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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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La Croix-Rouge camerounaise cherche son autonomie

Posté le 25.05.2008 par edouardtamba
HUMANITAIRE

La Croix-Rouge camerounaise cherche son autonomie


Quarante-cinq ans d’existence et zéro autonomie. C’est la situation que connaît actuellement la Croix-Rouge camerounaise (Crc). « La Croix-Rouge camerounaise a besoin de ses moyens propres », déclare le président de cette institution, William Aurélien Eteki Mboumoua. Ce dernier s’exprime ainsi devant un parterre de journaliste, hier 06 mai 2008 au siège de la Crc à Yaoundé. La conférence de presse sert de lancement des activités marquant la célébration de la 61e journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. Une occasion pour le président de la Crc d’annoncer l’initiative de « la mise sur pied d’un fonds d’urgence humanitaire ». Un fond qui permettrait à la Crc de pouvoir se déployer avec rapidité et efficacité en cas d’accident ou de catastrophe. Car depuis sa reconnaissance officielle en 1963, « le Croix-Rouge camerounaise se présente les mains nues », confie W.A. Etéki Mboumoua.

Des secouristes étaient les premiers lors du dernier afflux de population tchadienne vers l’Extrême-Nord du Cameroun. « Le Haut-Commissariat des réfugiés est arrivé à Kousseri dix jours après nos secouristes », révèle le président de la Crc avant de regretter que durant ces dix jours d’avance, ces volontaires n’ont pu rien faire. Faute de moyens propres. Ces mêmes humanitaires étaient les premiers sur les lieux des inondations au quartier Nkolbisson à Yaoundé. Mais ils n’ont pu apporter que de l’eau aux sinistrés. « J’aurais voulu apporter plus d’eau, de la nourriture, des couvertures… avant que le gouvernement n’intervienne », poursuit-il. C’est avec la même impuissance que la Crc est intervenue lors des dernières crises majeures que rappelle son président. Notamment le crash aérien de Mbanga Pongo en mai 2007 et les violentes manifestations de février dernier.

A chaque fois, le Crc a attendu l’assistance d’organismes mondiaux comme le Fédération internationale des sociétés la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, le Cicr, pour être pourvu en matériels (bottes, brancards, masques, body-bags…) « Nous voulons avoir un fonds pour nous mouvoir tout de suite ; nous voulons être autonome et géré de manière efficace les problèmes qui se présentent », plaide W.A. Etéki Mboumoua. Il se refuse à avancer le montant de ce fonds car la Crc manque de tout. Pas de véhicules, centres logistiques insuffisants, caisses vides… « On ne peut pas évaluer », lâche-t-il. N’empêche que ses collaborateurs et lui ont imaginé un moyen de générer des fonds. Une soirée de gala le 10 mai prochain à l’hôtel Hilton à Yaoundé.
Mais avant, plusieurs activités sont prévues entre les 6 et 10 mai 2008. Des expositions ventes au siège de la Crc, des journées portes ouvertes avec consultations gratuites au Centre médico-social Henry Dunant, des dons de sang et dons aux handicapés, des ateliers, des spectacles culturels et sportifs…

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 06-05-2008



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Les Etats-Unis réclament les équipements de Magic Fm

Posté le 25.05.2008 par edouardtamba
Liberte de la presse

Les Etats-Unis tancent le « new deal » communicationnel


La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse joue les prolongations à Yaoundé. A cet effet, l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun a organisé hier, 5 mai 2008, une vidéoconférence dans ses locaux. Thème retenu : « Le journalisme responsable en période de crise nationale ». C’est depuis Paris que le conférencier s’est exprimé sur la question. Ce dernier, George Kazolias, est professeur à l’Université américaine de Paris, et travaille avec Radio France Outre-mer (Rfo) et l’Agence internationale d’Images Tv (Aitv). Avant la conférence-débat, madame l’ambassadeur des Etats-Unis n’a pas loupé l’occasion de tancer (une fois de plus) le gouvernement camerounais. Cette dernière salue les efforts « en vue d’améliorer le travail des médias publics et privés ».
Mais, on en est pas encore à une « évolution vers une approche plus moderne et plus visible », selon son excellence Janet E. Garvey. Le saut vers cette modernité passe par deux étapes. D’une part, « rouvrir Magic Fm, Equinoxe Radio et télévision fermés récemment », indique l’ambassadeur. Et d’autre part, « attribuer les licences d’exploitation promises il y a trois ans déjà, et qui sont engluées dans la bureaucratie », poursuit Mme Garvey. A ce propos, « certaines stations sans licences opèrent sous la menace d’une sanction tacite. Cette mesure peut être utilisée pour fermer les médias qui disent des choses qui ne plaisent pas à quelques individus », relève-t-elle. Avant d’en appeler à « la bienveillance du ministre de la Communication afin qu’il baisse les coûts des licences à des niveaux réalistes et raisonnables, et de délivrer les licences si longtemps attendues ».
Cette dernière n’a pas manqué de revenir sur les violentes manifestations de février dernier. Durant cette crise, « les équipements d’une station de radio relayant les programmes de la Voix de l’Amérique ont été confisqués. Les équipements confisqués appartiennent au gouvernement des Etats-Unis », rappelle Mme Garvey. Elle dit avoir pris langue avec les officiels camerounais pour la libération de ces équipements. Un gouvernement étonnement silencieux qui lui rappelle les pays de l’ex bloc communiste. « J’ai vécu et travaillé dans des pays de l’Europe de l’Est à la fin de la Guerre froide, où les régimes essayaient de réduire le peuple au silence », révèle-t-elle. Mais en vain.
Le propos de l’ambassadeur s’est étendu à la situation de la liberté de la presse dans le monde. Relevant au passage que 156 journalistes ont été interpellés en 2007 en Afrique. Ces statistiques produits par l’association mondiale des journaux (World association of newspaper… ) indiquent aussi que 13 journalistes ont été tués et 127 autres emprisonnés à travers le monde. L’association Committee to protect journalist affirme que 17% de hommes de médias ont été incarcérés en violation de la loi.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 06-05-2008

La gare routière de Biyem-Assi dans la clandestinité

Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
AMENAGEMENT URBAIN

Une gare routière dans la clandestinité

Les agences du carrefour Biyem-Assi drainent une foule importante de passagers. Le déguerpissement annoncé par la Communauté urbaine de Yaoundé tarde à arriver.

Le tronçon de route allant du lieu dit Biscuiterie au carrefour Biyem-Assi est particulièrement bruyant en soirée. Les trottoirs et la chaussée semblent insuffisants pour le flot de bus, cars, taxis, mototaxis et piétons. De grands bus stationnés sur les trottoirs ne facilitent pas la circulation. Ces bus appartiennent à une dizaine d’agences de voyages installée sur cet axe. Elles desservent les voyageurs à destination des provinces de l’Ouest et du Nord-Ouest. Au grand bonheur des populations des quartiers périphériques que sont Mendong, Simbock, Etoug-Ebe, Obili… Ces agences se sont spécialisées dans les voyages de nuit. Des « chargeurs », comme on les appelle ici, foncent sur tous les véhicules qui garent dans les parages. « Mon frère c’est Dschang ? Viens chez nous, je vais te faire le prix », lance l’un deux.
« A partir de 17h, le tronçon de route Melen- Biyem Assi est quasi impraticable. Vous pouvez mettre plus de 30 minutes pour parcourir une distance de 200m », se plaint un taximan. Devant lui, un bus de l’agence Azinmeda négocie l’entrée dans son parking. La présence des agences a entraîné une foule de commerçants. Les vendeurs profitent du fonctionnement de la « gare » pour prolonger leurs activités jusqu’à minuit. Dans les boulangeries ouvertes à proximité du site, les voyageurs se bousculent pour s’acheter des provisions. Sur les raisons qui les amènent à Biyem-Assi, les avis sont partagés. Pour Germain, « les agence de voyages d’ici sont proches de nous par rapport à ceux de Tongolo». Hermine quant à elle parle de sécurité et de confiance. « J’ai confiance aux chauffeurs de Biyem-Assi. C’est pourquoi je me rends toujours ici lorsque je voyage pour l’Ouest. C’est une question de sécurité », confie-t-elle.

La gare routière au maquis
Au regard de leur engouement, ces passagers semblent tous ignorer que cette gare routière vit ses derniers jours. Depuis le 28 décembre 2007, le délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna, a sommé les agences de transport exerçant au Carrefour Biyem-Assi de déguerpir. D’après la circulaire qui porte le message, ceux-ci avaient jusqu’au 02 janvier dernier pour s’exécuter. La Cuy « nous reproche de provoquer des embouteillages intempestifs », indique Tonfack Charles, responsable de l’agence de voyage Azinmeda. « Le délégué du gouvernement nous demande d’aller dans les gares routières appropriées. Je me suis rendu à la gare d’Etoudi. Mais il y déjà des problèmes avec les travaux effectués sur la route. Je me suis également rendu à la gare routière de Mimboman et il n’y avait pas d’espace pour accueillir mes installations. Je me demande quelle est la gare routière que Monsieur le délégué du Gouvernement nous demande d’occuper », ajoute-t-il.
Les exploitants des débits de boisson, propriétaires d’espaces mis en location aux agences sont dans le désarroi. Pour le chef de l’agence Vatican, Temo Henri, la présence des cars de transport assurant la ligne de l’Ouest, est indispensable à Biyem-Assi. « Les populations des quartiers Simbock, Mendong, Etoug-Ebe… ne peuvent pas supporter d’aller emprunter les cars de transport à Olembé. C’est trop pénible», explique-t-il. Et de défendre ses confrères : « nous ne sommes pas responsables des accusations portées contre nous. C’est parce que les routes sont étroites qu’il y’a l’embouteillage ». En attendant que Tsimi Evouna monte d’un cran, les agences de voyages sont entrées dans la clandestinité. Pas l’ombre d’un bus au Carrefour Biyem-Assi en journée. Les parkings sont vides. Tout le contraire de l’ambiance en nocturne.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 06-05-08

Yaoundé VI inaugure sa bibliothèque municipale

Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
YAOUNDE VI

Le maire met des cambrioleurs en garde

La mairie de Yaoundé VI a adopté son compte administratif mardi dernier. Aux lendemains d’un cambriolage des bureaux de l’institution


550,6 millions de Fcfa. C’est le montant des recettes perçues par la commune d’arrondissement Yaoundé VI au cours de l’exercice 2007. Ce qui assure un excédent de 7 millions de Fcfa en plus dans les caisses, au regard des dépenses. Les chiffres ont été arrêtés à l’issue du conseil municipal ordinaire tenu le 29 avril dernier dans les locaux de la mairie, sis au quartier Biyem-Assi.
Selon le conseil municipal, le taux de réalisation de ce budget est de l’ordre de 58%, avec une augmentation de 56 millions par rapport au compte administratif de 2006. Si les sourires étaient de mise au sortir des travaux, quelques uns seront insatisfaits. Particulièrement ces conseillers qui ont proposé des augmentations de primes en tout genre. Une suggestion à laquelle le maire, Adjessa Melingui, n’a pas manqué de rappeler les dispositions légales.
« Tout doit se faire selon la loi. Il ne faut pas que je me retrouve à Kondengui, pendant que vous êtes à Biyem-Assi », lance-t-il aux conseillers municipaux. Le montant des primes des conseillers municipaux dépend de la catégorie à laquelle appartient la municipalité, d’après les explications du maire. Et, c’est la valeur du compte administratif qui détermine cette catégorie. Une des membres de la commission ayant élaboré le document se désolidarise. Selon elle, de telles doléances ne figurent pas dans le document. Ce serait donc des ajouts faits par certains, à l’insu des autres. « Comment vous pouvez faire des choses comme ça ? », demande-t-elle au président de la commission des finances, en aparté.

Cambriolage
La réunion du conseil municipal de Yaoundé VI a aussi permis au maire de mettre quelques personnes en garde. Car, la mairie a reçu quelques jours plus tôt, des visiteurs inattendus en nocturne. Ces derniers ont passé tous les bureaux en revue, y compris celui du maire. « Nous n’avons rien à cacher », dit ce dernier. « Je saurais qui a fait ça par tout les moyens. Même s’il faut aller au village », prévient le maire. « Parce qu’ils se sont attaqués à moi. Si on s’attaque à moi je dois réagir », martèle-t-il. La suite des événements se révèlera plus gaie. Sur l’esplanade de la sous-préfecture de Yaoundé VI, des élèves d’une dizaine d’établissements d’enseignement secondaire attendent massivement. Jusqu’à l’arrivée de Joseph Beti Assomo, préfet du Mfoundi. Ce dernier préside la cérémonie de remise de livres aux bibliothèques de ces lycées et collèges.
Il s’agit de 3000 livres estimés à environ 23 millions de Fcfa. Les ouvrages ont été collectés en France par l’association « Le Richelieu international ». A cela s’ajoutent des dons de matériels d’hygiène et salubrité (Brouettes, pelles, ballets…) mis à la disposition des mêmes établissements. La mairie de Yaoundé VI a profité de l’occasion pour inaugurer sa bibliothèque municipale et son centre communal de formation en informatique. Une série d’activités qui semble ne pas éloigner l’exécutif communal de sa priorité pour le mandat en cours : la construction d’un hôtel de ville.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 06-05-2008

Remember Mbanga Pongo

Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
5 mai 2007- 5 mai 2008:Remember Mbanga Pongo

5 mai 2007- 5 mai 2008. Un déjà que les passagers du vol KQ 507 périssaient dans un crash tragique à Mbanga Pongo. Entre le moment du crash et la découverte de l’épave, beaucoup de choses se sont passées. Le Cameroun a étalé ses limites en matière de surveillance aérienne, des familles ont priés sans cesse pour qu’il y ait quelques survivants, le ministre des transports de l’époque ne s’est pas gêné, le président de la République non plus… Et la presse, charognarde à souhait, était sur le coup. Le jeune reporter que j’étais aussi. Un déploiement sans succès puisque je n’avais même pas trouvé l’avion.
Je rediffuse ici un texte écrit à l’occasion. Un article paru dans Le Messager du 15 mai 2007. Un devoir de mémoire. Une sorte d’hommage aux 114 victimes qui n’étaient pas tous des inconnus pour moi. S’il y a une autre vie, j’espère qu’ils y souffrent moins que sur cette Terre.


CRASH VOL KQ 507

24h de galère sur une fausse piste

De nombreux risques pris à la recherche de l’épave introuvable dans le Sud. Récit d’une aventure périlleuse

1- Kribi à tout prix
Samedi 5 mai 2007, il est déjà 9 heures. Je suis dans un taxi en direction du l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) à Yaoundé. Un conseil d’administration contesté de la ligue provinciale d’athlétisme pour le Centre s’y déroule. Mon téléphone vibre à l’instant. “ Gars donne-moi le bilan ”, me lance mon complice Simplice. “ Le bilan de quoi ?”, lui demande-je. Il m’annonce qu’un avion ayant décollé de Douala dans la nuit est porté disparu avec plus de cent passagers.
Une fois à destination, j’informe mes confrères, et je passe quelques coups de fil. “ L’avion est tombé à Nyété, avec le Dg de Mtn et d’autres responsables ”, affirme un confrère de la Rts. Après plusieurs tentatives, ma hiérarchie est joignable. “ Il faut aller à la direction de la protection civile (Dpc) à Etoa Meki ”, me dit-on. La pluie tente de m’en empêcher. En vain. Alors que je suis en route, un autre coup de fil tombe. Nouvelle consigne : “ Tu vas à Lolodorf, puis à Mvengue. S’il n’y a rien là-bas, tu rentres. ” J’arrive tout de même à la Dpc. Une cellule de crise y est réunie. Selon un des membres de la cellule, Céleste Mandeng, “ Il ne faut pas parler de crash tant qu’on a pas retrouvé l’avion ”. M. Mandeng fait savoir que la cellule de crise est dirigée par le préfet de l’Océan depuis Kribi. Il faut donc passer par là pour avoir les nouvelles avant de foncer sur Lolodorf. Il est déjà 17 heures. Les formalités du voyage traînent.
C’est aux environs de 20h que j’arrive à la gare routière à Mvan. Aucun véhicule en partance pour Kribi. Je me rends donc à Edéa, espérant y trouver une occasion. Lorsqu’on débarque à 23h, chou blanc. Je passe la nuit dans l’un des bus d’une agence de voyage. Ici, pas moyen de roupiller avec les moustiques. A 5h30, je suis debout. Des employés de l’agence me font savoir que le premier bus ira à Kribi à 8h30. Rongé par l’impatience, je me rends à l’embranchement qui mène à la cité balnéaire. Un pick-up de la communauté urbaine de Douala nous embarque vers 7h30. C’est dans l’arrière du 4×4 que je fais le voyage, avec des sacs d’ignames.

2- 107 Km sur “ chien noir ”
A Kribi, je tombe des nues. La préfecture est déserte. Un soldat de la marine m’informe que “ la cellule de crise s’est déportée pour Lolodorf depuis hier après-midi. ” A la gare routière de Ndombe, pas de voiture pour Lolo. “ Il faut attendre, une occasion peut arriver ”, me conseille un chauffeur de camion. Il dit travailler pour la Centrale d’achat du Sud (Cas). Une entreprise qui fait dans les travaux publics. De 9h30 à 11h, pas l’ombre d’une occasion. Pour compléter le tableau, le réseau de Mtn fait le deuil. J’aperçois un monsieur en négociation avec un moto-taximan. Lorsqu’il se retourne, je le reconnais. Krys Tobie de Equinoxe Tv. Très sûr de lui, il me fait savoir que l’aéronef a été retrouvé dans un village appelé Mawa. On décide de s’associer pour emprunter une moto. Après plusieurs négociations on s’entend avec “ Carapace ”, un moto-taximan. Pour huit mille francs, il accepte de nous conduire à Lolodorf. 107 km de route en terre à faire à trois sur un engin communément appelé “ chien noir ”. “ La route est bonne ”, rassure le chauffeur de Cas. “ On a réparé de Lolodorf à 15 km de Kribi ”, précise-t-il.
Carapace démarre et nous voilà en route. Près de 30 Km plus tard, on se demande de quelles réfections parlait l’autre. Ou alors on n’est pas sur la route qu’il décrivait. J’ai le malheur d’être assis au milieu. L’espoir de trouver les décombres du vol KQ 507 de Kenya Airways atténue la douleur. Le long du trajet, Carapace joue les guides touristiques. Surtout à partir de l’arrondissement de Bipindi. A Lambi, il indique du doigt une maison rose de peinture, domicile des parents de Jules Doret Ndongo. Plus loin à Bidjouka, une douzaine de cochons jouent les canards dans une marre boueuse. Quelques maisons en terre battue sont équipées de plaques photovoltaïques. A défaut du réseau Sonel, l’énergie solaire a droit de cité. Des retombées du passage du pipe-line Tchad-Cameroun. La traversée du village Bikliki s’avère difficile. Une pente de 7Km complique la tâche à notre moto de 50cm3. Le long de la pente, il y a un ravin à gauche où coule une rivière. Les rares maisons de Bikliki apparaissent au sommet. On découvre toujours à gauche, la maison des parents de Charles Ndongo, le directeur de l’Information (Di) de la télévision nationale. Plus tard à Bingombe dans l’arrondissement de Lolodorf, nous découvrons le domaine de Nguiamba Nloutsiri, l’ex Dg de la Camtel.
Deux heures et demie plus tard, nous traversons le pont qui donne sur le centre ville de Lolo. Il y a des hommes en tenue partout. Des véhicules de la Croix-Rouge, du ministère de la Santé, de l’Armée, vont dans tous les sens. Les confrères déjà sur place nous apprennent que “ la situation n’a pas évoluer, aucune trace de l’avion. ” Aux environs de 14h30, un hélicoptère apparaît dans le ciel de la ville. Toutes les activités cessent. Les yeux suivent le mouvement de l’appareil. “ C’est sûr qu’il va atterrir ”, lance un policier. A cet instant, voitures et motos prennent la direction de la sous-préfecture. L’hélicoptère se pose sur un espace vert juste en face.

3- Fausses alertes
Trois personnes en descendent. Un lieutenant-colonel de l’Armée camerounaise et deux blancs portant des combinaisons estampillées du drapeaux sud-africain. La presse les encercle aussitôt, convaincue qu’ils ont repéré l’épave de l’avion. Mais, ils sont conduits dans un bureau. Le préfet du département de l’Océan, Jean-François Villon s’y trouve, avec d’autres responsables de l’opération. Après un huis clos, il fait appeler la presse. “ Nous continuons de travailler, les deux autres équipes sont encore sur le terrain et nous les attendons avec l’information vraie et juste. Pour le moment, nous n’avons aucune information sur la chute effective de l’appareil ”, déclare le préfet. “ Je voudrais autant que possible que vous reveniez à la bonne source avant de diffuser quoi que ce soit”, martèle-t-il. Il fulmine ainsi parce que quelques heures plus tôt, Le Di de la Crtv-télé lui a filé une information erronée depuis Yaoundé. Ce dernier aurait fait savoir au préfet que les débris de l’aéronef ont été aperçus à Awanda. Le village en question est situé à une trentaine de kilomètres sur la route carrossable de Lolodorf. Les équipes de recherche s’y rendent et ne trouvent rien. Plus tard, un pêcheur affirme avoir vu l’aéronef recherché. C’est du côté de Nkouambeh, à une douzaine de kilomètres de Lolodorf. “ Nous avons marché dans la forêt sur plus de huit kilomètres ”, raconte un cameraman. Mais lorsqu’ils arrivent sur le lieu indiqué par le pêcheur, rien.
A 18 heures, les équipes de Mvengue et de Bipindi sont toutes revenues à la base. Bredouille. “ Nos espoirs sont avec l’équipe qui est du côté d’Eséka ”, confie un sapeur-pompier. Il précise qu’ils sont une vingtaine, équipés d’un téléphone satellitaire, et qu’ils ont déjà marché sur 30 kilomètres. De son point de vue, “ ils ne peuvent pas revenir aujourd’hui ”. Peut-être qu’il faut revenir à Yaoundé rédiger un article. Le premier véhicule me laisse à Eséka. Le second à Boumnyebel. Il est 19 heures lorsque j’apprends par Radio France internationale (Rfi), que l’épave du boeing 737-800 de Kenya Arways a été retrouvé dans la mangrove, non loin de Douala. A cet instant, je suis assis sur une fesse dans un bus où partisans de Royal et Sarkozy n’arrêtent de s’engueuler. “ Pour moi quoi là-dedans ? ”, demande ma voisine en somnolant. J’ai la bouche cousue et j’enrage. Plus de 24h de galère sur une fausse piste.

Par Edouard TAMBA

In le Messager du 15-05-07

Yves Michel Fotso à la Police judiciaire

Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
EPERVIER II

La Pj entend Yves Michel Fotso[SIZE=14]

Le feuilleton entre le directeur général de la Commercial bank of Cameroon (Cbc) et la police judiciaire s’est poursuivi à Yaoundé le 30 avril 2008. C’est aux environs de 9h que Yves Michel Fotso, débarque à la Direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. A bord d’une rutilante Mercedes classe S de couleur grise immatriculée Lt 874 Al. Trois autres voitures font partie du cortège, dont deux véhicules tout-terrain. C’est en toute discrétion que Y.M. Fotso pénètre le bâtiment de la Dpj. Il est directement conduit dans le bureau du directeur de la Dpj, selon des sources policières.

A l’extérieur, les hommes de main de Y.M. Fotso font des va-et-vient incessants. Des éléments gardent l’entrée, armes au poing. D’autres plus discrets rodent en civil. La discrétion est aussi de mise quant au sujet de l’audition de l’homme d’affaire. Le fait qu’il soit entendu à Yaoundé amène à penser qu’il s’agit de la même enquête préliminaire dont Jean-Marie Atangana Mebara fait l’objet ; et pour la quelle il a été entendu le 25 avril 2008 à la Dpj. Il s’agirait d’une enquête faisant suite à l’achat foireux d’un avion présidentiel en 2004 (Affaire Albatros). Ou encore du dernier passage de Y.M. Fotso à la Cameroon airlines (Camair) comme Administrateur directeur général.

Quoi qu’il en soit, notre source affirme que l’audition se déroule dans le bureau du directeur de la Police judiciaire. A 9h45, Les secrétaires permanents des comités nationaux de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose sortent de la Dpj. Il s’agit respectivement de Dr Feuzeu, Dr Okala et Dr Wang. Entourés de policiers, ils sont répartis en deux groupes, et emmenés dans les cars de la police. Une indiscrétion signale qu’ils ont été extraits de la Prison centrale de Yaoundé (ils y sont en détention préventive depuis le 10 avril 2008), pour les procédures de saisie de leurs biens. Entre temps, la Mercedes grise de Y.M Fotso s’est garée devant le centre médico-social de la police. Le conducteur n’en est pas descendu, malgré l’intensité du soleil.

Son calvaire prend fin aux environ de 14h. Heure à laquelle Yves Michel Fotso sort du bâtiment. « Ils sont partis juste avant la pluie », renseigne une exploitante de call-box. Le vice-président du Groupe Fotso aurait fait le déplacement de Douala après avoir obtenu des autorités, l’assurance qu’il pourrait repartir libre après son audition. Ce à la suite à convocation qui lui a été notifiée le 28 avril 2008 à la direction générale de la Cbc à Douala.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 06-05-08

Cameroon politics awards 2007

Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
CAMEROON POLITICS AWARDS

Les lauréats aux abonnés absents[SIZE=14]

L’Ong « Camer-Foundation » a procédé à la remise solennelle des prix et distinctions aux « meilleures figures publiques de l’année 2007 »


Vendredi, 25 avril dernier, le Hilton hôtel de Yaoundé s’est paré aux couleurs de la quatrième édition de « la nuit du Cameroon politics awards ». Invité à recevoir le trophée de son frère, Jean-Jacques Ekindi, lauréat de « la meilleure entrée parlementaire », le directeur général du Crédit foncier du Cameroun, Camille Ekindi, s’est fendu en explications sur sa présence à la soirée. Comme par crainte de quelques représailles, le Dg s’est distingué par une attitude ayant suscité de nombreux commentaires. Pour sortir de l’embarras, il a indiqué qu’il est venu accompagner le maire de Douala IIIe, Oumarou Fadil. Ce dernier a fait le déplacement de Yaoundé avec ses grands conseillers pour recevoir le trophée André Fouda. Synonyme de meilleur maire de l’année 2007 selon l’observatoire de la Camer-Foundation.
Ngassa Rose, maire de Tombel aura aussi fait le déplacement, pour recevoir la distinction de « la meilleure entrée municipale ». La brave dame a profité de l’occasion pour se faire accompagner par un « fan club » bruyant composé de femmes et autres dignitaires traditionnels. Et, d’exhiber une photo d’elle en compagnie de la Première dame du Cameroun. Promu « meilleur animateur politique » Issa Tchiroma n’a pas manqué une seule minute de la soirée. Mais aucune trace de Eric Mathias Owona Nguini et Pascal Charlemagne Messanga Nyamdin, distingués dans la même catégorie. Encore moins celle de Jean Tabi Manga, élu « meilleur Recteur d’université ».
Abonnés absents
La cérémonie a une fois de plus, permis de mesurer la popularité du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. A l’annonce du prix du meilleur délégué du gouvernement, une présentatrice bien célèbre du 20h30 sur la Crtv, ne se privera pas de lancer : « Démolition man ! ». Allant dans le même sens, l’assistance lance les multiples sobriquets dont Gilbert Tsimi Evouna est affublé. « Jack Bauer », « Homme sec »… C’est dans une salve d’applaudissement que le secret de polichinelle est dévoilé. Tsimi Evouna aura droit à un standing ovation spontanée de la salle, malgré son absence.
L’on a remarqué des grandes absences de lauréats comme : Haman Mana, (Meilleur homme de média), Laurent Serge Etoundi Ngoa, (Meilleur ministre), Badel Ndanga Ndinga (Meilleure entrée gouvernementale), Emmanuel Etoundi Oyono, (Meilleur directeur général)… Le chef de l’Etat Paul Biya, élu « Homme politique de l’année 2007» n’est pas venu chercher son grand prix baptisé « Oscar d’Or ». Celui que la Camer-Foundation présente comme « le Pythagore de la politique », ne s’est pas fait représenter. L’ambassadeur de Chine n’a pas boudé la cérémonie. Son excellence Huang Changqing est venu en compagnie de son épouse recevoir le prix de la « Meilleure coopération gouvernementale ».

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 29-04-2008

Diam's en fiasco à Yaoundé

Posté le 22.05.2008 par edouardtamba
SPECTACLE

L’amateurisme brise l’éclat de Diam’s à Yaoundé[SIZE=14]

Le concert de Diam’s s’est achevé en queue de poisson samedi 26 avril 2008 à Yaoundé. Après l’échec du 19 janvier dernier

Le concert est annoncé pour 17h. Heure à laquelle l’organisation du concert installe encore le matériel, teste la sonorisation. Et la foule commence à s’impatienter. Les quatre grandes entrées de l’hôtel de ville sont prises d’assaut. Seules les personnes possédant les billets Vip entrent en compte-goutte. Il est 17h55 lorsque la foule perd patience. L’entrée principale de l’esplanade de l’hôtel de ville est traversée de force. Il faut jouer des coudes pour avancer. Quelques personnes tombent et se font marcher dessus. L’étroitesse de ce portail amène la population à escalader la clôture. Les barricades sensées protégées les espaces vertes sont renversées, et la pelouse piétinée. Les vigiles sont rapidement débordés et assistent impuissants au spectacle.

Certains ramassent des chaises en plastique au passage. Ils s’en servent d’abord pour se frayer un chemin. Ensuite, pour se tenir dessus ; debout. Quelques animateurs montent sur le podium et commence à « chauffer » le public. S’ensuit un appel de détresse. « Où est la sécurité ? », lance Tony Nobody. « On est débordé ici, s’il vous plaît les gars doucement. Attention à la console », poursuit-il tel un prêcheur dans le désert. C’est autour de 19h20 que les autres portails sont ouverts. La bousculade continue. Et les conséquences apparaissent derrière le podium. « Passage passage », crie les brancardiers. Des personnes victimes de malaises arrivent presque toutes les minutes par brancard. C’est sur l’asphalte qu’elles sont déposées. Sur le podium, le spectacle continue. Thierry OIemba, « l’homme orchestre », fait son show. Des sonorités de caisses claires, tambours, guitare basse… sortent de sa bouche. Pour le grand bonheur de la foule qui en redemande. Des victimes continuent d’arriver du côté de ce qui tien lieu d’infirmerie.

« Les véhicules sont en réfection pour le défilé du 20 mai, on a une seule voiture », révèle un sapeur pompier. C’est à 20h30 que le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, débarque sur le lieu du macabre spectacle. Avec le 2e adjoint au commissariat central n°I, et le directeur général de Orange Cameroun, Philippe Lucxey, dans sa suite. « Ce sont des jeunes. C’est la première fois qu’une telle artiste fait un spectacle ici », commente Tsimi Evouna comme pour justifier les débordements observés. Il glisse ensuite quelques billets de 10 000 Fcfa au staff médical et s’en retourne. « Ils [les organisateurs du concert, ndlr], nous ont dit que le concert allait de 17h à 21h. Donc mon contrat s’achève à 21h », indique à voix basse le médecin de l’équipe.

Une rumeur sourde annonce qu’il demande l’annulation du concert. C’est sur le podium que le délégué du gouvernement réapparaîtra, pour faire son show. « J’étais à paris hier. J’ai pris l’avion à Roissy Charles de Gaulle à 11h. Je suis arrivé ici à 18h. Et me voici », raconte celui que ses collaborateurs ont surnommé « Homme sec ». « Tout va très bien », assure-t-il à l’assistance avant d’affirmer que Diam’s arrive. C’est à 21h30 que celle-ci fait son apparition, toute en noir. Elle lance « La boulette (génération non non) ». « Alors ouais, j’me la raconte, ouais ouais, je déconne. Non non ce n’est pas l’école qui m’a dicté mes codes. On l’a dit qu’t’aimais le rap, voilà de la boulette. Sortez les briquets, sortez les briquets (…)», entonne la rappeuse. Le public exulte et chante avec elle. Le temps d’un couplet. Puis la sono lâche.

Diam’s quitte la scène. On apprend qu’un câble aurait lâché. Tsimi Evouna réapparaît pour arranguer la foule. Rien n’y fait. Diam’s ne reviendra pas. Malgré les espoirs du public resté en masse. « Orange faux réseau, Orange faux réseau… », scande la foule. D’autres spectateurs se défoulent en brisant les sièges. « Rentrez chez vous », leur lance la police autour de minuit et demi. Déçu, le public se résout à partir. Non sans avoir traité les organisateurs du concert de tous les noms d’oiseaux et de reptiles.

Edouard TAMBA

Louis Paul Motazé plaide pour les exclus de la sécu

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
LIVRE

Mon plaidoyer pour les exclus de la sécu

Louis Paul Motazé envisage la réforme et l’extension de la sécurité sociale dans son ouvrage présenté au public camerounais jeudi et vendredi dernier.

« L’Afrique et le défi de l’extension de la sécurité sociale – L’exemple du Cameroun ». En sa qualité d’ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), l’auteur de l’ouvrage ainsi nommé semble maîtriser son sujet. Mais il tient à préciser que ce n’est pas une larme qu’il verse sur ce qu’il n’a pas pu faire en 9 ans de service à la tête de la Cnps. Car l’extension de la prise en charge par la sécurité sociale des travailleurs dits « indépendants », et ceux relevant de l’économie informelle « n’est pas du tout le travail de la Cnps. C’est le travail des pouvoir public », précise l’auteur, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) depuis le 7 septembre 2007.

L’ouvrage révèle justement que ces deux catégories représentent environ 82,5% du nombre total de travailleurs au Cameroun. C’est-à-dire que la sécurité sociale ne couvre que les 17,5 restant. Il s’agit selon les chiffres de la Cnps de 2005, de 130 696 fonctionnaires relevant du portefeuille de l’Etat, et 728 746 travailleurs salariés du secteur privé structuré régis par le Code du travail. « En conséquence, la population active occupée non encore couverte par le champ d’application des régimes de sécurité sociale du Cameroun est évaluée à 4 003 558 travailleurs (…) », déplore Louis P. Motazé. Ce qui amène son essai à la problématique de l’extension de la sécurité sociale à ces 82,5%. Afin que ces derniers accèdent au minimum déjà disponible au Cameroun : la couverture des accidents de travail et maladies professionnelles, des prestations familiales et des pensions vieillesse, invalidité et décès.

L’approche se veut méthodique. D’abord distinguer les travailleurs indépendants (médecin, avocat, huissier ingénieur, commerçant entrepreneur, artisan, directeur général…) d’une part, et ceux de l’économie informelle d’autre part. Les premiers peuvent en principe s’inscrire à la Cnps grâce à l’ « assurance volontaire ». L’auteur souhaite que cela soit rendu obligatoire. Mais « compte tenu de l’impossibilité » matérielle de connaître le revenu réel du travailleur indépendant assujetti, on ne peut se référer qu’à un revenu forfaitaire qui sera déterminé par référence au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) », propose-t-il. Pour ce qui est du secteur informel, « l’option ou l’alternative préconisée pour ces catégories en matière de pension consiste en la mise en lieu et place du régime classique professionnel vertical, d’un régime transversal à points où chaque point correspond à une journée de travail », poursuit-il. Les propositions vont jusqu’au méthode de calcul des différentes pensions.

Le livre se projette aussi sur la réforme du système existant au Cameroun et « l’introduction d’une dose minimale de couverture de l’assurance maladie dans le système camerounais de protection sociale », et « l’institutionnalisation d’une assistance sociale pour les personnes à mobilité réduite ». Le plaidoyer de L.P. Motazé s’étend sur sept (7) chapitres, séparés chacun par une page de garde. A ces pages blanches s’ajoutent six (6) page vierges avant la quatrième de couverture. Ce qui en rajoute au volume de ce livre dont la force des caractères n’est pas loin de 14 points. Des tableaux en annexes remplissent 56 des 212 pages de l’ouvrage. L’auteur a tout de même bénéficié de la plume du directeur général du Bureau international du travail pour la préface. Un livre qu’il dit avoir écrit « pour faire comme les autres », parce que ses amis journalistes le lui ont conseillé, et « parce que le sujet est important ». Car, c’est un « combat [qui] est difficile, mail il est noble et mérite donc d’être engagé et gagné », confie Louis Paul Motazé.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 28-04-08

Louis Paul Motazé



L’Afrique et le défi de l’extension de la sécurité sociale – L’exemple du Cameroun

Pyramide papyrus presse, Paris 2008

212 pages, 10 000 Fcfa ( 21 Euros)

Aes Sonel, Snec et Camtel ralentissent les travaux au Palais des sports

Posté le 12.05.2008 par edouardtamba
INFRASTRUCTURES

Aes Sonel, Snec et Camtel ralentissent les travaux

Le Palais des sports en construction à Yaoundé a reçu la visite des ministres en charge des sports, et des affaires sociales le22 avril 2008.

Le délai de livraison du futur palais des sports de Yaoundé est incertain. Selon le chef de la mission de contrôle, Elemva François, « On aurait du livrer ce joyaux architectural en fin février 2008, mais il y a eu des aléas… ». L’échéance désormais fixée à juillet 2008 n’est pas plus sûre. Le ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep) s’est voulu rassurant hier à l’issue de la visite du chantier. « Au niveau du ministère des sports et de l’éducation physique, nous savons que les travaux vont bon train (…) Nous n’avons pas d’inquiétude à ce sujet. Les délais seront tenus Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ». Le chef de la mission de contrôle se veut plus précis. « Les travaux sont réalisés à 80%. Nous sommes dans le second œuvre, c’est-à-dire les finitions. Pour ce qui est de la date de livraison, c’est assez complexe. On craint de donner une date exacte. L’entreprise nous a promis de livrer le bâtiment en fin juillet 2008 », indique Elemva François.

L’air dubitatif de ce dernier tient de l’attitude de certaines entreprises dont les prestations sont encore attendues. Selon lui, Aes-Sonel, Snec et Camtel tardent à entamer leurs travaux pour l’adduction d’eau, d’électricité et l’arrimage du bâtiment à la fibre optique. Ces entreprises ont elle-même préparé leurs factures, à en croire le chef de la mission de contrôle. Ce pour un montant global d’environ 250 millions de Fcfa, dont 200 millions pour l’électricité. « L’argent est déjà là. On les supplie même d’aller signer les marchés », confie Elemva F. L’un de ses collaborateurs précise que l’argent a été débloqué par le ministère des finances à la suite d’une injonction expresse du premier ministre au cours d’une réunion.

Le cas de la Snec a pu être présenté au Minsep pendant la visite du chantier. « Il faut qu’on puisse avoir accès à l’eau avant de mettre le plafond. C’est impératif. Si la Snec peut venir (…) », signalait le chef de la mission de contrôle à Augustin Edjoa. Cette disposition tient du fait que l’entreprise a fait passer les canalisations dans le plafond. Ce qui oblige les plombiers à vérifier l’étanchéité de l’ouvrage avant la pause des panneaux devant recouvrir le plafond. Le secrétaire général du Minsep, N’Hanack Tonye a indiqué ici que le marché avec la Snec pourrait être signé d’ici à la fin de cette semaine. Au-delà des prestations des ces entreprises, d’autres types de travaux n’ont pas encore été entamés. C’est le cas de la fixation des sièges, la fourniture des meubles de bureau et du salon Vip, les équipements sportifs et les équipements de régie audio, vidéo et téléphonique. A cela s’ajoute les sanitaires, la peinture, la vitrerie, le carrelage externe… et la décoration.

Le tour de ce palais des sports aura au moins vu la satisfaction d’un visiteur : le ministre des affaires sociales, Cathérine Bakang Mbock. Et pour cause, l’ouvrage assure la mobilité des handicapés. « Dans le cas de ce chantier, nous sommes rassurés. L’intégration de l’approche handicap est effective. Nous avons les rampes d’accès à toutes les tribunes. Le revêtement des sols est fait en matériaux antidérapant ce qui permet aux personnes à béquilles de se mouvoir sans problème », se réjouit-elle. Et le must pour ces derniers, ceux équipés de chaises roulantes ont une cinquantaine de place réservées juste derrière la tribune présidentielle.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 23-04-08
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