Créer un blog Présentation

Nom du blog :
edouardtamba
Description du blog :
Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Affaire Feicom (6)
· Affaire Sic (6)
· Communication (5)
· Economie (14)
· Emeutes à Abong-Mbang (8)
· Entretien (8)
· Evasion de Yoko (7)
· Grand reportage (11)
· Inédit (11)
· Je wanda! (6)
· Lu ailleurs (7)
· Politique (9)
· Portrait (1)
· Sciences et technologies (2)
· Société (61)
· Sport (50)
· Yaoundé-Kribi: La route passe... la colère suit (13)

Navigation

Accueil
Livre d'or edouardtamba
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Accident mortel à Yaoundé
· Carnet de route Sangmelima-Djoum
· J.P. Akono: "Nous avons frappé un grand"
· Comment l'Etat a réagit
· L'Afrique du Sud reine du velo en Afrique
· Le Golf club de Yaoundé a 50 ans
· Entretien avec le maire de Lomie
· TKC : Essomba Eyenga rempile pour 4 ans
· Issa Hamza remet son titre en jeu
· Emeutes à Yaoundé

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

LEGITIMITE DE LA SOUVERAINETE DE JAH
21.07.2008
renseignement
17.07.2008
renseignement
17.07.2008
X X X X X X
09.07.2008
AVIS DE RECHERCHE ENFANT URGENT ET SERIEUX
15.06.2008
bien
14.06.2008
juste des améliorations
13.06.2008
Trop fort
06.06.2008
maillot equipe kenyane d athletisme
26.05.2008
L'eau à Elig Effa
25.05.2008
CLIQUE ICI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
18.05.2008
Suis une fille d\\\'elig effa
15.05.2008
SERGINE TATIANA
17.04.2008
bonjour
20.03.2008
macaveli_master@yahoo.fr
07.03.2008
Sacerdoce
27.02.2008
Merci
26.02.2008
Voleurs d'images
20.02.2008
Course du désordre?
20.02.2008
Vive Sarah!
20.02.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· fatma09
· canardlibere
· defensederapsodi
· chezlavandine
· maisondemetal
· souverainsdelafrance
· actuados
· lachezvous
· leparadisdesanimaux
· bienvenueababylone

Sarah Etonge annonce sa retraite

Posté le 18.02.2008 par edouardtamba
13e Course de l'Espoir
Le dernier baroud d'honneur de la "reine"

Sarah Etonge n’est pas arrivée en première position hier. Mais elle a ravi la vedette au vainqueur chez les dames. De même qu’à tous les autres champions du jour. Son arrivée après Ngwang Catherine a été accompagnée d’un mouvement de foule à rendre les autres jaloux. Sa méforme lors de la dernière édition (7e) y est pour quelque chose. Encore qu’à la veille de la course d’hier, elle même disait y aller juste pour participer. Et de surprendre le public, tout en rendant sa fête plus belle.

En effet, L’organisation de la course de l’Espoir avait prévu de rendre un hommage à Sarah. Histoire d’apporter plus de relief à ses sept victoires à la course de l’espoir. “ J’ai l’honneur de faire de vous la reine officielle de l’ascension du mont Cameroun ”, lui dira Augustin Edjoa, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep). Le ministre a poursuivi en lui remettant une enveloppe de 500 mille Fcfa. Comble d’émotion. Surtout qu’elle venait de recevoir une nouvelle renversante. Le responsable d’une maison d’assurance de la place lui a offert un emploi. Et une flopée de cadeaux s’en est suivie.

Cerise sur le gâteau, la stèle construite en l’honneur de Sarah a été rénovée. “Le gouvernement m’a reconnu cette année, et je suis très contente” lance-t-elle tout sourire. Le boulot et les cadeaux arrivent à point nommé. La 13e édition de la course de l’espoir était sa dernière. “Je ne monterais plus la montagne”, annonce-t-elle. Evoquant la possibilité “d’aller courir dans la catégorie des vétérans. Juste pour courir pendant environ deux heures. Pour ce qui est de l’ascension, je sais que c’est très difficile”, martèle la dame de 41 ans, avant de conclure : “ je dois me reposer”. Ses fils sont déjà dans la compétition. “Je sais que dans notre famille, nous avons la course dans le sang. Je suis une bonne coureuse, et je sais que mes enfants seront de bons coureurs”, relève-t-elle.

Par Edouard TAMBA
à Buea
In Le Messager du 18 février 2008



--

Pr. Tsalefac explique les mutations du climat à Ya

Posté le 15.02.2008 par edouardtamba
Entretien – Pr. TSALEFAC Maurice

Les saisons sont stables mais leur contenu peut changer

Le climat de Yaoundé semble détraqué. Vent sec et frais en matinée, grosse chaleur en journée, puis retour de la fraicheur en soirée... Le spécialiste du climat et maître de conférence à l'université de Yaoundé I explique.

On observe un climat frais et sec à Yaoundé ces derniers jours. C’est du à quoi ?

Actuellement prévaut à Yaoundé un climat très contrasté. C’est à dire parfois il chaud en journée, très frais à l’aube, avec beaucoup de poussière. C’est pour cette raison que la peau à tendance à sécher et blanchir à cause des particules de poussières qui se déposent. Le temps qui prévaut est un temps de saison sèche. C’est l’air froid venant des régions polaires et tempérées. Cela est lié à l’Harmattan, aussi appelé Alizé du nord-est. Ce vent vient du Sahara. Pendant cette période de l’année, il est particulièrement vigoureux. C’est l’hiver dans l’hémisphère nord, et cet hiver nous envoie des vents très froids qui renforcent l’anti-cyclone sahélien. Et cet anti-cyclone a la possibilité de nous envoyer la brume sèche observable ces derniers temps. Pour me résumer, quand c’est l’hiver dans l’hémisphère nord, les vents froids descendent jusqu’à la latitude du Sahara. Les anti-cyclones qui y sont s’en retrouvent revigorés, et peuvent propulser la brume sèche jusque dans les région forestières du sud.


Ce climat souvent observé dans les années antérieures semble être arrivé plus tard. Y a t-il une explication ?

Ca commence en principe au mois de décembre. Plus précisément entre fin novembre et début décembre. Mais cette année, puisqu’il a beaucoup plut en décembre, on n’a pas eu le climat habituel. On a plutôt eu un temps généralement observable vers la fin du mois d’octobre. C’est maintenant que la saison sèche s’installe. Ces particules de poussières dans l’air, servent aussi de support pour l’eau atmosphérique. C’est à dire que pour qu’il pleuve, il faut que ces particules s‘agglomèrent autour des particules de poussière. Cette eau prend ainsi du poids et tombe sous forme de pluie. Si on a ces particules de poussière dans un environnement qui est parfois humide il peut pleuvoir à contre temps. Si on a eu droit à des pluies au début de ce mois de janvier, c’est parce que ces particules venaient en même temps que l’air était très humide. Donc elles ont provoqué la conjonction particules de poussière-humidité. D’habitude, ces pluies tombent avant Noël. Et on les appelle les « pluies de Noël ». Mais il pleuvait tellement en décembre qu’il n’y avait plus lieu de distinguer ce qui était « pluie de Noël » et ce qui ne l’était pas.


La population a du mal à supporter ce froid sec. Combien de temps cela va encore durer ?

Il faut donc bien se oindre, pour ne pas voir sa peau se craqueler ou ses lèvres sécher. Le temps va être sec en journée, avec de la chaleur. Comme il n’y a pas suffisamment de nuages, le temps est contrasté. C’est pour cette raison qu’on passe d’un temps chaud à un temps très frais. Habituellement, ce sont les nuages qui font qu’il n’y a pas de très grandes variations de température. En principe, la saison sèche doit durer jusqu’en début mars. On devrait entrer dans la saison de pluie dès la deuxième quinzaine du mois de mars.


Ces pluies à « contre temps » semblent remettre en question les leçons apprises sur le climat du Cameroun en général et de Yaoundé en particulier ?

C’est bien valable. Parce que cette division là qu’on nous apprise à l’école est liée à la révolution de la terre autour du soleil. De ce fait, le soleil se situe à la verticale pendant les équinoxes. Pendant les solstices d’été, il peut être à la verticale au tropique du Cancer ou du Capricorne. Ce sont ces positions du soleil qui permette en principe de passer de l’été à l’hiver. Parce que, si le soleil est à la verticale au tropique du Capricorne, c’est à dire dans l’hémisphère sud, à ce moment là, nous sommes dans l’hiver à l’hémisphère nord. S’il est à la verticale au tropique du Cancer, c’est l’hiver dans l’hémisphère sud. Ces divisions tiennent compte de la position du soleil.


Est-ce à dire qu’on est à l’abri des effets du réchauffement climatique ?

Maintenant, le contenu de ces saisons là, nonobstant la position du soleil, en terme d’humidité peut changer. Parce que dire que le soleil est à la verticale au tropique du Cancer implique que notre pays est envahi par la mousson. Le contenu de cette mousson là peut changer. C’est ce qu’on appelle les changements climatiques. Donc quand on parle de changement climatique, ce n’est pas pour dire que les saisons n’existent plus, mais que leurs contenus en terme humidité et de chaleur est plus ou moins altéré. Ce à cause du fait qu’on est devenu plus nombreux, on consomme beaucoup plus, on abat les arbres, on produits les gaz à effet de serre…
Vous savez que l’atmosphère au dessus de la terre est devenue plus épaisse. Cela empêche les rayons solaires arrivés sur la terre de pouvoir s’échapper. Ce réchauffement là entraîne la fonte des neiges et la montée du niveau des océans. Si la neige fond et le niveau des eaux augmente en même temps qu’il y a de forte chaleur, le cycle évaporation - précipitation va être plus ou moins intense et perturbée. Et on va observer des précipitations en saison sèche. Puisque le calendrier solaire prime pour le moment sur ces perturbations, on aura toujours les grandes divisions. A la longue, on va constater quand on va étudier la répartition des pluies, on va observer qu’il y avait beaucoup plus d’eau en saison sèche qu’avant. Ce qui peut être la traduction des changements climatiques chez bous

Entretien avec
Edouard TAMBA

L’ascension du Mont Cameroun vue par Steve Dorst

Posté le 15.02.2008 par edouardtamba
ATHLETISME

Course de l'Espoir: L’ascension de Steve Dorst

En prélude à la 13e édition de la Course de l’espoir dimanche, 17 février 2008, un documentaire sur l’épreuve a été projeté dans les Centres culturels français de Yaoundé et Douala.

Plus qu’une épreuve sportive, l’ascension du Mont Cameroun rebaptisé “ Course de l’espoir ”, revêt aussi des dimensions culturelle, touristique et émotionnelle. Il faut jeter un œil au documentaire “ Volcanic sprint ” pour s’en rendre compte. Les publics de Yaoundé et Douala en ont fait la découverte mercredi et jeudi de cette semaine. Une occasion de revoir la Course de l’espoir édition 2006. Mais surtout, d’entrer dans une certaine intimité des Hommes de la compétition. C’est le cas de John Ekema, premier vainqueur de l’ascension du “ Char des dieux ” en 1973. Ce dernier est tombé dans l’oubli et souhaite reconquérir la gloire et le prestige d’il y a trente-cinq (35) ans.
Et comment, au regard de son âge ? L’ex champion compte sur Max. Son fils. “ Je veux que tu surprennes la Nation ”, lui dit-il. Ce dernier a du abandonner ses études universitaires faute de moyens financiers. Dans le même temps, Sarah “ Queen of the Mountain ” Etongue se prépare pour la conquête d’un sixième titre. Deux de ses fils aussi. Catherine Ngwang, arrivée première plus d’une fois, espère battre le mythe Sarah. Dominique Tedjiozem, double vainqueur et tenant du titre s’entraîne aussi. Sans oublier ses galères de 2005. “ Je me rappelle qu’un garçon bien trapu m’a appliqué un bon coup de poing ”, raconte-t-il. Puis il a ingurgité une eau “ suspecte ”, et s’est réveillé à l’hôpital après 8h de coma. La préparation du Belge Baart Van Dorne rime avec communion dans la belle famille. Il est revenu à Buea avec sa dulcinée et leur fils. A défaut de passer roi de la montagne, il est passé roi du cœur d’une fille du coin.
Le commentateur décrit le mont Fako, ses légendes, et les étapes de l’épreuve. La course part sur des chapeaux de roue. Et les cadors montrent leurs crocs dès le second refuge. Les séquences sont imprenables. L’enchaînement des “ pano ” fait rêver. Et laisse voir l’âpreté de l’épreuve. La pente se raidit. La tension atmosphérique monte. La température baisse. Les doigts et orteils durcissent. Certains athlètes ralentissent. D’autres abandonnent. Comme ce dernier tremblant de froid qui sollicite un morceau de pain et de l’eau chez son confrère. La douleur est visible. Le public se tord de rire. Sarah arrive au 3e refuge sous assistance. En 3e position. Les messieurs les plus rapides ont déjà amorcé la descente. En toute vitesse. C’est une horde de fans qui accueille Sarah à Upper Farm, le quartier au pied du mont. L’escorte se poursuit jusqu’à la ligne d’arrivée. Une ligne que Talla Brunot, son fils a traversé en premier chez les jeunes. Max a bu la tasse. Et affirme s’être préparé pour une distance plus longue. Son père, déçu ne compte pas lâcher prise. Sarah se contente des performances familiales.
En 52 minutes, les réalisateurs américains Steve Dorst et Dan Evans signent une œuvre inédite. Les images réelles sont accompagnées de quelques graphismes. Le tout sur un commentaire en anglais. La version diffusée laisse apparaître des images légèrement aplaties. La conséquence d’une conversion en format 16/9 ? L’œuvre est le premier fruit de la coopération entre la Fédération camerounaise d’Athlétisme (Fca) et la Dorst media works. Probablement pas le dernier selon les espoirs de Ange Sama, président de la Fca. Pour l’instant, il faudra débourser 10 000 Fcfa pour s’offrir le Dvd de “ Volcanic Sprint ” avec un sous-titrage en français.


Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-02-2008

Les déguerpis de Nsam dans les marécages à Mendong

Posté le 14.02.2008 par edouardtamba
Catastrophe de Nsam

Des familles recasées dans les marécages à Mendong

Les populations riveraines au périmètre de sécurité de la Société camerounaise de dépôt pétrolier (Scdp) ont été déplacées sur un autre site. Tout n’y est pas pour le mieux.


“ Croa croa croa ! ” Sonorités d'un concert de crapauds qui accueillent le visiteur sur le site de recasement des “ déguerpis de Nsam ”. Des lotissements viabilisés par la Mission d’aménagement d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maetur), au quartier Mendong. Réseau électrique, routes revêtues de gravillon, terrains numérotés… dans une sorte de vallée, entre le Camp Sic Mendong, et le mont Eloumden. Aux lendemains de la catastrophe de Nsam, des lopins de terre ont été “ réservés ” ici pour recaser les riverains de la Scdp. Des champs de maïs font face à ce domaine. Et des sillons remplis d’eau les entourent. Des cris d’oiseaux se joignent à la symphonie des crapauds. Un bras de la rivière Mefou coule juste à côté.
“ Nous ne venons pas de Nsam, on a acheté le terrain. Demandez un peu là-bas ”, indique un habitant du coin, en pointant une maison à étage aux travaux inachevés. Ici vit Michel Serge Awa, témoin du drame de Nsam, et président du “ Collectif des populations de Nsam recasées à Mendong-Lycée ”. Un tour rapide des lieux en sa compagnie laisse découvrir “ la réalité ”. Des mûrs vieux de un à trois ans sont encore humides, et déjà fissurés. La mousse a rendu le sol verdâtre dans certaines cours. Un de ses voisins a été surpris en voulant déterrer la souche d’un arbre. L’eau a jailli du sol, à moins de 50 cm de profondeur. Ce qui facilite l’approvisionnement en eau d’un fabricant de parpaings à côté. C’est le 4 septembre 2004, que ses voisins et lui ont eu les titres fonciers, au cours d’une cérémonie à la mairie d’Efoulan. Soixante-six familles au total, des indemnités variant de 171 811 201 et 333 685 Fcfa.
A l’occasion, le préfet de l’époque, Pascal Mani, leur avait donné trois mois pour déguerpir. Chacun se serait exécuté à son rythme. “ Ce qui nous a surpris, c’est que deux mois plus tard, des engins sont venus détruire les maisons ”, se souvient M.S. Awa. C’est ainsi pris entre deux feux que les familles se (re)construisent à Mendong. Mais la surprise sera désagréable au moment de creuser les fouilles pour les fondations. “ On creuse à peine 50 cm, et on constate qu’il y a de l’eau ”, lance son voisin. “ On était obligé d’acheter une motopompe et des camions de moellons pour solidifier le sol. La fondation à elle seule a coûté une maison ”, se plaignent M.S. Awa et son voisin. Les populations en arrivent à conclurent que la Maetur les a installé sur des marécages remblayés. Du coup, certains vendent leur lopin et s’en vont voir ailleurs. A peine une trentaine de famille sont restées.
Entre temps, le collectif a initié des requêtes auprès de la Primature. Plusieurs
commissions sont descendues sur les lieux. La dernière a observé que la Maetur a installé une trentaine de familles sur des sols hydromorphes, alors que quarante lots viables n’ont pas été attribués. Pour le collectif, “ la vérité est que cette malencontreuse affaire vient du fait de la Maetur ”, qui “ mise à dos d’avoir commercialisé les lots sur la terre ferme sans l’accord du légitime propriétaire (l’Etat), s’est vue obligée, pour satisfaire à la demande des déguerpis de Nsam, d’empiéter sur le domaine public de l’Etat (…) ” Une extension qu’ils jugent “ frauduleuse et malpropre ”. Conséquences, moustiques, odeurs nauséabondes et crues de la Mefou sont le lot quotidien des populations.

Edouard TAMBA
In Le Messager du 14-02-08

Le gouvernement célèbre les Lions indomptables

Posté le 11.02.2008 par edouardtamba
CAN 2008
Le gouvernement célèbre les Lions indomptables

Fier dans la défaite. C’est probablement le profil qu’a voulu afficher le gouvernement camerounais après la deuxième place obtenue par les Lions indomptables à la Can ghanéenne. Une prestation qui « nous remplit d’orgueil et nous honore », dira Inoni Ephraïm, Premier ministre du Gouvernement camerounais. Ce dernier s’exprime ainsi hier, 11 février 2008. Dans la cour de son domicile. Devant un parterre de membres du gouvernement, de journalistes, photographes et de curieux. Et surtout, en face de l’équipe nationale du Cameroun, et de son staff administratif, technique et médical.
Song « Magnan » Bahanag et ses coéquipiers sont sur leur 31. Cérémonie protocolaire oblige. Idrissou Mohamadou et Mbami Modeste manquent à l’appel. Le parcours de ces Lions constitue un « exploit » pour le Pm. Car selon lui, ils sont allés « jusqu’au bout de l’effort ». Mais « les vicissitudes du sports ne nous ont pas été favorables », relève-t-il. Peut-être parce que la période de préparation aura été « relativement courte », observe le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), Augustin Edjoa. La blessure de Alexandre Song, et l’expulsion de Bikey Amougou y sont aussi pour quelque chose, selon le Minsep.
N’empêche qu’il tire un bilan satisfaisant de l’expédition ghanéenne au cours de laquelle les Lions auront eut « un comportement honorable », malgré quelques difficultés liées aux habitudes alimentaires. « Nous sommes quand même allé jusqu’au bout », note le ministre. Malgré les deux faux pas contre l’Egypte. Pour Magnan, cette deuxième défaite est « une finale qu’on ne devrait pas perdre ». Et de philosopher pour conclure que « le foot a ses réalités que nous ne pouvons pas toujours expliquer ». Il n’oublie pas le public fidèle. « Même en, perdant, on a senti que le peuple était près de nous », reconnaît Song B.
Qu’à cela ne tienne, le mythique capitaine des Lions veut croire en l’avenir. Il affirme que l’équipe est rajeunie à près de 70%. « Il y a la coupe d’Afrique en Angola, et la Coupe du monde en Afrique du Sud », envisage-t-il déjà. La preuve que entre Magnan et les Lions, « the show must go on ».

E.T.

Tsébo “ L’homme de Khartoum ” en détresse

Posté le 30.01.2008 par edouardtamba
Jean-Marie Tsebo. Ca vous dit quelque chose? Il faut avoir vécu pour le connaître. Je n'en sais que ce qu'on m'a raconté. L'histoire a voulu que ce soit l'auteur du tout premier but de l'équipe nationale du Cameroun en Coupe d'Afrique des Nations de football. Un tir d'anthologie à près de 40m des filets. Dans un match qui opposait le Cameroun à la Côte d'Ivoire le 6 février 1970. La même histoire dit encore que c'est ce geste qui réveilla les Camerounais qui finirent par prendre le dessus sur Laurent Pokou et ses coéquipiers par 3 buts à 2. Du coup, Jean-Marie Tsebo fut baptisé "L"homme de Khartoum". 38 ans plus tard, Tsebo broie du noir. Loin de l'ambiance du Ghana. Sans assistance. Je me permet de vous faire lire ci-dessous, le texte de mon collègue Souley ONOHIOLO. Un devoir de mémoire, mais aussi un appel à la solidarité et la compassion. Faites suivre s'il vous plaît.


Jean-Marie Tsébo
“ L’homme de Khartoum ” broie du noir à Yaoundé
Victime d’un accident-vasculo-cérébral, il a perdu l’usage de la parole depuis trois ans.

Quartier Nkomo, au carrefour dit “ les piscines de Dailly ”, à un jet de pierre du mythique bar dancing “ El Dorado Nkomo ”. Sur la véranda d’une maison quelconque, est assis un sexagénaire. L’âme en peine, le corps frêle, le regard et le visage burinés par la douleur et l’amertume, l’homme a visiblement perdu le goût à la vie. Approché, il est sans voix. Le dialogue avec lui se réduit à quelques balbutiements du genre : “ Eh oui ; c’est bien ; Ah je vois ; je ne peux pas ; je ne suis pas bien ; je suis mal ; ça ne va pas ”. Inutile d’insister. La communication ne passe plus.
Monument du football camerounais pour certains, légende vivante de l’équipe nationale du Cameroun pour d’autres, Jean-Marie Tsébo a perdu l’usage de la parole. La belle histoire des prouesses de l’ex-sociétaire de l’Aigle football club de Nkonsamba remonte à il y a 38 ans, à l’occasion de la première participation du Cameroun à une phase finale de coupe d’Afrique des nations de football (la 7e édition) à Khartoum (au Soudan) en 1970. Tsebo Jean-Marie avait laissé une très bonne impression au cours du tournoi.
Grâce à ses services, le Cameroun (dont la sélection ne s’appelle pas encore les Lions indomptables) crée la surprise le 6 février 1970, en dominant la Côte d’Ivoire du terrible Laurent Pokou (3-2). Après avoir désillusionné l’Ethiopie par le même score, la défaite contre le pays hôte, le Soudan (1-2), n’empêche pas les poulains de Raymond Fobeté (1er coach camerounais à avoir conduit l’équipe nationale du Cameroun à sa toute première phase finale de la Can), d’être accueillis en héros. Par sa remarquable prestation, Tsebo Jean-Marie, auteur d’un coup franc victorieux des 40 m à la 34e minute est baptisé “ l’homme de Khartoum ”.

Des promesses
Au moment où la sélection camerounaise (version Lions Indomptables) rencontre l’équipe du Soudan aujourd’hui, le coéquipier de Koum, Gabriel Abessolo, Ndoga, Bassanguen, Essomba, Pascal Owona, Moukouko “ confiance ”, Jean Manga Onguéné et le gardien de buts Atangana Ottou, a mal dans sa chair. Depuis le 5 février 2005, Jean-Marie Tsebo ne s’est jamais remis d’un accident-vasculo-cérébral. “ Il a passé dix jours de coma à l’hôpital de la Cnps. A sa sortie de la réanimation, nous avons passé quatre mois d’hospitalisation. Nous avons déboursé environ une trentaine de millions (dont quatre millions rien que pour les frais d’internement). Nous avons vendu ses voitures, ses biens meubles et quelques hectares de terrain, pour atténuer les dépenses ”, explique l’épouse du footballeur en larmes. Six mois après, le footballeur fait sa 2e rechute.
Mapé Tchuenkam Danielle Yvette, son épouse et son seul soutien qui n’a plus le moindre sou, fait le tour des structures de football. Sans succès. “ A la Fécafoot, le président Iya Mohamed m’a dit trois fois des suites qu’il ne connaît pas Tsébo. Sur insistance de Théophile Abega, le ministre Mbarga Mboa (Minsep à l’époque) est passé le voir. Mais aucune suite à nos doléances. Le ministre Augustin Edjoa nous a fait des promesses ; on attend ”, confie-t-elle.

Coup de cœur
Il y a seulement six mois que “ l’homme de Khartoum ” essaie de faire quelques pas. Les médecins ont prescrit une évacuation sanitaire en Europe, pour une intervention chirurgicale du cerveau. A l’hôpital de la Cnps, on pense que c’est un “ Revenant ”. “ C’est une chance, s’il a survécu de son Avc. Si sa femme n’avait déboursé une fortune, il n’en serait jamais sorti ”, affirme un médecin. Les multiples appels de fonds sont toujours sans suite. Meurtri par la douleur et abandonné à son triste sort, Jean-Marie Tsebo a perdu tout ressort. Il reste à longueur de journée effondré à la véranda de son domicile.
Sa récente rechute d’il y a deux semaines a failli l’emporter. Depuis trois ans, il s’accroche à la vie, en déboursant chaque mois pour ses médicaments, une somme de 150.000 Fcfa. “ Les médecins disent que s’il est évacué, Jean-Marie Tsebo a des chances de s’en sortir. Nous avons besoin des moyens financiers pour cela. Nous en appelons à la générosité des cœurs : l’Etat du Cameroun, les âmes de bonne volonté, les sportifs… Toutes les contributions sont nécessaires pour parachever son traitement ”, conclut l’épouse du footballeur en détresse.

Par Souley ONOHIOLO
In Le Messager du 30-01-2008

Des créanciers traînent la Sic en justice

Posté le 30.01.2008 par edouardtamba
LITIGE
Des créanciers traînent la Sic en justice
Des fournisseurs de services de la Société immobilière du Cameroun (Sic) revendiquent leurs dus au tribunal.

Plus d’un an que ça dure. Des prestataires de services ayant effectué des travaux pour le compte de la Société immobilière du Cameroun (Sic) continuent d’attendre leur du. Certains ont jeté l’éponge. Tandis que d’autres sont devant la justice. C’est le cas de Takoudjou Victor, directeur général de Entreprise générale de construction moderne (Egcm). Ce dernier et ses conseils confrontent leurs arguments à ceux de la Sic devant la Chambre de conseil du tribunal de première instance (Tpi) de Yaoundé – Centre administratif. Le tribunal va devoir rentrer dans le fond du dossier pour départager les deux parties. Une audience est prévue pour mercredi prochain, 30 janvier 2008.

L’affaire remonte au 11 juillet 2006. Date à laquelle Takoudjou Victor saisit la direction générale de la Sic par une requête liée à “ des travaux effectués en 2005 ”. Neuf mois de silence plus tard, il revient à la charge. Relevant que, “ en dépit de ma requête (…) sollicitant le paiement de mes factures en souffrance à la Sic depuis plusieurs mois, je n’ai bénéficié à ce jour d’aucun règlement ”. Le montant des factures en question s’élève à près de 17,5 millions de Fcfa. Sont concernés trente-cinq prestations de plomberie, menuiserie, peinture… dans les logements Sic de Mendong, Messa, Grand Messa, Manguier, Nlongkak II, Hypodrome et Cité-verte. Le Dg de la Sic finit par réagir le 27 juin 2007. “ A la suite de l’audit des factures des fournisseurs de la Sic effectué dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte contre les anciens responsables de la Sic, entame-t-il, nous sommes au regret de vos informer que vos factures ci-dessous énumérées ne peuvent être mises en paiement ”.

Trente factures sont ainsi rejetées pour motifs tels que “ travaux non exécutés ”, “ travaux non réalisés ”, “ inachevés ”, “ travaux non conformes à la demande ”. M. Takoudjou reçoit la nouvelle “ avec peine ”, et ne démord pas. Il insiste auprès de la Sic sur le fait que les travaux ont été réalisés. “ C’est pourquoi, [il] souhaite vivement qu’une délégation composée des experts de la Sic et de l’entreprise Egcm effectue dans les meilleurs délais une visite contradictoire sur les sites de ces travaux ”. Les 25 juillet et 10 août 2007, la Sic reçoit trois “ sommation de payer ” par l’huissier de justice Me Ebode, à la requête de Egcm. La Sic réplique en lui faisant “ observer que vous n’avez apporté aucun élément nouveau de nature à modifier notre position dans ce dossier ”. Et citant au passage le Code des marchés publics et les lois relatives au droit du Trésor pour la sauvegarde de la fortune publique, et au contrôle des ordonnateurs gestionnaires des crédits publics et des entreprises de l’Etat.

Egcm finit par saisir le tribunal de première instance (Tpi) de Yaoundé – Centre administratif. La juridiction délivre trois ordonnances d’injonction de payer, “ exécutoires sur minute et avant enregistrement ” ”, à la Sic. Selon le président du Tpi, la requête de Egcm paraît fondée au regard des “ pièces à l’appui et les dispositions des articles 1 à 18 de l’acte uniforme Ohada portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et voies d’exécution ”. La Sic fait opposition à ces injonctions. La bataille d’arguments qui s’ensuit devant la chambre de conciliation du Tpi débouche sur un procès verbal de non conciliation. Raison pour laquelle l’affaire est désormais devant la chambre de conseil du Tpi. Dans le même temps, Takoudjou Victor et les autres fournisseurs attendent en vain le paiement des factures approuvées par l’audit de confirmation de la dette.


Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 30-01-2008

Le ciel peu s'écrouler

Posté le 30.01.2008 par edouardtamba
Voici une histoire incroyable qui serait arrivée à un monsieur que je ne connais pas. C'est problablement une connaissance proche d'un membre de la belle famille des voisins de son cousin qui a rendue l'affaire publique. Ca m'a tellement wanda que je ne pouvais pas garder ça pour moi seul. Surtout "plus on est de fous, plus on rit". Soyez rassurés, je ne suis pas encore fous. Et vous non plus. Je wanda seulement.


Un homme d´affaires doit se rendre à l´étranger pour quelques jours; il convoque « ALIOU BA », son fidèle domestique, et lui explique la situation :

- « Tu vois, je dois aller à l´étranger quelques jours ; fais bien attention à ce que tout se passe bien ici, et pour n´importe quel problème, appelle-moi. »

- « Oui monsieur, toi pas faire de soucis ».

Après quelques jours, l´homme d´affaires, n´ayant pas de nouvelles, appelle « ALIOU BA » :

- « Ciao, « ALIOU BA », comment ça va?"

- « Tout très mal ! »

- « Pourquoi ? Qu´est-ce qui s´est passé ? »

- « Manche de la pelle cassé »

- « Mais « ALIOU BA », sacrebleu, tu m´as presque flanqué un infarctus. Tu me dis que ça va mal, et ce n´est que le manche de la pelle qui est cassé !? »

Mais, pris de remords, il pense que « ALIOU BA »,pourrait se froisser, et il cherche alors à adoucir le ton :

- « Comment c´est arrivé ? »

- « Oh rien, j´enterrais le chien »

- « Quoi ?! mon chien, que j´aime comme un fils ?! Mais comment s´est arrivé ? »

- « Tombé dans piscine ! »

- « Mais « ALIOU BA », c´est un Terre-neuve, un chien qui nage; comment a-t-il pu se noyer dans la piscine?"

- « Pas d´eau dans piscine, et lui tombé, mort »

- « Mais comment ça, il n´y avait pas d´eau dans la piscine ?! Mais puisque la semaine dernière on a fait le nettoyage et mis l´eau pour l´été ! »

- « Oui mais l´eau prise par pompiers pour éteindre incendie »

- « Incendie, mais quel incendie « ALIOU BA »,?"

- « La maison a pris feu ! »

- « Ma maison ?! Mais comment ça s´est passé ? »

- « Chapelle ardente de madame maman, une bougie près de tenture, tout brûlé . »

- « Chapelle ardente, ma mère est morte ? Mais on a fêté l´autre jour ses 70 ans, et elle était en pleine forme!"

- « Oui, mais hier nuit votre mère n´arrivait pas à dormir, alors allée demander aide à votre femme, mais l´a vue dans le lit avec votre meilleur ami, et elle morte d´infarctus ».

- « Mais enfin « ALIOU BA », ma femme me trahit avec mon meilleur ami? « ALIOU BA », je m´absente 4 jours et ma vie est foutue!... Il n´y a vraiment rien de positif ? »

- « Si, patron, vous souvenir que l´autre semaine, vous faire test pour Sida ? »

- « Oui. »

- « Voilà... ça positif ! »



Quand je vous dis que cette affaire me wanda. Pas vous?[SIZE=14][COLOR=blue]

Anong Adibime menace ses collaborateurs

Posté le 22.01.2008 par edouardtamba
GOUVERNANCE

Anong Adibime menace ses collaborateurs
La 2e conférence annuelle des responsables des services du ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf) s’est tenue le 18 janvier 2008 à Yaoundé.

Tout ne va pas pour le mieux aux Domaines et affaires foncières au Cameroun. Titres fonciers litigieux, domaines publics cédés à des particuliers, logements administratifs occupés par des personnes n’y ayant pas droit, ou sous-loués… Pascal Anong Adibime, chef de ce département ministériel depuis le 7 septembre 2007 s’en dit conscient et veut donner un coup de pied dans la fourmilière. La conférence de vendredi 18 janvier dernier lui a permis de mettre ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés en garde. Une occasion, selon le ministre, “ d’assainir nos comportement pour mieux asseoir les réformes… ”. Ce dernier reconnaît que, quelque fois, les erreurs commises sont dues à l’imperfection de l’homme.

Mais, “ quand on remplit un livre foncier en sautant des pages pour y insérer plus tard des titres douteux… quand on déchire des pages entières dans le livre foncier pour aider un ami Camerounais en difficulté contre un autre Camerounais en son plein droit ; quand dans une recette, on délivre une centaine de quittances pour des opérations différentes, mais portant toutes le même numéro de série ; quand on brise nuitamment des scellés posés par l’autorité administrative pour soustraire furtivement des pièces à conviction ; quand on délivre des titres fonciers sans descendre sur le terrain ; quand on négocie avec des occupants irréguliers des maisons de l’Etat pour percevoir par derrière, un loyer à titre individuel… Lorsqu’on tourne le dos à la norme pour institutionnaliser l’illégal… vous conviendrez avec moi que l’erreur n’est plus humaine ”, déplore le Mindaf.

Selon lui, ce sont là des fautes ayant un caractère criminel. “ C’est un crime contre l’Etat, contre l’administration qui a accepté notre demande d’emploi… ”, reconnait Pascal Anong Adibime. Mais encore, “ c’est un crime contre nous-mêmes ”, pas si éloigné d’un “ crime contre l’humanité ”, estime-t-il. Surtout que, “ pour parler comme chez nous, dit le ministre, les affaires de terrains ne finissent jamais ”. Les conflits générés par ces “ erreurs ” perdureront, “ hypothéquant de manière grave la paix entre les Camerounais qui ne demandaient qu’à jouir du patrimoine familial ou acquis ”. Pour que cesse toutes ces récriminations contre les fonctionnaires du Mindaf, le ministre souhaite un retour à l’orthodoxie. Cette orthodoxie passe, selon lui, par le respect strict des textes, l’assainissement de l’environnement et des comportements…

Des mesures qu’il semble avoir prise depuis le 26 novembre dernier. L’on se souvient qu’à cette date, le Mindaf avait lancé une “ opération de déguerpissement forcés des occupants illégaux des logements administratifs ”. Ensuite les locaux des services de ce ministère, dont le Cadastre, avaient été scellés le 10 décembre dernier dans quelques villes. Entraînant le limogeage du délégué provincial du centre et de quelques autres responsables. Ces derniers attendent encore de savoir à quelle sauce ils seront mangés. Tandis que d’autres anciens commis de l’Etat continuent d’occuper abusivement des logements administratifs. Leur déguerpissement était sensé reprendre le 16 janvier dernier. Le dénouement finira bien par dire si les discours de Pascal Anong Adibime vont au-delà des promesses politiciennes.



Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 21-01-2008

Africom pour mieux conquérir l'Afrique

Posté le 19.01.2008 par edouardtamba
GEOSTRATEGIE

Les Etats-Unis repensent la conquête de l’Afrique
L’Ambassadeur Mary Carlin Yates a donné une vidéoconférence le 16 janvier 2008, sur le commandement des Etats-Unis en Afrique (Africom).



Que cherchent les grandes puissances en Afrique ? Des observateurs avertis pensent qu’elles y voient de sérieux enjeux pour la pérennisation de leurs puissances économiques et militaires. Mais, « ce n’est pas dans nos intentions d’avoir une base militaire dans le golf de guinée », se défend l’ambassadeur Mary Carlin Yates. Surtout que certains médias ont annoncé la présence d’une base sous-marine dans la zone. Ce 16 janvier 2008, M. C. Yates, donne une vidéoconférence depuis Paris, sur le nouveau commandement des Etats-Unis en Afrique appelé Usafricom, ou Africom. On y apprend que c’est le résultat d’une réorganisation des structures internes du commandement de l’armée américaine.
Cette réorganisation a conduit à la mise sur pied d’Africom, pour la gestion des relations entre l’armée U.S. et 53 pays du continent africain. Exception faite de l’Egypte qui gardera sa « traditionnelle relation » avec le commandement central basé aux Etats-Unis. Selon M. C. Yates, par ailleurs adjointe du commandant pour les activités civilo-militaires, Africom serait plus à même d’aider « le département de la défense et les autres services du gouvernement américain à travailler de concert, et avec les partenaires, d’atteindre un environnement plus stable », pour la croissance économique et la stabilité politique. Pour y arriver, le pays de l’oncle Sam prévoit de multiples programmes d’assistance et de formation dans les domaines militaires et civils. Maintien de la paix, surveillance des frontières maritimes, aide à la gouvernance, santé… et développement économique sont au menu.

intérêts
Un budget de 75 millions de dollars américains a été arrêté pour la période allant du 1er octobre 2007 au 30 septembre 2008. M.C. Yates, le nouveau commandement ne remettra pas en cause les accords militaires bilatéraux existants entre des pays africains et les Etats-Unis. Africom n’a pas un siège unique en Afrique. Ainsi, le personnel sera réparti à travers plusieurs villes de l’Afrique. Pour l’instant, Africom est basé à Stuttgart en Allemagne, ou il dépend de commandement des Etats-Unis en Europe (Eucom). Et le général, Africain-Américain, William E. Ward en assure le commandement depuis le 1er octobre 2007. IntérêtsLa forte présence militaire américaine à Djibouti amène à penser que c’est un candidat sérieux au futur siège de ce commandement sur le continent noir. La création de Africom a été annoncée le 1er février 2006, mais il était en gestation depuis l’ère Clinton. Les stratèges américains souhaitant que l’Afrique ne soit plus « gérée » au travers de Eucom.
Pour Dr Alain Fogue, panéliste de la conférence, Africom est un instrument pour la défense des intérêts U.S. Tout comme le programme Recamp mis au point par les français. Ce qui selon lui est « légitime », face à la « cécité géostratégique » des pays africains. Cette interprétation rejoint celles d’autres spécialistes. Ils voient en Africom d’abord un moyen de lutte contre le terrorisme afin de contenir Al Quaïda et les groupes salafistes du maghreb. Mais aussi, un instrument de géopolitique pour contrôler le golf de Guinée et ses richesses pétrolières. Ou encore un outil de compétition économique pour faire face à la Chine, l’Inde et l’Union européenne sur les marchés d’Afrique. Des thèses que rejettent évidement M. C. Yates. Africom « ne serait pas destiné à faire la guerre (…) Aucune nouvelle base ne sera créée dans le continent africain et aucun nouveau contingent de soldats américains n’y sera envoyé », soutient-elle.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 21-01-08
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus