionnaires. Ils sont internés au pavillon Leriche. Des victimes d’accidents dans lesquels des motos étaient impliquées. Tous souffrent de traumatismes. Faute de port du casque. Deux d’entre eux, plus amochés, sont sous assistance respiratoire.
Ces derniers auront eu le loisir de célébrer noël et nouvel an. Contrairement aux autres victimes qu’ils rejoignent à l’hôpital. C’est le cas de Atedzoé Prosper. « Depuis le 24 décembre, je suis ici. Je chie ici, j’urine ici et je mange ici », dit-il en se tordant de douleur. Il vient de recevoir un pansement sur la poitrine. Son pied gauche est sous bandage. Tandis que les mouvements de sa main gauche sont limités par un foulard noué au cou. « Le 24 nous sommes sortis vers 13h pour aller payer les pneus de ma voiture. J’étais avec mon fils et c’est moi qui conduisait », entame-t-il avec peine.
C’est au retour de ces achats que le malheur est arrivé, au quartier Ekounou. « A environs 4m de notre destination, j’ai clignoté à gauche, et mon fils a tendu sa main gauche. Le véhicule qui nous suivait a ralenti et clignoté à droite », poursuit-il. La position de cette voiture l’empêche de voir arriver un véhicule plus grand. « Le camion et venu comme une flèche. Ca ma envoyé en l’air et je suis retombé. Quand je me suis levé, j’avais du sang partout. Je cherchait mon fils et j’ai commencé à pleurer », se souvient Prosper.
Fracturé aux côtes et au pied gauche. « Je suis tombé dans le coma pendant près de 20 minutes et je me suis retrouvé ici à l’hôpital », raconte Nnomo Eyebe pour sa part le fils. Il est interné dans la salle voisine. Souffrant d’une double fracture à la jambe gauche. C’est le chauffeur du véhicule leur cédant le passage qui les a secourus et transportés à l’hôpital. Le pavillon Leriche a reçu en moyenne une centaine de cas similaires ces deux derniers mois. Conducteurs et passagers ne portaient pas de casque. Ce qui fait dire au chef du service des urgences chirurgicales de l’Hcy que la situation est alarmante. Et les accidents de nuit sont encore plus graves et peut-être plus nombreux.
Edouard TAMBA
Le péché des pouvoir publics
La recrudescence des accidents de motos est le fait de l’imprudence des usagers. Mais la capacité des centres hospitaliers à s’occuper des victimes pose un autre problème. Selon les spécialistes de la question, il faut réunir trois conditions pour s’occuper efficacement des victimes d’accidents. Un scanner et une équipe de radiologues, une équipe de réanimation et, un bloc opératoire et des neurochirurgiens. Il se trouve que les trois hôpitaux de Yaoundé dépendant du ministère de la Santé publique réunissent ces conditions.
Selon un médecin, le Centre hospitalier et universitaire (Chu) dispose de la meilleure équipe de réanimation. L’Hcy quant a lui a les meilleurs neurochirurgiens, contre un seul pur le Chu. Alors que l’Hôpital général de Yaoundé (Hgy) est de loin le plus fourni en radiologues, et dispose d’un scanner. Mais l’indépendance prononcée de ces institutions entre elles, fragilise la qualité de la prise en charge. Pourtant une meilleure organisation administrative pourrait amener ces hôpitaux à travailler en synergie. Comme les Centres hospitaliers régionaux universitaires (Chru) en France.
Interview -
Pr BAHEBECK Jean
« Ca va devenir un problème de santé publique »
Le chef du Service des urgences chirurgicales et du Service de traumatologie et orthopédie au pavillon Leriche de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy) tire la sonnette d’alarme.
Le nombre d’accidentés par moto à Yaoundé semble atteindre des proportions inquiétantes. Est-ce le cas au pavillon Leriche ?
Effectivement, il y a une augmentation du nombre d’accidentés par moto et même temps, il y’a une augmentation en terme de gravité de ces accidents. On observe en moyenne deux à trois accidentés par jour, dont un ou deux risquant la mort. C’est une affaire grave. Ca va devenir un problème de santé publique et je crains que ça devienne plus tard un problème politique.
Les centres hospitaliers de Yaoundé ont-ils les moyens matériels et humains pour contenir et traiter ces victimes de plus en plus nombreuses ?
Les structures actuelles ne sont pas suffisantes. C’est pour cette raison que ça pourrait devenir un problème politique. Il faudrait d’une part organiser les hommes, et les services pour accueillir les victimes. Et d’autre part, organiser le cadre légal pour les mesures de prévention. Le port du casque par exemple doit être obligatoire autant chez le conducteur que chez le passager. Parce que ce qui les tue, ce sont les traumatismes au niveau de la tête.
Quand est-il au niveau de l’Hôpital central de Yaoundé ? Existe-t-il des mesures immédiates en attendant une meilleure organisation ?
Il n’y a pas actuellement un service spécialisé de neuro-traumatologie pour eux. La plupart des pays développés ont prévu ça. Ont fait avec le peu qu’on a. Cette nuit seulement, on a reçu six traumatisés crâniens. Ils sont au niveau des urgences chirurgicales. Et deux d’entre eux ont des tuyaux dans la gorge.
Réalisé par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 8-01-08
Posté le 09.01.2008 par edouardtamba
DISTINCTION
Tsimi Evouna donne la clé de la ville à Manu Dibango
Le père de « Soul Makossa » a été fait citoyen d’honneur de la ville de Yaoundé au cours d’une cérémonie tenue le 18 décembre 2007 à Yaoundé.
C’est décidément le temps des fleurs pour le Grand Manu. De passage au Cameroun pour la célébration de ses 50 ans de carrière musicale, la ville de Yaoundé l’honore. Emmanuel N’djoke Dibango, dit « Manu Dibango » est depuis le 18 décembre 2007, citoyen d’honneur de la capitale camerounaise. La clé de la ville lui a été remise par le délégué du Gouvernement au près de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna.
« Aux hommes particuliers des distinctions particulières (…) Au niveau de la ville de Yaoundé, on ne pouvait pas donner plus. Je lui ai donné la clé de la ville. C’est sa ville.», commente le délégué du Gouvernement. Surtout que, « Manu c’est tout un mythe », ajoute-t-il. La preuve, ses compagnons de début de carrière et lui ont eut des trajectoires différentes. Certains ne sont plus en vie. Ce qui fait dire à Tsimi Evouna que « c’est une bénédiction. C’est Dieu qui a voulu qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui. Nous ne faisons que exécuter sa volonté ».
La vedette du jour ne cache pas son émotion. « Quand ça vous arrive vous êtes très heureux. Parce que ça arrive rarement », relève le père du Soul Makossa. Lorsqu’il débarquait au cabaret « Tabou » à Bruxelles en 1956, il ne s’imaginait pas que son futur d’artiste musicien allait être radieux. Six jours après avoirs fêté ses 74 ans, il en est tout ému. « Quand ça vous arrive au soir de votre vie, vous mesurez un peu la distance. Toute ce qui c’est passé durant ces 50 ans, ce n’est pas toujours facile. C’est très émouvant », dit-il. « Ca arrive comme il l’a lui-même dit au soir de sa vie, mais l’important est que ce soit arrivé », lance Tsimi Evouna. Comme quoi, « il n’est jamais trop tard », reprend la vedette du jour.
Puisque la distinction est arrivée, « Il faut l’assumer et être heureux que ce soit tombé sur mes épaules. Mais je vais refiler le bébé à l’avenir. C'est-à-dire que je le dédie à mes petits enfants », indique Manu Dibango. Ce afin que demain il y ait beaucoup d’enfant qui excellent dans ce qu’ils font. « Pas forcément dans la musique, mais avec la passion, beaucoup de passion. Tant que ce sont des passions unanimes et qui font avancer notre pays que nous aimons tous, c’est ça le but du jeu », conclût l’auteur du « le plus gros tube africain de tous les temps », selon Rfi musique.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 8-01-08
Posté le 09.01.2008 par edouardtamba
Basket-ball
Le « Tournoi des champions » a ouvert la saison de la ligue du Centre de basket-ball le 22 décembre dernier.
Le Centre monte au panier
Les clubs de basket-ball de la province du Centre débutent le championnat local le 19 janvier prochain. Mais avant, les clubs sont montés au panier le 22 décembre 2007. Pour une compétition officialisant le lancement de la saison 2008 dans la province. Six clubs se sont affrontés au « Tournoi des champions ». D’un côté, les clubs ayant gagné le championnat, et de l’autre, ceux s’étant imposés à la coupe.
Friendship prend le dessus sur Onyx basket-ball club, par 51 contre 31, chez les jeunes. En dames, le remake de la Coupe du Cameroun tourne en faveur des championnes en titre. Phi slama Jama, lamine les filles de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs), par 43 à 29. Idem chez les Messieurs, ou le champion en titre domine son bourreau de la Coupe du Cameroun. Condor bat Beac par 66 points contre 50. « C’est une bonne chose qu’on ait joué ce tournoi d’ouverture en décembre. L’an dernier on avait commencé en mars », se réjouit le coach de Beac, Obah Nkoa Etienne.
A propos de la méforme de équipe, détentrice de la coupe du Cameroun depuis 2004, ces derniers auraient été pris de cours. « Nous sortons des vacances et les joueurs ne sont pas encore en jambe », explique-t-il. De plus, son club a perdu huit joueurs. Atangana et Matip sont allés poursuivre leurs études aux Etats-Unis. Tandis que les six autres ont été limogés pour « comportements anti-sportifs ». Obah Etienne pense tout de même qu’ « on ne peut pas s’attendre à un niveau de compétition élevé », et vise le doublé. Comme Condor, Phi slama Jama et Injs.
Quant au président de la ligue, c’est la satisfaction sur les plans administratifs et sportifs. « On a organisé un bon championnat. C’est satisfaisant. Sur le plan national, on est champion et vainqueur de la coupe dans toutes les catégories. Je crois qu’on a des raisons d’être satisfait ». Lance Jean Blaise Nkonga tout en reconnaissant qu’« il y a bien entendu un certain nombre de chose à améliorer ». Pour y arriver, il annonce des innovations. « On était entrain de réfléchir sur un projet appelé « Basket-ball à l’école ». Il s’agit d’amener le basket dans les écoles primaires. Ce projet est arrivé à terme et on va passer à l’action dans les prochains jours », annonce le président de la ligue. C’est selon lui, un moyen d’organiser et d’animer le basket dans toutes les catégories. « Nous pensons que le basket rendu au niveau de l’école va permettre aux départements d’avoir de la matière de et travailler », espère-t-il.
Au basket à l’école s’ajoute celui des vétérans. « Parce qu’il y a une distance entre les vétérans et ceux qui jouent aujourd’hui. Pourtant on ne peut pas ne pas faire avec les anciens. Il est question de voir comment réduire ce gap », relève-t-il. Pour ce faire, la ligue veut initier un championnat touristique pour les vétérans. Cela permettra de « se déplacer avec eux dans les divers départements. Afin que ils apportent leur savoir-faire à la jeune génération », projette déjà la ligue du Centre.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 8-01-08
Posté le 08.01.2008 par edouardtamba
Janvier MBARGA
Le gardien de Canon de Yaoundé est l’unique amateur présélectionné pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (Can).
Sur les traces de l’araignée noire
Il aura 23 ans le 17 janvier prochain. Ses 1,85 m et 80 Kg se sont imposés dans les cages du Canon de Yaoundé. Et les dirigeants de ce club le comparent déjà à Thomas Nkono dit « l’araignée noire ». Janvier Mbarga préfère rester lucide, et « concentré ». Il est l’unique amateur faisant partie des 28 joueurs présélectionnés pour la Can 2008 au Ghana. « Une chance » selon lui, surtout que « ce n’est qu’une présélection », relève-t-il.
« J’ai fait le dernier stage en Allemagne. Ils m’ont bien accueilli. J’ai reconnu beaucoup de voisins du quartier, des anciens coéquipiers. L’ambiance est bonne enfant. Je suis là, je vais jouer ma chance à fond », promet-il. Car, « C’est un rêve, si jamais je là joue. Ou au moins je participe, ce serait un grand pas pour moi », espère-t-il. Une occasion de se mettre sur les traces de quelques aînés. Surtout ceux qui comme lui, ont fait leurs premiers de footballeurs au quartier Biyem-Assi à Yaoundé. Il s’agit entre autre de Joël Epalle ; Timothée Atouba, Stéphane Mbia et Idris Carlos Kameni.
Il confie avoir été bien accueilli parce dernier. « Carlos c’est un voisin du quartier, et un grand frère. On se connaît depuis », raconte Janvier. Quant à Souleymanou, l’autre gardien de la sélection nationale, « il est hyper sympa. Il m’a bien accueilli, on a discuté et on travaillait ensemble ». Comme eux, Thomas Nkono l’a fait rêvé à l’époque. Mais aujourd’hui, il est plus séduit par d’autres portiers. Petr Czech (Chelsea et République Tchèque), Iker Casillas (Real Madrid et Espagne) et Gianluigi Buffon (Juventus de Turin et Italie).
En attendant d’être aussi « grand » qu’eux, son palmarès n’est pas vierge. Janvier Mbarga est champion d’Afrique avec les Lions militaires en 2006, vice-champion du monde avec la même sélection en 2007, vice-champion du Cameroun en 2005 avec le Canon de Yaoundé. Année à laquelle il a débarqué chez les Mekok Megonda en provenance de Jeunesse star de Yaoundé. « J’ai toujours joué au poste de gardien de but », précise-t-il. Et ses parents ne l’ont jamais empêché de jouer. Du coup, le foot a pris le dessus sur les études scolaires. Ce après, des classes au lycee de Biyem-Assi, au lycée technique de Nkolbisson et au lycée bilingue d’Application. Il compte tout de même reprendre études, sachant qu’ « on ne cesse pas d’apprendre ».
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 7-01-08
Interview
A la veille de son départ au Burkina Faso pour le stage des Lions, le jeune portier s’exprime la prochaine Can et son avenir au Canon de Yaoundé.
La Can, mon rêve
Seul amateurs à faire partie des présélectionnés pour la Can. Coup de chance ou alors vous êtes plus bon que les autres ?
Plus bon que les autres, je ne dirais pas. Peut-être chanceux. Grâce à Dieu je suis là. C’est plus la chance que le mérite. Ca aurait pu être un autre, mais c’est moi. J’en remercie le Seigneur.
Comment comptez-vous aborder la compétition si vous êtes retenu ?
Si je suis retenu, j’essaierais d’avoir le maximum de concentration, d’avoir la philosophie du groupe. Etre comme les autres, demander conseil aux anciens pour savoir comment ils font pour être en plein dans la compétition.
Une bonne Can ouvre les portes des championnats occidentaux. Hésiterez-vous à partir de Canon ?
Je n’hésiterais pas à partir, si une bonne opportunité s’offre à moi. Je ne partirais pas pour partir, ou aller caler et souffrir quelque part. Il faut que ce soit une bonne opportunité. J’aime le Canon, je m’y plais bien. Il faut vraiment une très bonne proposition pour quitter le Canon.
Et si vous n’étiez pas retenu au finish ?
Si je ne fais pas partie des 23, je vais regarder les matches à la télé comme la plupart des Camerounais, et continuer à travailler.
Réalisé par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 9-01-08
Posté le 04.01.2008 par edouardtamba
Cyclisme - Compétition
Tour du Cameroun 2008 : le Cameroun tient au Grand Nord
Les dirigeants du cyclisme camerounais souhaitent organiser le “ Tour du Cameroun ” 2008 du 24 février au 8 mars 2008. Mais, rien n’est moins sûr. Car l’Union cycliste internationale (Uci) et la Fédération camerounaise de cyclisme (Fcc) ne s’accordent pas sur certains points. Particulièrement l’étape du Grand Nord. Raison pour laquelle le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a commis une délégation pour aller au siège de l’Uci à Genève en Suisse.
A cet effet, le nouveau secrétaire général du Minsep, N’Hanack Tonye David et le nouveau président de la Fcc, François Njelè (élu le 29 décembre dernier au terme de l’Ag extraordinaire), s’entretiendront les 7 et 8 janvier prochain avec le président de l’Uci, Pat Mc Quaid. Selon le président de la Fcc, François Njelè, la “ position du Cameroun est ferme ”. Leur mission vise à “ amener les responsables de l’Uci à comprendre que les spécificités de notre pays ne permettent pas qu’on le sépare en deux ”, explique le nouveau président de la Fcc. C’est selon lui, un facteur d’unité que l’Uci devrait prendre en compte.
Ce dernier ne comprend pas que L’Uci s’oppose à la phase du Grand Nord, alors que le dernier tour du Sénégal a commencé au Maroc ; pays non limitrophe. Dans un fax datant de novembre 2007, l’Uci se plaint de ce que le transbordement par train est fatiguant pour les cyclistes. Mais en plus, l’instance faîtière du cyclisme mondial exige que le Cameroun installe des toilettes publiques modernes au départ de chaque course. Le Cameroun se propose d’effectuer désormais le transbordement du Grand Nord vers le Grand Sud par voie aérienne.
Sauver le tour
Quant aux latrines, “ même en France, ça ne se fait pas ”, rétorque François Njele qui se demande par ailleurs si les auteurs de ces exigences ont déjà mis les pieds dans un pays africain. Quand aux questions qui fusent sur le nombre d’équipes camerounaises retenues pour la compétition, et leur préparation, le président de la Fcc préfère aller au cas par cas. “ Il faut d’abord sauver le Tour du Cameroun ”, dit-il. C’est ensuite que la participation camerounaise sera réglée. Pas rassurant pour les principaux concernés : les cyclistes.
Par
Edouard TAMBA
In Le Messager du 04-01-2008