Décès suspect du chef supérieur BAtcham
Posté le 28.12.2007 par edouardtamba
COMMUNAUTE - NECROLOGIE
Sa Majesté Tatang Francis-Hervé est décédé le 18 décembre 2007, dans des circonstances encore troubles.
Le chef supérieur Batcham est mort
Six ans. Et quelques mois. C’est le temps qu’a duré le règne de Sa Majesté Tatang Francis-Hervé. Le chef supérieur Batcham a rendu l’âme mercredi dernier. Dans sa chefferie. A l’âge de 36 ans. Les circonstances du décès restent floues. Les causes encore plus. Les proches croient savoir qu’il est rentré tard la veille. Puis il a passé la nuit chez l’une ses épouses. Jusqu’à ce qu’on se rende compte entre 11 et 12h qu’il ne se relèvera plus de son sommeil. Un sommeil trop profond pour être vrai. En fait, le « Fô » est mort.
Les autorités administratives et médicales de la région descendent sur les lieux. Pour la procédure d’usage. Autopsie et enquête. Dans le même temps, les notables ouvrent leur propre investigation. En attendant les conclusions, une dizaine de jeunes femmes sont désormais veuves. Et leurs enfants, orphelins de père. Né en juillet 1971, Tatang Francis-Hervé était électronicien dans une entreprise distribution d’images de télévision par câble à Limbé jusqu’au 29 avril 2001. Date à laquelle il a été désigné pour succéder à Tatang Robert.
Les tractations pour la succession du défunt pourraient assombrir le ciel de Batcham. D’abord parce que son fils le plus âgé n’a que cinq ans d’âge. Les aînés de succédant pas dans la tradition Bamileke, c’est dire si ses cadets sont trop jeunes pour prendre les reines du pouvoir. « Donc on s’achemine vers une régence », projette déjà l’aîné du défunt, Emmanuel Djiatio. Ensuite, il se trouve que Tatang Francis-Hervé a hérité du trône dans la contestation.
Ahmadou Tidjani, gouverneur de l’Ouest à l’époque, avait même manifesté son indignation. Venu entériner la désignation d’un nouveau chef à Batcham, il était parti avant la publication de la décision. Arguant qu’il ne saurait cautionner la violation des de la coutume. Des informations qu’il avait reçu, l’adjoint au chef, selon le testament établi en octobre 1981, était en passe d’être désigné chef. Et le chef, relégué en seconde position. Tatang Francis-Hervé fût donc intronisé en l’absence des autorités administratives. Parties avec le gouverneur. Le temps a passé. Le jeune « Fô » semblait avoir réuni tout le monde dans un règne paisible et ambitieux. Mais il n’est plus. Et sa famille dénonce déjà un « crime ».
Par
Edouard TAMBA
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Et comme on ne meurt jamais naturellement dans ce
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Kans le 02.01.2008
Donc il faut trouver le sorcier ou le méchant qui a mangé le chef la nuit c'est ca? Et je parie que quelque soit le resultat de l'éventuelle autopsie médicale, il y en aura une de "mystique" qui va "tomber" sur quelqu'un.
Pardon, faudra nous dire comment ils ont finalement arrangé la succession.
Excusez-moi mais il y a vraiment des pratiques archi-retrogrades encore chez nous.
Notre culture
Posté par
Edouard le 04.01.2008
Un kongossa dit que le totem du chef a été tué en brousse dans la nuit. C'est vraiment compliqué.
POur ce qui est de l'autopsie traditionnelle, Kans, ça n'a rien de retrograde. C'est notre culture. Il se trouve juste que certains en profitent pour accuser des innocents genants, ou alors s'exposent à des contaminations.
De toutes les façons, on garde un oeil sur l'affaire.
Halte aux autopsies traditionnelles!
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Kans le 07.01.2008
Non mon frère, c'est notre habitude, et je maintiens que c'est rétrograde. C'est exactement comme l'excision chez les autres, le voile extrême chez d'autres, etc.
Il faut savoir se démarquer à un moment; ca fait des dizaines voire des centaines d'années qu'n pratique ce truc et franchement le résultat est pour le moins nul, pour ne pas dire négatif.
macaveli_master@yahoo.fr
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Confidentiel le 07.03.2008
La vraie question n'est pas de savoir qui est le chef Batcham; les batchams ont toujours su qui était leur futur chef depuis les premiers jours de cet enfant qu'ils voyaient conduire son père dans le village et le département lorsqu'il n'avait que dix ans. Cet enfant le suivait partout; même pendant ses campagnes électorales au tout début du multipartisme au cameroun. La vraie question est de savoir si le vrai chef batcham après s'être fait humilié et renié par son peuple, perdu tout son héritage, perdu son père et sa mère sans pouvoir faire son deuil est encore intéressé par quoi que ce soit qui concerne ce village. Eric à tellement souffert et pourquoi ? Parce que son père l'a désigné comme chef quand il avait deux ans ? est ce que les Batchams ont déjà pensé un moment au fait cet enfant n'a pu être aux funérailles de son père, ni de sa mère à cause de cette soit disant guerre de succession ? Je vois souvent cet enfant de temps en temps à Montréal (Canada) et je me demande contre qui ces Kéné et Tchinda se battent. Il sait qu'il est le chef et l'a toujours su; comme on dit: On ne se bat pas pour ce qui est à nous. Pour préserver la paix à batcham il a décidé de prendre du recul suite aux évènements qui ont suivis la mort de son père et aujourd'hui c'est la même raison qui le pousse à rester hors de cette guerre.