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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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30.04.2007
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La Cour d’appel rattrape 12 accusés dans l’affaire Feicom

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
AFFAIRE FEICOM

La cour d’appel du Centre a rendu son verdict dans le cadre de l’affaire de détournement de deniers publics au Fond spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). Des peines revues à la baisse.

La Cour d’appel rattrape 12 accusés


« Il y a encore quoi ici ? », s’interroge un vendeur de canne en sucre mercredi dernier. Ce dernier ne comprend pas qu’à 18 heures, il y ait encore autant de monde dans, et autour, de la grande salle du Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi. La foule est venue vivre en direct, le dernier épisode du feuilleton « Ministère public et Feicom contre Ondo Ndong et les autres », version Cour d’appel. Depuis environs 8 heures chrono, Mme Mangue Berthe, présidente du tribunal, monologue. Après avoir relu intégralement le jugement n° 371 rendu par le Tgi, le 27 juin 2007, elle en vient « aux choses sérieuses ». Le jugement sur les culpabilités des trente un accusés concernés. Dix-huit sont présents sur les bancs à eux réservés. Tous calmes, et têtes baissées.

C’est alors que le ciel s’abat sur certaines de ces têtes. Edjang Marie Carine, Elessa Soppo Grâce, Ngo Bayanack Florentine, Kooh Berthe, Edmond Medjo, Mibe Célestin, Ndoukan Pierre… Douze personnes au total qui avaient été déclarées non coupable par le Tgi. L’épervier de la justice vient de les rattraper. Une rumeur sourde parcoure la salle. Parents et connaissances murmurent leurs désapprobations. Certains sanglotent. Tout le contraire de l’ambiance du côté de Tchuinte Nantchouang Dieudonné, condamné à 20 ans de prison ferme par le Tgi. Selon la présidente, il « ne saurait être retenu » pour détournement de denier public et est par conséquent déclaré « non coupable ». Sa fille, d’abord crispée, expire bruyamment. « Merci seigneur », lance-t-elle avant d’aller crier se joie hors de la salle, avec sa mère (épouse de l’accusé), et d’autres parents.

Tchuinte Nantchouang, la tête toujours baissée, semble impassible. Ses treize (13) autres compagnons de détention n’auront pas le même bonheur. Tous restent dans les liens de la prévention. « Nous ne vous demanderont pas d’aggraver leurs peines », lance le procureur général. Selon lui, ces personnes déjà déclarées coupables par le Tgi se sont bien comportées pendant les débats. « Ondo Ndong a reconnu avoir usé des missions fictives… », relève le Ministère public. Quand au groupe des douze cités plus haut, ce dernier demande « l’emprisonnement à vie avec mandat de détention » pour les présents. Les femmes de ce groupe n’arrêtent de faire des va-et-vient entre le banc des accusés et l’urinoir à l’air libre. Elessa Soppo finit par craquer. Elle éclate en sanglots, et rêve que Paul Biya viendra les sortir de la culpabilité.



26 milliards de Fcfa

La plaidoirie sur les circonstances atténuantes laisse place à des sermons et autres discours émotifs. « Je suis innocent, aussi vrai que Dieu existe », clame Edmond Medjo. « Je n’ai dit que la vérité », poursuit Ze Abel Ruben. « Je vous fais confiance. Comme je fais confiance à celui qui a mis en place ce système judiciaire. Ce n’est pas vous qui allez me juger (…) C’est Dieu », conclut l’ex directeur général du Feicom, Emmanuel Gérard Ondo Ndong. La collégialité des juges prend une pause d’environ deux (2) heures. Et revient annulé le jugement de la Tgi, pour des motifs tels que « violation de la loi »… Puis tombent les peines. Ondo Ndong en prend pour 20 ans de prison ferme, soit 30 ans en moins que la dernière peine. L’ex contrôleur financier, l’ex agent comptable, l’ex directeur des finances et du matériel, passent de 48 à 15 ans de prison ferme. L’ex caissier principal, écope de 10 ans. Tout comme le prestataire Aaron Kaltjob, Bityé Bi Ebanga, Mibe Célestin…et la presque totalité des personnes autrefois acquittées.

Seule Mme Omballa née Ablavie Koffi voit sa peine confirmée à 10 ans de prison ferme. « Je félicite la justice camerounaise. J’étais condamné pour 10, et on a maintenu ma condamnation. Je n’irais pas à la cour suprême. Ca sert à quoi ? D’ailleurs je n’ai pas les moyens. Je n’arrive même pas à manger en prison. Je suis victime d’un acharnement de Akoa [Camille Philippe Akoa, directeur général du Feicom, ndlr] », se plaint-elle. Ses compagnons de détention et elle devront verser 25,850 milliards de Fcfa au Feicom pour préjudice matériel. Et 100 millions de frais de procédure. Leurs biens seront saisis, de même qu’ils se voient déchu de leurs droits civiques. Ils ont jusqu’au 26 avril prochain pour se saisir la Cour suprême et contester la décision de la Cour d’appel du Centre. Ce que promet déjà Me Nguini, conseil de Bessala Nsana. Quand à Evina Bidoung, Ngotcho Nyamsi, Ekomesse Luc Albert, Ndode Jeremiah et Onana Janvier, ils restent libres.

Par Édouard TAMBA

In Le Messager du 18-04-08

Déclarés coupables par la Cour d’appel


1-Ondo Ndong Emmanuel Gérard, 62 ans : 20 ans (Tgi 50 ans)
2- Mbella Moise, 48 ans : 15 ans (Tgi 48 ans)
3- Nguema Ondo Dieudonné, 51 ans : 15 ans (Tgi 48 ans)
4- Bessala Nsana Jean, 50 ans : 15 ans (Tgi 48 ans)
5- Ketchami Charles, 52 ans : 10 ans (Tgi 35 ans)
6- Bitye Bi Ebanga Roseline Bertille, 35 ans : 10 ans ( Tgi 20 ans)
7- Zé Zé Justin, 47 ans, (En fuite) : 20 ans (Tgi 30 ans)
8- Mme Omballa née Noviabla Ablavie K. Elisabeth, 41 ans : 10 ans (Tgi 10 ans)
9- Angué Carine, 30 ans, (en fuite): 20 ans (Tgi 25 ans)
10- Monébang Eto Alain, 37 ans, (En fuite) : 20 ans (Tgi 30 ans)
11- Peh VI Daniel Gauthier, 57 ans, (En fuite) : 10 ans (Tgi 40 ans)
12- Kaltjob Aaron, 68 ans : 10 ans ( Tgi 20 ans)
13- Ndéma Assounou Bonaventure, 36 ans, (En fuite) : 20 ans ( Tgi 25 ans)
14- Ze Abel Ruben, 47 ans : 10 ans ( acquitté par le Tgi)
15- Medjo Edmond, 52 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
16- Olinga Mvogo, 57 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
17- Ndjomo Nomo Venceslas, 67 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
18- Ndoukan Pierre, 52 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
19- Mibe Célestin, 65 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
20- Ngo Bayanack Clémentine, 38 ans : 10 ans (acquittée par le Tgi)
21- Edjang Marie Carine, 35 ans : 10 ans (acquittée par le Tgi)
22- Elessa Soppo Grâce, 47 ans : 10 ans (acquittée par le Tgi)
23- Etoga M. Gabrielle Epse Kouamidjo, 44 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
24- Kooh Berthe, 50 ans : 20 ans (acquittée par le Tgi)
25- Abessolo Eyi : 10 ans (acquitté par le Tgi)


Déclarés non coupables par la cour d’appel


1- Tchuinté Namtchueng : Condamné à 20 ans par le Tgi
2- Ngotcho Nyamsi épouse Ndanfeu ;
3- Evina Bidoung Georges ;
4- Ekomesse Luc Albert ;
5- Ndode Jeremiah ;

6- Onana Janvier



--

Les curiosités de l’affaire Feicom en justice

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
AFFAIRE FEICOM

Chronique d’un procès truffé de curiosités

L’affaire Feicom relève de l’inédit dans la justice Camerounaise. Trente deux (32) personnes avaient été appelées à comparaître devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi. Après l’ordonnance de renvoi, la première audience eu lieu le 14 novembre 2006. Le 28 juin 2007, presque huit mois après le début, Mme Noah Ebella Marie, présidente du Tgi, tranche. Quatorze (14) personnes condamnées, à 10 à 50 ans de prison. Elles devaient verser près de 14 milliards de Fcfa au Feicom. Et dix-sept (17) autres personnes s’en étaient sorties non coupables.

Le 25 septembre 2007, la saga « Ministère public et Feicom contre Emmanuel Gérard Ondo Ndong et les autres », reprend. Cette fois devant la Cour d’appel du Centre. Mme Mangue Berthe préside les audiences. Sept mois pus tard, cette juridiction tranche. Vingt-cinq (25) personnes sont déclarées coupables. Dont onze qui s’étaient vues acquittées par le Tgi. Les peines varient de 20 à 10 ans. Et, le préjudice subi par le Feicom s’élève à près de 26 milliards de Fcfa. La Cour d’appel a eu la main moins lourde. Certains condamnés vont se pourvoir en cassation. N’empêche que du Tgi à la Cour d’appel, bien de curiosités persistent.

En témoigne les observations des avocats et condamnées. « Je n’étais pas seule », se défend Mme Omballa Née Noviabla Ablavie Koffi durant la plaidoirie pour les circonstances atténuantes. Cette dernière vient de voir sa peine de 10 ans maintenue. Ce pour faux et usage de faux en écriture publique et privée, et détournement de deniers publics. Elle a reconnu avoir été recrutée au Feicom grâce à un baccalauréat contrefait. Dame Omballa révèle que cinquante personnes avaient été débusquées au Feicom avec de « faux diplômes », en même temps qu’elle. « Il y a avaient des femmes et les enfants des grands de ce pays. Ils sont partout là, surtout à la Cnps », révèle-t-elle, amère. Et de se demander pourquoi on ne les a pas poursuivi aussi.

Dans le même cadre, Mme Ellessa Soppo Suzanne Grâce, ex sous-directeur du budget, des marchés et contrats, condamnée à 10 ans de prison ferme, se pose les mêmes questions. Elle est condamnée pour avoir pris part à une opération de reprise de véhicules avec la Cami Toyota. La condamnée avoue son ignorance quant aux aspects technique de la transaction. Et elle demande pourquoi la Cami Toyota n’a pas été appelée à comparaître, au moins pour expliquer l’opération jugée frauduleuse.

Dans ce procès, des personnes ont été retenues dans les liens de la prévention pour avoir bénéficiés d’aides financières irrégulières. D’autres, n’ont jamais été inquiétées. Notamment la fondation Chantal Biya, Gervais Mendo Ze, Roger Milla… Il est reproché à Ondo Ndong d’avoir accordé des aides à des membres du Conseil d’administration tels que Lekene Ndonfack, Emile Andze Andze… Ces derniers n’ont jamais appelés à comparaître. Encore moins Koungou Edima Ferdinand, président du Conseil d’administration, et le reste du Conseil d’administration qui validait la gestion de l’ex Dg. Pour se défendre, on parle ici de l’opportunité de poursuite dont jouit le procureur. Curieux !

Par Édouard TAMBA

In Le Messager du 18-04-08

Recit d’une journée noire d’événements

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
Quelle journée !!!

Garder ça pour moi ? Non ! Je ne peux pas. Ca me démange, tellement j’en ai souffert. Et pourtant tout avait bien commencé ce matin du mercredi 9 avril 2008. Un petit déjeuner comme je n’en prends presque jamais. Et une entrevue plus que fructueuse avec M. mon père. J’en avais le sourire d’une oreille à l’autre. Et je ne vis pas que les heures s’écoulaient. Du coup je me mets sur mon 31, et cap sur mon lieu de service. J’y arrive nyangalement vers 11h. La secrétaire répond à mon bonjour en me tendant une enveloppe. Je lui lâche un gros merci, convaincu qu’il y a de bonnes nouvelles. Je suis tellement obnubilé par le bon début de la journée que je manque de voir le sourire en coin de cette dernière. Et quand j’ouvre l’enveloppe qui en fait n’était pas fermée : krack boom ! Ah la coquine. Elle le savait.

D’ailleurs, c’est elle qui a du imprimer ce truc là. Je n’en reviens pas. Une demande d’explication. J’ai 24h pour « expliquer » mon absence « injustifiée » à la réunion du matin. « Mamy wata ! », m’exclame-je à voix basse. Comment ai-je pu oublier qu’il y avait une réunion très importante ce matin. Le genre de chose qui ne m’arrive jamais. Je viens là d’alourdir mon dossier disciplinaire. Un dossier pas très léger à la vérité. Je m’assois donc et bafouille en écrit des excuses du genre impératif d’ordre familial et bla bla bla… Quelle baffe ! Entre 12h et 19h, je fais profil bas. Je perds aussi l’usage de la parole. Je reçois des instructions aux environs de 19h15 qui m’obligent à rester seul à l’agence. Y a même pas moyen de placer un mot pour me soustraire. Merde !

Je me mets donc au travail. A peine cinq minutes de pianotage frénétique sur mon clavier et driiiiiiiiing. Je suis sollicité sur mon téléphone cellulaire. Une source (que je tiens à ne pas voir tarir de sitôt) me file une info de chez info. « Gars, on amène les gens là au parquet ». Encore ? Et ma source de préciser que cette fois ce n’est pas le dilatoire, « quelque chose va se passer ». Je laisse donc tout tomber. Même ma mauvaise gueule d’indiscipliné sanctionné. En route pour le parquet. Le lieu est envahi par la foule. Des parents et connaissances des « gens » signalés plus haut. Ces « gens » sont entendus par le Monsieur le procureur de la République (ou un de ses substituts). Ca commence à durer. 1, 2, 10, 60…120 minutes. Et ce n’est pas fini. Monsieur le procureur de la République a délivré à 12 de ces « gens » un réquisitoire introductif d’instance (je ne sais pas ce que ça veut dire).

De toutes les façons, les gens en question se dirigent chez le juge d’instruction. Ca dure encore deux heures. Le climat se « glacifie ». Les membres de la famille sanglotent. Certains maudissent la police, le pouvoir en place et tutti quanti. Moi quoi là dedans. J’envois seulement les infos (par téléphone) à ma rédaction. C’est autour de minuit que le verdict tombe. Détention préventive pour onze de ces « gens ». Au moment de filer cette info (toujours par téléphone), j’apprend que le journal est déjà parti à l’imprimerie. Malchance ! Le temps, le froid, le crédit de mon cellulaire… pour des clous. C’est donc à minuit passé que je commence à stopper le taxi en direction d’un quartier qui n’est pas la porte d’à côté. « 400 Mendong », fais-je pompeusement et sans succès.

Un couple me rejoint dans cette galère en face de la Sonel Centrale. D’où ce qu’ils sortent à pareille heure ? Allez savoir. En tout cas, la fille va aussi à Mendong. Les enchères baissent. Un taxi nous emmène à 250 F par tête. Un accident vient de se produire à moins de 200m du lieux de départ. Un motocycliste gît au sol. Sa moto est coupée en deux. Guidon, roue avant et réservoir d’une part. Le reste de l’autre. Le conducteur du véhicule impliqué dans l’accident est penché sur le motocycliste. Pas le temps de savoir s’il respire encore. Notre chauffeur met les pleins gaz. C’est au niveau de Olézoa qu’il me vient à l’esprit de vérifier que j’ai des jetons pour payer le taximan. Que nenni ! J’ai plutôt des billets. Un de 5000 Fcfa, et un autre de …5000Fcfa. Merde !

« Chauffeur, je viens de me rendre compte que je n’ai pas de petite monnaie. Vraiment…excuse moi, j’ai 5000 ! », lâche-je avec douceur et politesse. « Ah bon ! J’espère qu’il n’est pas encore minuit, on va essayer de faire la monnaie dans une station », rétorque-t-il. Ouf ! J’ai cru un instant qu’il allait me virer de sa voiture. Maintenant je prie pour qu’il y ait des stations-service ouvertes. Texaco Olezoa fermée. Mobil (Oil Lybia je voulais dire) Olezoa, hors-service. Texaco Nsimeyong fermée. Peut-être que Dieu est allé au petit coin. Si c’est le cas, faut qu’il se dépêche, vu que l’avant-dernière station-service du parcours est à moins de 2Km. Mais au niveau du Carrefour Acacia : BOOM. La roue arrière droite du taxi vient de tomber dans une bouche d’égout béante. Sans couvercle. Notre chauffeur manœuvre et sort du trou. Fin de parcours. La roue et ses accessoires sont « kapout ». Merde !

A moins d’un Km de Oil Lybia Rond-point express ? Tous les commerces des environs sont fermés. Sans demander son reste, le taximan nous abandonne là. Et ma voisine (de taxi et de quartier) de me proposer d’emprunter un taxi, et on verra une fois à destination. Je n’ai d’autre choix que d’accepter la proposition. Encore qu’elle n’a rien d’indécent. « Ca va ici chauffeur », crie ma voisine, à plusieurs centaines de mètres de ma destination. « J’ai payé pour vous hein ! Ca va », me dit-elle en descendant. « Mais je …izdhiehdfefhroighlek²… enfin, merci ! Et passez une bonne nuit ! », réussis-je à bredouiller. « Merci », murmure-t-elle avant de s’éclipser dans la pénombre. Ne me demander pas comment elle s’appelle. Je ne suis même pas sûr de pouvoir la reconnaître en route. Une fois à la maison, Merde !

J’ai oublié mes clés au bureau en me précipitant au parquet. Décidément. Ma petite sœur à un double, mais je découvre qu’elle est en vacance chez une tante. Me voilà donc squatteur chez… Bande de curieux. Je ne vous dévoilerais pas le lieu de mon sommeil. Toujours est-il que j’ai dormi. Je me suis réveillé le matin. J’ai pris une douche speed. J’ai rediffusé mes fringues de la veille sur moi. Et j’étais le premier à pointer son nez à l’agence. Evitant au maximum de prendre la parole. Histoire de digérer en solo mes malheurs de la veille et en me disant que ça aurait pu être pire. What a day!

Edouard

Abah Abah, Olanguena Awono… inculpés

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
EPERVIER II

Abah Abah, Olanguena Awono… inculpés

Les personnalités interpellées le 31 mars denier à Yaoundé ont été transférées de la Direction de la police judiciaire à la prison centrale de Yaoundé aux premières heures d’hier. L’information judiciaire prend la relève de l’enquête préliminaire.

La prison centrale de Yaoundé a de nouveaux pensionnaires. Il s’agit principalement de l’ex-ministre de l’Economie et des finances, Polycarpe Abah Abah, et l’ex-ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono. Neuf de leurs anciens collaborateurs font partie de la bande. Il s’agit notamment des secrétaires permanents des comités nationaux de lutte contre le sida (Dr Maurice Feuzeu), le paludisme (Dr Raphaël Thérèse Okala), et la tuberculose (Dr Wang), et d’autres responsables du Trésor public, de la direction des Impôts et du ministère de la Santé publique, parmi lesquels trois (3) femmes.
“ Ils sont arrivés ici vers 1h du matin ”, apprend-on à la Prison centrale de Yaoundé (Pcy). “ Les femmes ont été envoyées au quartier 5, et les hommes sont dans les quartiers 11 et 12 ”, précise notre source. Comme il est d’usage ici, les onze (11) prévenus ont été auscultés par le staff médical de la Pcy. Leurs parents se bousculent déjà pour leur apporter à manger. Tandis que les avocats se préparent pour la suite des événements. Leurs clients étant pour l’instant en détention préventive. C’est le 9 avril dernier, aux environs de 23h 40 que ces personnes ont été fixées sur leur sort. A l’issue d’une audition de près de deux heures d’horloge devant le juge d’instruction.
Tout y commence autour de 19h30 lorsqu’on extrait les quatorze détenus des cellules de la direction de la police judiciaire (Dpj). Le premier stop a lieu au bureau du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Une centaine de parents, connaissances, curieux et policiers en civil attend à l’extérieur. Les détenus sortent du bâtiment vers 21h20. On apprend alors que le procureur de la République a ordonné la relaxe du secrétaire permanant adjoint du Comité national de lutte contre le sida, et le chef du service administratif et financier du même Comité. Les douze autres personnes s’engouffrent dans les cars de la police, en direction des services du juge d’instruction à quelques 200m du parquet.
Les lamentations des femmes reprennent de plus belle. Une dame lève ses béquilles et maudit les policiers. Ces derniers font une ceinture de sécurité pour tenir la foule à bonne distance. Quelques personnes “ tuent le temps ” en avalant des bouteilles de bière vendue à côté ou en pérorant sur l’issue de l’audition. L’ambiance est subitement troublée par une explosion de joie. “ Merci seigneur ! On est nous sortis sur ça ! Jésus Christ, tu es merveilleux ”, lance une dame, avant d’entonner un cantique de louange à Dieu. Et pour cause, le magistrat instructeur vient de “ libérer ” une prévenue : Mme Mbadjon Chantal. “ Ca ne m’étonne pas. Les instructions sont venues de la présidence pour qu’on la relaxe, elle travaille là-bas ”, commente un curieux. En effet, Mme Mbadjon y est en fonction comme chargée d’étude.
Une source proche du dossier laisse entendre que cette dernière a été inculpée, mais se présentera libre devant le juge d’instruction. L’ex-trésorier payeur général de Yaoundé, Etogo Mbezele Luc Evariste, bénéficie de la même mesure. Leurs compagnons de détention n’auront pas la même chance. Tous embarquent vers 23h 30 dans les cars de la police. “ Ils ont tous été mis en détention préventive et inculpés ”, indique un avocat qui précise qu’ils savent désormais ce qui leur est reproché. Leur départ du parquet pour la Pcy est encore suivi de cris et pleurs. C’est à partir de ce nouveau lieu de détention qu’ils seront sollicités pour l’information judiciaire ouverte par le magistrat instructeur.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 11-04-2008

Le parquet prolonge les séjours des prévenus à la Pj

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
EPERVIER II

Le parquet prolonge les séjours des prévenus à la Pj

Abah Abah, Olanguena Awono et leurs compagnons de détention ont encore passé la nuit dans les cellules de la Direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. Mais avant de dormir, ils ont tous fait un tour au parquet du Tribunal de grande instance du Mfoundi. C’est aux environs de 19h qu’ils sont arrivés sur les lieux. Sous forte escorte des éléments des équipes d’intervention rapide (Esir). Une centaine de parents, connaissances et curieux est déjà sur les lieux. Certains ne s’empêchent pas de pleurer. Les prévenus descendent des deux cars de type Toyota Hiace qui les transportent. Les pleurs et cris redoublent d’ardeur à leur vue. Abah Abah, vêtu d’un costume sombre et d’une chemise blanche, les gratifient d’une geste de la main.

Les détenus s’engouffrent dans le bâtiment, en direction du bureau du procureur de la République, Ntamack Fils. S’ensuit des piles de documents liés aux enquêtes dont ils font l’objet. Un cameraman de télévision nationale se voit dessaisi de caméra de force. Et lui-même est amené manu militari dans le bâtiment. La police veille à l’extérieur. Ce dernier, ressort du bâtiment un quart d’heure plus tard. Sans la caméra. « C’est le procureur de la République lui-même qui a demandé de prendre la camera. Je n’ai rien filmé de mauvais. On a vu les images ensemble. Je filmais seulement dehors », explique-t-il, encore sous le choc. Un mouvement de policier interrompe ses explications. « Il n’y a rien hein ! On les ramène à la Pj », lance une avocat à une connaissance dans a foule. « Ils rentrent à la Pj pour complément d’enquête », apprend-on d’un avocat.

Selon lui « les éléments présentés au procureur de la République ont été jugés insuffisants » par ce dernier. L’avocat pense que « c’est l’illégalité qui se poursuit ». Les détenus apparaissent ensuite au perron du bâtiment. Olanguena Awono et ses ex collaborateurs prennent place dans un des cars. Idem pour l’ex Minefi dans l’autre car. Un Suzuki 4×4 de la Surêté nationale prend la tête du groupe de véhicules, suivi des deux cars et d’un pick-up chargé des éléments des Esir, armés. Et c’est en trombe qu’ils prennent le départ. Leur passage devant la foule déclenche à nouveau des cris et lamentations. « Woooyoooh ! », « On les amène où ? »… Certains n’hésitent pas à proférer des injures à l’endroit de policiers.

C’est depuis la Dpj que cette ambiance de quasi-deuil est observable. Ces proches des détenus y ont débarqué vers 13h, hier. Informé que les détenus étaient sur le point d’être déféré devant le parquet. Durant 5h d’horloge, ils attendent. Déchargeant leur colère sur les policiers. « Wèèèh ! Pourquoi vous faites tout ça ? Ils ont tué qui ? », se lamente une dame à chaude larme. Et un autre de rétorquer : « Laissez-les. N’est-ce pas vous avez déjà modifié votre constitution… » Insuffisant pour arrêter policiers. Et le suspense joue les prolongations.

Edouard TAMBA

Des militaires enlèvent un Nigérian à Yaoundé

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
BAGARRE

Des militaires enlèvent un Nigérian à Yaoundé

Pour une affaire de téléphone portable

Le quartier Essos à Yaoundé a connu des heures chaudes, lundi 7 avril 2008. Plus précisément entre le marché et le lieu-dit “ Apollo bar ”. Au finish, une personne enlevée pour une destination inconnue, des victimes portant des ecchymoses, et des commerces fermés. Ce, à cause d’un téléphone portable qui aurait disparu. L’affaire est sur toutes les lèvres dans les parages. “ Les militaires frappaient tout le monde ici. Les passants, les taximen et tous ceux qui demandaient ce qui se passe ”, se souvient Ndengue Christine. Les bidasses ont commencé par le responsable du salon de coiffure “ Koko Magic ”. “ Il voulait donner un coup de tête à mon patron. Mais il l’a raté et a plutôt frappé le mur avec son front et il s’est blessé ”, relate une coiffeuse.
Le militaire et son collègue appellent ensuite du renfort. C’est alors que débarquent cinq ou six autres, selon les témoignages. “ Ils avaient une petite voiture blanche et un car ”, racontent quelques témoins. “ J’ai été brutalisé parce que je faisais mon travail. J’informais les confrères de Canal 2 et Radio Siantou par téléphone ”, signale Christine. Alors qu’elle téléphone, deux des militaires s’en rendent compte et lui foncent dessus. Elle prend d’abord une torgnole au visage et manque de se renverser. “ C’est la maman-ci qui a bloqué le deuxième qui voulait me frapper ”, poursuit Christine, désignant une femme. Le mécanicien d’à côté n’a pas eu la même chance. Léo, comme on l’appelle ici, dit avoir été roué de coups.
Ses vêtements portent des tâches de boue. Il a une égratignure sanguinolente sous l’œil gauche. L’intérieure de sa lèvre inférieure est écorchée. C’est à cet endroit qu’il a pris le premier coup. “ Je suis venu leur expliquer que je suis le responsable de la maison. Ils m’ont dit qu’ils n’ont pas affaire à moi (…). Puis l’un a dit qu’il allait me battre si je continuais à parler. Et il m’a donné un coup de poing ici ”, se souvient Léo, montrant sa bouche malmenée. “ Je ne peux pas laisser ça, je m’en vais porter plainte ”, tempête-t-il. Quant à Koko, le propriétaire du salon, l’incertitude règne. “ Ils l’ont tabassé et ils l’ont emmené dans leur voiture. On ne sait pas où il est, et son téléphone ne passe pas ”, se plaint son employée.
D’après elle, tout serait parti d’une affaire de téléphone portable disparu dans le salon de coiffure. Une fille vivant dans les alentours déclare y avoir perdu son téléphone cellulaire le soir du 7 mars 2008. “ La fille qui a provoqué tout ça habite là à côté. Elle vient souvent ici perdre le temps. On est déjà comme la famille, puisqu’elle se coiffe ici gratuitement et elle nous aide souvent quand il y a beaucoup de clients ”, explique une employée du salon de coiffure en question. “ Le 7 mars, elle est venue se coiffer. Comme il y avait beaucoup de monde, on lui a demandé d’attendre, et de nous aider. Après, elle est revenue le lendemain nous dire que son téléphone a disparu ici ”, poursuit la coiffeuse.
Elle aurait ensuite accusé les personnels du salon, et revendiqué son bien. “ Elle harcelait Koko tout le temps à cause de ce téléphone ”, se rappelle Léo. Las d’attendre, elle aurait fini par solliciter son copain militaire pour une expédition punitive. Une thèse qui ne fait pas l’unanimité. “ Nous ne voulons pas être mêlés à cette affaire. Allez là-bas où on vous a raconté des mensonges. Ils ont volé le téléphone de Toutou. Un Samsung avec camera et ordinateur ”, lance une fille énervée. “ En tout cas, elle n’habite pas ici. Voilà sa maison et elle n’est pas là ”, tranche une autre, indiquant une autre baraque située non loin. Affaire à suivre…

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 08-04-2008

La garde à vue joue les prolongations pour Abah Abah et les autres

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
EPERVIER II

La garde à vue joue les prolongations

Les personnalités interpellées le 31 mars 2008, sont toujours détenues à la Direction de la police judiciaire à Yaoundé. Le dénouement des enquêtes préliminaires reste attendu

La garde a baissé d’un cran à l’extérieure du bâtiment de la Direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. Les policiers en armés ont disparu. Et les usagers circulent presque normalement depuis jeudi dernier. Urbain Olanguena Awono, Polycarpe Abah Abah et certains de leurs anciens collaborateurs respectifs y sont toujours détenus. « Ils ont pris certaines dispositions », reconnaît Me Mong Antoine Marcel, l’un des conseils de Olanguena Awono. Ce pour améliorer les conditions de détentions de ces détenus. La police aurait entrepris à ce propos, de remplacer les vitres cassées des fenêtres des cellules, et de réparer les toilettes. Mais, « à l’heure actuelle, il est illégalement détenu », relève Me Nouga en ce qui concerne l’ex ministre de l’Economie et des finances. Selon lui, la garde à vue prorogée mercredi dernier prenait fin au soir du vendredi suivant.

On n’est pas de cet avis du côté de la Direction de la police judiciaire (Dpj). Des sources ici se défendent en disant avoir oublié de notifier la prorogation de la garde à vue du Minefi. L’acte en question aurait été oublié du côté des services du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Ce qui n’est pas le cas pour l’ex Minsanté et d’autres détenus. « Ils ont prorogé les gardes à vue », affirme Me Mong Antoine Marcel. Selon lui, son client pourrait être déféré le procureur de la République « d’ici mardi [08-04-08, ndlr]». En attendant, Me Nouga et ses confrères comptent saisir la justice ce jour pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme la « détention illégale » de leur client. De même que la Cameroon radio and television (Crtv) est dans leur collimateur.

Les avocats et la Crtv

« La Crtv fait des appels au peuple pour condamner notre client », se plaint me Nouga. « On envisage une réaction contre cet organe de presse », projettent les avocats de l’ex Minefi. Les conseils des autres détenus sont tout aussi indignés. « On a fait une lettre de protestation à un certain nombre d’instances pour que ça ne se répète plus », déclare Me Mong Antoine Marcel. N’empêche, la procédure d’auditions et d’interpellations suit son cours. En effet, une nouvelle perquisition a été opérée au domicile de Polycarpe Abah Abah vendredi dernier 4 avril 2008, au quartier Odza. Une source policière croit savoir que coffres-forts et chéquiers étaient particulièrement recherchés au cours de l’opération. Ensuite, l’ex Minefi a continué de répondre aux questions des enquêteurs le lendemain.

« Pour l’instant c’est une enquête, on ne peut pas vous en dire plus », lance Me Jean-Calvin Bilong, l’un des conseils. Même son de cloche du côté de Me Mong Antoine M. La police quant à elle ne reçoit pas la presse. En ce qui concerne l’ex Minefi, il ne serait plus question d’une irrégularité dans le reversement de la Tva au Crédit foncier du Cameroun (Cfc) par la direction des Impôts. L’affaire tournerait plutôt autour d’un compte bancaire logé au Cfc, où un certain pourcentage était perçu par Abah Abah sur la redevance audiovisuelle, et la taxe foncière, alors qu’il était directeur des impôts. Ce dernier à l’époque avait signé une convention avec les institutions concernées. Les accusateurs évalueraient la somme détournée entre 6 et 8 milliards de Fcfa. Quand à Urbain Olanguena Awono et ses anciens collaborateurs, tout porte à croire qu’ils seraient entendus sur la gestion des sommes affectées à la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose au Cameroun. La directrice de la lutte contre la maladie au Minsanté, Bella Assumpta, interpellée mercredi dernier pour la même enquête, a été libérée vendredi. Le même jour, trois nouveaux suspects ont été entendus, et un seul libéré.

Edouard TAMBA

Abah Abah s’écroule à la Pj

Posté le 12.04.2008 par edouardtamba
Opération épervier II

Abah Abah s’écroule à la Pj

Le renouvellement, de 48h, de sa garde à vue, lui a été notifié sur son lit à l’Hôpital central de Yaoundé. Les enquêtes se poursuivent pour les autres personnes interpellées.

“ Non ! ” lâche sèchement le directeur de l’Hôpital central de Yaoundé, Biwole Sida Magloire, en détalant vers son bureau. Il s’adresse ainsi à des reporters l’ayant sollicité vers 17h pour en savoir davantage sur l’état de santé de Polycarpe Abah Abah. Ce dernier y étant interné depuis la mi-journée, suite à un malaise cardiaque (information à confirmer), selon une source. L’ex ministre de l’Economie et des finances (Minefi) reçoit des soins au “ Pavillon réanimation – Soins intensifs ”. La grille d’entrée de ce bâtiment est tenue par un cadenas de couleur noire. Et cinq policiers veillent. Armés. “ Allez vous renseigner à la guérite ou chez le directeur. Ne venez plus ici ”, lance un inspecteur de police aux journalistes. Et de les suivre pour s’assurer qu’ils sont vraiment partis.
Une source hospitalière affirme que Abah Abah va mieux. Il s’est réveillé et a retrouvé l’usage de la parole. La même source révèle qu’il pourrait être déplacé de cette unité, vers le pavillon haut standing. “ Il est arrivé là vers 11h ”, affirme-t-on ici. On y apprend aussi que l’ex membre du gouvernement est arrivée à bord d’une ambulance, escortée par des pick-up de la police. Son médecin et des membres de sa famille l’accompagnaient. C’est ensuite que d’autres parents sont venus à son chevet. Le dispositif de sécurité déployé à cet effet a rendu la journée difficile pour les usagers et même pour le personnel de l’hôpital.
Vers 16h, la tension est montée dans ce pavillon. Des policiers sont venus notifier au malade la prorogation de sa garde à vue. Ce pour une durée de 48h. Les flics tenaient à notifier Abah Abah en personne “ contre l’avis du médecin ”, eu égard à son état de santé. “ Ce n’est pas normal ”, s’en plaint Me Nouga, avocat du malade. Selon lui, c’est de l’acharnement. “ Les policiers peuvent notifier cette prorogation à ses avocats ”, suggère-t-il.

Etat critique
Le malaise dont souffre Polycarpe Abah Abah serait survenu aux environs de 8h hier, 2 avril 2008. Une autre source précise que le concerné prenait sa douche à la direction de la police judiciaire à Yaoundé. Il y est en effet détenu depuis le matin du 31 mars 2008. “ Je commence à m’inquiéter pour la santé de mon client. Je ne comprends pas. On l’a laissé en santé hier soir ”, s’inquiète Me Nouga.
Le lendemain, c’est un coup de fil qui l’informe de ce que son client a eu un choc. “ Est-ce que ce sont les conditions de détention, avec le froid, les moustiques, les rats, et il dort à même le sol, ou autre chose qui ont provoqué ce malaise ”, s’interroge l’avocat.
L’avocat et ses confrères rappliquent à la Dpj, ainsi que la famille et le médecin. Ils sollicitent l’évacuation de Abah Abah où il “ pourra recevoir de meilleurs soins ”. Niet ! Leur répond-on. Les officiers de police judiciaire en charge de l’enquête exigent de prendre connaissance du dossier médical de leur hôte. Au regard de ce dossier et de l’état de l’enquêté, “ les officiers ont aussi souhaité qu’il soit évacué. Mais ils sont revenus nous dire que des instructions venues de hauts lieux ne le permettent pas ”, relate Me Nouga.
Face à la situation apparemment critique, les hauts lieux ont finalement consenti à l’évacuation. Ensuite, “ Il a été admis en réa dans un état inquiétant ”, dit l’avocat. L’hospitalisation de l’ex ministre met ainsi une pause à l’audition dont il fait l’objet depuis lundi. Une situation quasi similaire à celle de l’ex trésorier payeur général de Yaoundé, Etogo Mbezele Luc Evariste. Lui aussi est interné dans un hôpital. C’est son épouse qui vient répondre aux questions de la police.
Quant à leurs compagnons de malheur, ils répondent aux enquêteurs de vive voix. Il s’agit de Urbain Olanguena Awono et Feuzeu Maurice et Okala Raphaël. Certaines sources annonçaient hier qu’ils y ont été rejoints par Hélène Mewoulou, Sylvain Ngono, Zacharie Abongo et Rose Banfegha.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 03-04-2008

La résidence de Kodock en flamme

Posté le 31.03.2008 par edouardtamba
INCIDENT

La chambre de Kodock réduite en cendre

Un incendie a léché la résidence de Augustin Frédéric Kodock à Yaoundé dans la soirée du 30 avril 2008. L’intervention des pompiers et des voisins limite les dégâts.

Fin de semaine en fumée au lieu-dit carrefour Biyem-Assi à Yaoundé. Il est 18h30, et une marée humaine trouble la circulation sur l’axe menant au quartier Etoug-Ebe. En plus des véhicules garées sur les abords de la voie. Cette foule encercle ainsi le domicile de Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une faction de l’Union des populations du Cameroun (Upc), et plusieurs fois membre du gouvernement. La villa en question a été victime d’un incendie. Les sapeurs pompiers s’activent encore, entre la maison et leur camion à l’extérieur. Les centaines de curieux agglutinés dehors veulent voir. Faute de pouvoir entrer, la clôture est prise d’assaut.

La vue de cet angle laisse apercevoir les meubles et appareils jonchant la cour. Au loin, une torche éclaire les débris. La fumée continue de s’élever du bâtiment. Les balcons de l’immeuble d’à côté offre une vue imprenable aux photographes et cameramen. De là on a comme l’impression qu’une météorite s’est abattue sur la maison de l’ex-ministre. Le toit est parti en fumée. Tout comme le contenue de la pièce. Il s’agit la chambre de A.G. Kodock selon les témoignages. Les flammes n’y ont rien laissé. « Ca a comment entre 17h20 et 17h30. Nous étions en face de la station mobil. On a vu une flamme noire monter, et on a pensé que ce sont les fabricants d’aluminium qui brûlaient les pneus. Mais on se rend compte que la flamme est trop intense pour des roues », raconte un voisin ayant participé aux premiers secours. « C’est alors qu’un automobiliste en provenance d’Etoug-Ebe leur lance : « attention, la maison du ministre est entrain de brûler », poursuit-il.

C’est alors que d’autres personnes et lui courent vers la villa en flamme. Un autre témoin précise que seule l’épouse du ministre était dans la maison au début de l’incendie. « On a commencé à faire sortir tout ce que vous voyez là. On a même voulu faire sortir les voitures, mais les gens ne pouvaient pas pousser », continue de raconter notre premier témoin. La demie douzaine de véhicules en question est sauve. « On a voulu prendre les escaliers, mais la chaleur nous a repoussé. Certains ont pu contourner la maison pour intervenir ». L’eau issue du robinet de la cour étant insuffisante, « on a percé la citerne qui est en haut là. Plus on versait de l’eau, et plus la flamme augmentait. Les pompiers sont arrivés près de 30mn après. Le feu était encore intense et ils ont éteint », ajoute-t-il.

C’est alors qu’apparaissent les dégâts. « Il n’y a que la chambre du boss qui a brûlé. Toute la chambre a brûlé, tout. Le vieux a déclaré qu’il y avait des passeports, des carnets d’épargne, des documents. C’est le coffre-fort qu’on a pu récupérer », indique un autre témoin, secouriste à l’occasion. « D’après les déclarations du vieux, l’origine du feu est criminelle. Ca faisait sensiblement 30 mn qu’il était sorti », signale-t-il. Une indiscrétion laisse entendre que A.G. Kodock accuserait des militaires de la marine vivant dans son voisinage. Policiers et gendarmes présents de quoi se mettre sous la dent. D’ici aux résultats de l’enquête, c’est une retraite politique loin d’être paisible pour l’ex membre du gouvernement.

Edouard TAMBA
In Le Messager du 31 mars 2008

La résidence de Kodock en flamme

Posté le 31.03.2008 par edouardtamba
INCIDENT

La chambre de Kodock réduite en cendre

Un incendie a léché la résidence de Augustin Frédéric Kodock à Yaoundé dans la soirée du 30 avril 2008. L’intervention des pompiers et des voisins limite les dégâts.

Fin de semaine en fumée au lieu-dit carrefour Biyem-Assi à Yaoundé. Il est 18h30, et une marée humaine trouble la circulation sur l’axe menant au quartier Etoug-Ebe. En plus des véhicules garées sur les abords de la voie. Cette foule encercle ainsi le domicile de Augustin Frédéric Kodock, secrétaire général d’une faction de l’Union des populations du Cameroun (Upc), et plusieurs fois membre du gouvernement. La villa en question a été victime d’un incendie. Les sapeurs pompiers s’activent encore, entre la maison et leur camion à l’extérieur. Les centaines de curieux agglutinés dehors veulent voir. Faute de pouvoir entrer, la clôture est prise d’assaut.

La vue de cet angle laisse apercevoir les meubles et appareils jonchant la cour. Au loin, une torche éclaire les débris. La fumée continue de s’élever du bâtiment. Les balcons de l’immeuble d’à côté offre une vue imprenable aux photographes et cameramen. De là on a comme l’impression qu’une météorite s’est abattue sur la maison de l’ex-ministre. Le toit est parti en fumée. Tout comme le contenue de la pièce. Il s’agit la chambre de A.G. Kodock selon les témoignages. Les flammes n’y ont rien laissé. « Ca a comment entre 17h20 et 17h30. Nous étions en face de la station mobil. On a vu une flamme noire monter, et on a pensé que ce sont les fabricants d’aluminium qui brûlaient les pneus. Mais on se rend compte que la flamme est trop intense pour des roues », raconte un voisin ayant participé aux premiers secours. « C’est alors qu’un automobiliste en provenance d’Etoug-Ebe leur lance : « attention, la maison du ministre est entrain de brûler », poursuit-il.

C’est alors que d’autres personnes et lui courent vers la villa en flamme. Un autre témoin précise que seule l’épouse du ministre était dans la maison au début de l’incendie. « On a commencé à faire sortir tout ce que vous voyez là. On a même voulu faire sortir les voitures, mais les gens ne pouvaient pas pousser », continue de raconter notre premier témoin. La demie douzaine de véhicules en question est sauve. « On a voulu prendre les escaliers, mais la chaleur nous a repoussé. Certains ont pu contourner la maison pour intervenir ». L’eau issue du robinet de la cour étant insuffisante, « on a percé la citerne qui est en haut là. Plus on versait de l’eau, et plus la flamme augmentait. Les pompiers sont arrivés près de 30mn après. Le feu était encore intense et ils ont éteint », ajoute-t-il.

C’est alors qu’apparaissent les dégâts. « Il n’y a que la chambre du boss qui a brûlé. Toute la chambre a brûlé, tout. Le vieux a déclaré qu’il y avait des passeports, des carnets d’épargne, des documents. C’est le coffre-fort qu’on a pu récupérer », indique un autre témoin, secouriste à l’occasion. « D’après les déclarations du vieux, l’origine du feu est criminelle. Ca faisait sensiblement 30 mn qu’il était sorti », signale-t-il. Une indiscrétion laisse entendre que A.G. Kodock accuserait des militaires de la marine vivant dans son voisinage. Policiers et gendarmes présents de quoi se mettre sous la dent. D’ici aux résultats de l’enquête, c’est une retraite politique loin d’être paisible pour l’ex membre du gouvernement.

Edouard TAMBA
In Le Messager du 31 mars 2008
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