Créer un blog Présentation

Nom du blog :
edouardtamba
Description du blog :
Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Affaire Feicom (6)
· Affaire Sic (6)
· Communication (5)
· Economie (14)
· Emeutes à Abong-Mbang (8)
· Entretien (8)
· Evasion de Yoko (7)
· Grand reportage (11)
· Inédit (11)
· Je wanda! (6)
· Lu ailleurs (7)
· Politique (9)
· Portrait (1)
· Sciences et technologies (2)
· Société (61)
· Sport (50)
· Yaoundé-Kribi: La route passe... la colère suit (13)

Navigation

Accueil
Livre d'or edouardtamba
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Accident mortel à Yaoundé
· Carnet de route Sangmelima-Djoum
· J.P. Akono: "Nous avons frappé un grand"
· Comment l'Etat a réagit
· L'Afrique du Sud reine du velo en Afrique
· Le Golf club de Yaoundé a 50 ans
· Entretien avec le maire de Lomie
· TKC : Essomba Eyenga rempile pour 4 ans
· Issa Hamza remet son titre en jeu
· Emeutes à Yaoundé

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

LEGITIMITE DE LA SOUVERAINETE DE JAH
21.07.2008
renseignement
17.07.2008
renseignement
17.07.2008
X X X X X X
09.07.2008
AVIS DE RECHERCHE ENFANT URGENT ET SERIEUX
15.06.2008
bien
14.06.2008
juste des améliorations
13.06.2008
Trop fort
06.06.2008
maillot equipe kenyane d athletisme
26.05.2008
L'eau à Elig Effa
25.05.2008
CLIQUE ICI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
18.05.2008
Suis une fille d\\\'elig effa
15.05.2008
SERGINE TATIANA
17.04.2008
bonjour
20.03.2008
macaveli_master@yahoo.fr
07.03.2008
Sacerdoce
27.02.2008
Merci
26.02.2008
Voleurs d'images
20.02.2008
Course du désordre?
20.02.2008
Vive Sarah!
20.02.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· fatma09
· canardlibere
· defensederapsodi
· chezlavandine
· maisondemetal
· souverainsdelafrance
· actuados
· lachezvous
· leparadisdesanimaux
· bienvenueababylone

Ecrans noirs 2008: Vive le cinéma

Posté le 02.06.2008 par edouardtamba
Vive le Cinéma !

Aux Écrans Noirs à Yaoundé comme au festival de Cannes en France. Des personnalités des milieux politiques, diplomatiques, économiques, artistiques, de la société civile… n’arrêtent pas de défiler sur le tapis rouge qui donne accès à la grande salle du palais de Congrès. Les flashes des appareils photo crépitent. Les projecteurs illuminent les visages et tenues aux toilettes

aussi bigarrées, tendances que variées. Les cameras de télévision tournent. Ariane télévision a aménagé un studio de fortune. « Souriez, on vous voit à la télé ! ». La petite télé de Bastos retransmet la cérémonie de montée de marche en direct sur ces antennes. Et dans la salle de projection aux 1500 places aussi. Une salle archicomble dès 20h.

Le duo bilingue Thierry Ntamack/Josianne Ayafor introduisent un diseur de belles lettres. « Vive le cinéma » ! Déclame le poète qui veut que ses mots soient en « érection ». Et de poursuivre : « Vive le cinéma de Dikongue Pipa, vive le cinéma de Arthur Si Bita, Vive le Cinéma de Sita Bella, Vive le Cinéma de Bassek Ba Kobhio, vive le cinéma de Sembène Ousmane… ». Le parrain des Écrans noirs.

Celui là même qui a cassé son inséparable pipe au terme de la 11e édition, le 9 juin 2007. Le festival ne l’a pas oublié. La preuve en image ; sur une air mélancolique de Talla André Marie. Le défunt écrivain-scénariste-réalisateur sénégalais, lors de son dernier passage au Cameroun, apparaît à l’écran. Salutations, gestes de la main… et une accolade avec la regrettée Sita Bella. Salve d’applaudissements. Hé oui ! La mémé de notre cinéma s’en est aussi allée.

Sembene Ousmane y rappelle l’importance de l’image. Une arme de l’impérialisme culturel que les Africains ne prennent pas à sa juste mesure. Le vieux l’avait compris depuis belle lurette. Le comédien camerounais Émile Abessolo aussi.

Il monte sur le podium pour le dire à haute voix. « Le cinéma africain est absent des grands festivals et des salles de projection et des écrans de télévision (…) » Il faut selon lui que le pouvoir économique mette la main à la patte. Son topo, prévu pour être bref sera abrégé par le public. Impatient de regarder « Ezra ». Il s’agit du film d’ouverture des Écrans noirs 2008, réalisés par Newton Aduaka. Une histoire d’enfants soldats victimes de la guerre en Sierra Leone, où réapparaît Émile Abessolo dans le rôle de Rufus. Les projecteurs des Écrans noirs ainsi lancés vont tourner jusqu’à samedi prochain. Pour que vive le cinéma africain.

Edouard TAMBA



--

Quand Eto’o “zidanise” un journaliste

Posté le 02.06.2008 par edouardtamba
Quand Eto’o “zidanise” un journaliste

En général, je préfère écouter la musique. Ca me fait un bien fou. Mais il m’est venu à l’esprit de composer un chanson. Depuis vendredi dernier. Je connais rien au solfège. Encore moins au rythme et autres. Je wanda. Du coup je choisis la parodie. Semble que c’est plus facile. Et donc je remixe le texte d’un titre à succès de Dj Kitoko (le papa des atalaku). Ceux qui connaissent la chanson s’y reconnaîtront.

Silence, et musique

Ceux qui n’ont pas vu comment Boney Philippe a été “zidanisé” par Eto’o levez les doigts!

” On dit conférence de presse oh On n’a qu’a poser questions

Hey mon ami là, dans conférence y’a pas palabres,

Pourquoi vous ne me posez pas des questions ?

Pourquoi vous ne me posez pas des questions ?

Allez têter têter, têter, têter

Eto’o a têté oho

Boney est K.O.

Eto’o a têter oho, il a blessé…

Eto’ooooooooooooooo… Catcheur!

Eto’ooooooooooooooo… Catcheur!

Deux jours que ça m’a pris pour réécrire ça. Pour être plus sérieux, si vous aviez vu ce coup de boule. Je dis seulement ce qu’on ma dit hein! Je n’étais pas là. Et pour cause, j’ai refusé d’aller couvrir cette conférence de presse. Expliquant à ma hiérarchie que je souhaite ne plus avoir à faire au Lions indomptables en tant que reporter. Je n’ai même pas regardé le match les opposant au Cap-Vert. Préférant regarder une fois encore “Les aventures d’un homme invisible” sur Cinécinéma.

Si vous saviez tout le dégoût que j’ai vis à vis de ces sportifs, idoles de tout un continent. L’occasion de les côtoyer pendant les préparatifs de la Can 2008 à Yaoundé a suffi à me permettre de comprendre deux ou trois choses. Ces héros n’ont que du mépris à l’égard des journalistes. Tous des gueux à leurs yeux. Ne vous empressez pas de jeter la pierre à ces lions. Même s’ils souffre de graves déficits en éducation et instruction. Même s’ils se prennent pour des intouchables. Même s’ils se prennent pour des champions du monde qu’ils ne sont pas. Même s’ils ne sont pas des modèles de moralité. Même si…

Je suis journaliste, et je lance d’abord ma pierre à mes confrères. Ceux là qui ont du oublier qu’avec les sources d’informations, les protagonistes d’une affaire, les personnalités… il faut avoir le sens du contact et de la distance critique. On ne devient pas l’ami de quelqu’un pour l’avoir interviewé ou côtoyer pour des raisons professionnelles. On ne demande pas à un joueur des cadeaux, son maillot ou de l’argent, fût-il Lions indomptables.

Mes confrères auraient gardé des contacts strictement professionnels que les Lions n’auraient jamais eu l’occasion de les snober pour aller parler à leur confrères de l’occident. Mes confrères seraient restés fiers que jamais les Lions n’auraient eu l’occasion de les mépriser, de les traiter comme de vulgaires clochards.

J’espère que les malheurs de mon grand-frère Boney serviront de leçon à toutes et à tous. J’espère surtout que ce dernier et Radio Siantou poursuivront l’autre en justice. Il doit payer les préjudices physiques et moraux. Idriss Carlos Kameni et son mentor Thomas Nkono, aussi pour avoir arraché cameras de télévisions et téléphones portables de quelques confrères.

Mais, on est où là? Je wanda hein!

Edouard TAMBA

Deux journalistes de Le Messager convoqués par la police

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
POLICE JUDICIAIRE

L’Albatros fait escale à Le Messager

La journeé a commencé de façon bien particulière à l’agence Yaoundé du quotidien Le Messager. Un individu traverse la grille aux environ de 10h. Le visage fermé et l’air menaçant. L’agent comptable de l’agence s’enquiert de la raison de sa présence. Et l’autre de répondre qu’il a des convocations de la Police judiciaire à remettre. C’est donc un flic. Les convocations en question concerne deux journalistes de la maison. Il s’agit de Marie-Noëlle GUICHI, chef d’agence et coordonnateur de la Rédaction, et Jean François CHANNON, grand reporter.
En leur absence, l’adjoint au chef d’agence récupère les convocation. Et le policier s’en va. Les documents sont signés du commissaire divisionnaire Ntonga Benjamin, sous-directeur des enquêtes économiques et financière à la direction de la Police judiciaire. Il demande aux deux journalistes de se présenter à la porte 210 de Dpj dès réception de la convocation. ce pour ” comparaître par devant” ses collaborateurs et lui.
Ils doivent s’y présenter munis de leurs pièces d’identité. Et c’est sur place qu’ils seront informés du motif de la convocation. En attendant que ce motif leur soit notifié, il est possible de deviner le sujet. Le Messager dans son édition d’hier, 26 mai 2008 titrait en une : “Albatros - Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing ” On peut y lire en puce : “Une mission doit être dépêchée aux fins de confronter les déclarations des protagonistes
“Déjà une dizaine de personnes entendues…
Le dossier réalisé à ce propos fait le point sur l’enquête préliminaire en cours, les différents protagonistes, les personnes déjà interrogées, et les ramifications de l’affaire Albatros. Il s’agit d’une acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004. Le dossier révèle en outre que le Délégué général à la Sûreté nationale, Alain Edgar Mebe Ngo’o est impliqué. A ce propos, le patron de la police camerounaise a reçu un questionnaire des enquêteurs de la police judiciaire.
Les policiers voudraient probablement interroger les journalistes sur la source de leurs informations. Affaire à suivre…

Edouard TAMBA

Affaire crédit foncier : La défense entre en scène

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
JUSTICE

Les avocats dénoncent les rapports des experts

Les conseils de l’ex Dg du Crédit foncier du Cameroun ont ouvert le bal des plaidoiries de la défense

L’affaire de détournement de deniers public au Crédit foncier du Cameroun a repris ses audiences au Tribunal de grande instance du Mfoundi- Centre administratif. Hier, 26 mai 2008, les avocats de la défense ont entamé les plaidoiries. Vingt et un (21) accusés étaient présents dans le box à eux réservés. Pour l’occasion, ce sont les conseils de Joseph Edou qui ont ouvert le bal. Il est le principal accusé, est l’ex directeur général du Cfc. Il est sous mandat de dépôt de le 21 février 2006, et inculpés d’une part de détournement de deniers publics en coaction, d’intérêt dans un acte et de concussion. Et d’autre part de complicité en faux en écriture privée et de fabrication de preuve.

Son collège d’avocat n’a pu achevé la plaidoirie ouverte hier. Aujourd’hui, 27 mai 2008, Mben Sylvestre s’exprimera sur quatre chefs d’accusation. Il s’agit du détournement des véhicules, les prestations du cabinet Foumena Ngon, celles du cabinet Arthur Andersen, et les détournements perpétrés à travers le programme La Nsole. Les autres chefs d’accusations ayant été balayés par Mes Ngomo et Nnomo au cours de l’audience d’hier. Ces derniers ont défendu leur client durant près de 7h d’horloge. Revenant sur chaque chef d’accusation pour démonter le réquisitoire du ministère public. Pour ce qui est du chèque de 40 millions de Fcfa émis au compte de l’entreprise The Falls, Me Ngomo s’étonne de ce que son client a été présenté comme « propriétaire » de cette entreprise.

« Je ne comprends pas », dit-il en précisant que c’est une société ayant des actionnaires. Selon lui, le procureur de la République n’a pas démontré qu’il y a irrégularité dans l’émission de ce chèque. « Monsieur le procureur a certainement oublié que notre système répressif est devenu accusatoire », observe ironiquement Me Ngomo. Quant au détournement à travers les commissions, « il est inconcevable de dire qu’une banque se paie ses propres services », relève l’avocat. Quid du milliard que Joseph Edou aurait dissipé par « déficit d’investissement » selon l’expert Ndzie ? « Madame la président vous devez prendre avec beaucoup de prudence les arguments produits par les pseudo-experts », prévient Me Ngomo. Il précise que « déficit d’investissement n’existe pas », et conclut que « l’expert Ndzie a induit le procureur de la République en erreur ».

Et le virement de 321 millions de Fcfa jugé « suspect » par le ministère public ? Là aussi l’avocat pense que c’est une manifestation de l’incompétence des experts dont le rapport a servi de base de travail au juge d’instruction. Selon les réquisitions du 21 avril dernier, Joseph Edou est coauteur d’un détournement de 2, 205 milliards Fcfa dans la cadre du projet immobilier Olembe I, et 3,581 milliards Fcfa dans le projet Olembe II. Pour le Me Ngomo, « il n’y pas de détournements de deniers publics dans le cas d’Olembe I, ni Olembe II. Il est tout simplement question de l’incompétence des uns et des autres » Ce qui l’amène à penser que « c’est un procès en sorcellerie parce que tout est accusation ici ».

Edouard TAMBA
In Le Messager du 27-05-08

Mebara à nouveau entendu, Gankou libéré

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
DIPLOPATIE

Said Djinnit prend le pouls de l’affaire Bakassi

Le président de la Commission mixte Cameroun-Nigéria est en visite au Cameroun. Au moment où le calendrier du respect des accords de Greentree piétine

La péninsule de Bakassi accueille des visiteurs aujourd’hui, 27 mai 2008. Il s’agit d’une commission chargée d’un ensemble de missions, dont le l’avancement du développement dans la région. Les travaux de cette commission s’ouvrent alors que le nouveau président de la Commission mixte Cameroun-Nigéria pour « une mise en œuvre pacifique de la décision de la Cour internationale de Justice relative au différend territorial entre les deux pays ». Le diplomate de nationalité algérienne, Said Djinnit, rencontre ce mardi, les ambassadeurs des pays témoins de l’accord de Greentree. Il s’agit de la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et les Etats-Unis. Les Etats ayant pris part à la signature le 12 juin 2006, d’un accord entre le Cameroun et le Nigeria au sujet du transfert de souveraineté sur la presqu’île de Bakassi.

L’accord en question est consécutif à la décision rendant la souveraineté de Bakassi au Cameroun. Cet accord « ne peut en aucune manière être entendu comme une modification de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice du 10 octobre 2002, dont il est une simple modalité d’application », peut-on y lire. Said Djinnit est au Cameroun depuis la soirée de dimanche dernier. Hier en matinée, il a été reçu par le chef de la délégation camerounaise à la Commission mixte Cameroun-Nigeria, Amadou Ali. Il s’est ensuite rendu à la Primature à 15h. Le temps d’un tête avec le Premier ministre, Inoni Ephraïm. Le contenu de ces différentes entrevues ne filtre pas.

« Il s’agit d’une visite de contact…et c’est une visite au pas de course », explique un responsable du ministère de la Justice. Selon lui, Said Djinnit est au Cameroun pour s’imprégner du dossier dont il a désormais la charge. Son passage fait suite à celui effectué au Nigeria. Le diplomate Algérien âgé de 53 ans remplace Lamine Cisse à la tête de cette commission. Le général sénégalais y assurais l’intérim depuis août 2007, à la suite de la nomination du Mauritanien Ahmedou Ould-Abdallah, comme son Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la Somalie. Said Djinnit est par ailleurs représentant du Ban Ki Moon pour l’Afrique de l’Ouest. Ce diplômé de l’Ecole nationale d’administration (Ena) d’Alger affiche des états de services remarquables au service de la sécurité et de la paix en Afrique.

Ancien secrétaire général adjoint de la défunte Organisation de l’unité africaine (Oua), commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine de 2003 à 2008, on lui attribue de nombreuse réalisations : la construction de l’architecture continentale de paix et de sécurité, avec l’initiation de la phase 2 pour la mise en place de la Force Africaine en Attente, la mise en place du système continental d’alerte rapide, et le renforcement du système de veille à l’échelle continentale… Ce dernier a mis ses talents de négociateurs à l’épreuve dans les conflits au Darfour, au Burundi, en Somalie, entre l’Ethiopie et l’Erythrée etc. Le respect de l’échéance du 14 août 2008 sera un coup d’essai pour lui. C’est à cette date que prend fin le régime de transition entre le Cameroun et le Nigeria sur la presqu’île querellée. La danse Bafia à laquelle se livre le parlement nigérian ces derniers temps augure d’une tâche ardue pour le diplomate.

Edouard TAMBA

Mebara à nouveau entendu, Gankou libéré

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
ENQUETES JUDICIAIRES
Mebara à nouveau entendu, Gankou libéré

Murmures et bal de baleines à la police judiciaire à Yaoundé

L’ex ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, Jean-Marie Gankou, a été placé en garde à vue à la direction de la police judiciaire (Dpj) jeudi, 15 mai 2008. Pour une affaire de tentative d’assassinat. S’y trouve-t-il encore ? « Il faut aller chez le directeur, c’est lui qui peut vous informer », lance une dame, commissaire en service à la sous direction des stupéfiants à la police judiciaire. On est jeudi 22 mai 2008. Le couloir qui dessert le bureau est encombré de monde. « Le directeur n’est pas là, il vient de sortir. Revenez demain », indique une dame à son secrétariat. Sa réponse trouble le sommeil de son collègue. « On ne donne pas d’information à la presse privée. Ça ne se passe pas comme ça. Il vous faut une autorisation spéciale de la délégation générale de la Sûreté nationale », lance-t-il, énervé.


Plus loin, des sources proches de la Dpj indiquent que l’ancien ministre délégué chargé du Plan et de stabilisation de l’économie a été remis en liberté mercredi, 21 mai 2008. Déféré au parquet, il aurait bénéficié de la clémence du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Les mêmes sources affirment que c’est ce dernier qui aurait ordonné sa remise en liberté. Il est pour l’instant difficile de savoir ce qu’il en est de la suite de l’enquête. On se rappelle qu’il a fait l’objet d’une interpellation au motif qu’il aurait tenté d’éliminer physiquement son épouse. La police tiendrait cette version d’un charlatan appréhendé le 14 mai dernier. Les sources ne précisent pas si Jean-Marie Gankou a été inculpé ou relaxé.
Dans les coulisses de la Pj, le nom d’un autre ancien ministre fait l’objet de nombreux murmures. Selon des indiscrétions policières, on aurait aperçu M. Atangana Mebara Jean-Marie à la sous direction des enquêtes économiques. L’ex secrétaire général à la présidence de la République, y aurait été entendu dans la journée d’hier « entre 10h et 17h ». L’objet de l’enquête aurait encore porté sur l’affaire de l’« Albatros ». Cette audition fait suite à celle de l’ancien administrateur directeur général de la Cameroon Airlines (Camair), entendu le 13 mai dernier. La déposition faite par Yves Michel Fotso n’aurait pas caressée Atangana Mebara J.M dans le sens du poil.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 23-05-2008

Les Chinois inquiètent les aviculteurs camerounais

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
FILIERE AVICOLE

L’empire du milieu attaque, les Camerounais tremblent

l’Inter professionnel avicole du Cameroun (Ipavic) et l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) ont signé une convention de partenariat vendredi dernier. L’Etat s’engage à soutenir la filière


La boulimie de l’économie chinoise ne gène pas seulement les grandes puissances occidentales. L’inquiétude grandi chez les opérateurs de la filière avicole au Cameroun. Surtout depuis l’annonce de la construction du complexe « Huanyu Cameroon » au quartier Mvan à l’entrée sud de Yaoundé. Il s’agit d’un projet ayant des objectifs de production de l’ordre de 20 000 poulets de chairs par bande, et 80 000 œufs par jours. L’usine pourrait être opérationnelle d’ici décembre prochain. Le président de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) y voit un réel danger. Face à la presse le 16 mai 2008, ce dernier rappelle que l’importation du poulet congelé au Cameroun entraînait la perte de 11 500 emplois dans la filière tous les ans. Selon lui, l’arrivée de l’Empire du milieu pourrait être tout aussi nuisible.

« Le véritable problème avec les Chinois c’est que tout est fermé entre eux. On ne sait pas exactement ce qu’ils sont entrain de faire », déclare le président de l’Inter professionnel avicole du Cameroun (Ipavic), Amadou Moussa lors de la même rencontre. Les responsables de l’Acdic et de l’Ipavic indiquent que ces Chinois sont déjà installés dans la province du Sud-Ouest, et évoluent dans l’opacité. « Personnellement ça ne m’effraie pas ; cela ne nous inquiète pas en tant que tel », relativise Amadou Moussa. Quoiqu’il en soit, « les Chinois nous trouverons sur leur chemin », promet Bernard Njonga. Cet optimisme est alimenté par deux nouvelles. Des promesses du gouvernement en vue de soutenir les opérateurs nationaux, et la signature d’une convention entre Ipavic et Acdic.

« Des choses concrètes sont entrain d’être faites…», affirme le président de Ipavic. D’après lui, le gouvernement aurait consenti à réserver 1 milliard de Fcfa à la subvention de la production avicole. A ce milliard s’ajoute 221 autres millions pour l’achat des œufs à couver. Ces œufs devraient assurer la présence d’une quantité de poulets de chair suffisante pour les prochaines fêtes de fin d’année. Quant au milliard de francs, l’Ipavic pense que ce sera utile à l’industrialisation de la filière « On va rentrer dans la modernité », projette l’Ipavic. Ce installant une chaîne d’abattage moderne, et des chambres froides pour la conservation du poulet. Des innovations qui pourraient permettre aux aviculteurs nationaux d’améliorer la production, le conditionnement et la conservation du poulet de chair. Les 20 500 tonnes de déficits de la production locale pourraient ainsi être couverts.

La convention de partenariat liant l’Acdic et l’Ipavic prévoit de veiller au respect d’un certain nombre d’engagements. Notamment l’interdiction d’importation du poulet congelé. Les deux associations envisagent aussi l’élaboration d’un code de norme pour les poulets et les œufs dans l’optique de la création du label « poulet-Cameroun », des actions de veille aux frontières du Cameroun, la mise sur pied d’un fonds de développement de l’aviculture…

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 22-05-08

La colère des avocats contre le régisseur de Kondengui

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
ADMINISTRATION PENITENTIAIRE

La colère des avocats contre le régisseur

Une note de service du régisseur de la Prison centrale de Yaoundé restreint les possibilités de communication entre avocats et détenus.


L’affaire fait grand bruit dans les milieux de la justice à Yaoundé. Des avocats sont aux abois. « Comment est-ce possible ? », se demande un avocat. « Les députés s’asseyent, votent une loi, et un régisseur publie une note de service pour dire le contraire ? », continue-t-il de s’interroger. Ce dernier s’insurge contre un acte officiel du régisseur de la Prison centrale de Yaoundé (Pcy). Il s’agit d’une note de service datée du 25 avril 2008. La dite note a pour objet : « visites et communications ». Le régisseur de la Pcy, Nkemanda Lebule Francis, y annonce des réaménagements dans le processus de communication et des visites, « dans le souci de s’adapter aux exigences d’un accroissement remarquable et régulier de notre population carcérale, et surtout compte tenu des considération d’ordre sécuritaire, et afin de mettre un terme aux errements du passé ».

Ces nouvelles dispositions rappellent que : « Tous les objets prohibés par la réglementation en vigueur (téléphones portables, Cni, etc.) doivent être consignés avant de traverser la deuxième porte ». De même, « toute personne devant franchir la deuxième porte dans le cadre du service des communications et des visites, doit se soumettre à une fouille minutieuse et systématique (y compris notre personnel, les religieuses, les religieux et les avocats », y lit-on. « …les communications des avocats sont programmés entre 14h et 16h tous les lundi, mercredi et vendredi », prévoit la note de service. De plus, « la communication d’un avocat avec la personne détenue, est désormais subordonnée à la présentation d’une lettre de constitution ou tout autre document tenant lieu », ce pour éviter toute confusion d’identité selon le régisseur de la Pcy.

L’ire des avocats

Il précise que « les entretiens entre la personne détenue et son avocat vont se dérouler à portée de vue, et non pas à portée d’ouie d’un élément d’encadrement désigné à cet effet ». Et « toute communication avec la personne en détention provisoire est subordonnée à la présentation d’un permis de communiquer », exige enfin Nkemanda Lebule F. Il n’en faut pas plus pour provoquer l’ire des avocats. « Nous ne plaideront pas si ces restrictions ne sont pas levées », lançait Me Mben, le 12 mai dernier au cours d’une audience de l’Affaire Sic devant la Cour d’appel du Centre. « L’enfermement du droit de communiquer avec son avocat tant, dans les fourchettes horaires que sa limitation à certains jours de la semaine, est impensable dans un pays comme le Cameroun qui proclame dans le discours officiel son attachement à l’état de droit », pense Me Ongolo Foe Joseph E. dans une correspondance adressée au bâtonnier de l’ordre des avocats le 6 mai dernier.

Ces restrictions « sont une négation grossière du sacro-saint principe du libre droit de communiquer avec son conseil reconnu et garanti par le pacte international relatif au droits civils et politiques… », d’après Me Foe Ongolo. Il argue en citant la résolution 43/173 du 9-12-98 adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, et l’article 37 du Code de procédure pénale. « Il serait aberrant qu’un droit reconnu dans les unités de police judiciaire soit limité en milieu pénitentiaire », regrette-t-il. « On m’a dit qu’il y a certains avocats qui se plaignent », reconnaît le régisseur de la Pcy, ce 14 mai 2008. Et d’expliquer que « c’est une mesure ponctuelle destinée à gérer certains abus ; certaines personnes se faisaient passer pour des avocats alors qu’ils n’avaient pas cette qualité ».

Un gardien de prison affirme que les instructions seraient parties du Parquet général suite à une forte affluence de visiteurs souhaitant rencontrer les anciens ministres qui y sont détenus depuis le 10 avril 2008. « On n’a rien contre les avocats. Au contraire, ils nous aident même à décanter la situation, vous savez que nous avons des problèmes de surpopulation… Cette note, je crois qu’on va là revoir dans un avenir très proche », tempère le régisseur.


Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 16-05-08

200 millions Fcfa en insécurité au Minesup

Posté le 01.06.2008 par edouardtamba
FRAIS DE BTS

200 millions Fcfa en insécurité au Minesup

Le début des examens organisés par le ministère de l’Enseignement supérieur est prévu pour le 3 juin 2008. Les organisateurs continuent de garder les frais de ces examens dans leurs bureaux. Malgré l’affaire Norbert Ndong…

Plus de 200 millions de Fcfa ont été déposés à la direction du développement de l’enseignement supérieur (Ddes) au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) à Yaoundé. L’argent en question est issu des frais de dossiers des candidats au Brevet de technicien supérieur (Bts), High national diploma (Hnd), Diplôme supérieur de l’enseignement professionnel (Dsep) et du High professionnal diploma (Hpd). Quelques sources, et responsables d’établissements ayant des candidats à ces examens, confirment y avoir convoyé les fonds en espèces.
« Nous sommes allés là-bas avec de l’argent en espèces dans les sacs. C’est dans son bureau [du Pr. Jean-Marie Essono, directeur du développement de l’enseignement supérieur, ndlr], que nous avons déposé », affirme le directeur d’un établissement privé d’enseignement supérieur à Yaoundé. Ce dernier précise que l’argent a été déposé en deux tranches, les 31 mars et 9 avril 2008. Soit environ six millions de Fcfa correspondant à des frais pour près de 165 candidats. Le directeur d’un établissement de même nature confirme y avoir aussi convoyé de l’argent en espèce. « Pour l’instant, il n’y aucune note officielle qui nous oblige à déposer l’argent dans un compte », poursuit-il sans plus de détail sur le montant versé ou le nombre de candidats. Parce que « c’est sensible », explique-t-il. Cet établissement a généralement le plus grand nombre de candidats. Une source dans cet institut parle d’un montant se situant aux alentours de 80 millions de Fcfa transporté dans des sacs communément appelés « sac nkouta ».

Gymnastique
L’opération aura été plus complexe pour les instituts installés hors de Yaoundé. Les dirigeants des établissements implantés à Douala se sont vus obligés d’effectuer un transfert d’argent d’environ 70 millions de Cfa par Express union pour certains. Une fois à Yaoundé, ces derniers ont récupéré les fonds qu’ils ont ensuite fait transporter par les soins d’une entreprise spécialisée en convoi de fonds. Puis les agents de cette entreprise ont gravi treize (13) étages du bâtiment pour accéder au bureau du directeur de la Ddes, par ailleurs secrétariat du Bts.
Les responsables des établissements se plient ainsi à une exigence de la Ddes. « On aurait souhaité verser ça dans un compte », lance un chef d’établissement. « C’est comme si ce qui est arrivé à Norbert Ndong ne leur a pas servi de leçon », constate un enseignant. En effet, Norbert Ndong, l’ex directeur de la Ddes, est en détention à la prison centrale de Yaoundé. Il a été interpellé suite à la dissipation des fonds collectés pour les examens sus-cités. Cet argent avoisinait 190 millions de Fcfa.
Quid des dispositions prises pour que l’histoire ne se répète pas ? « Il ne peut pas vous recevoir », lâche une femme au secrétariat du Pr. Essono, ce 9 mai 2008. « Rien n’a changé, ce sont les mêmes textes », indique le chef de la cellule de communication du Minesup, Jean Paul Mbia. Pour ce qui est des sommes encaissées et du nombre de candidats, « on ne peut rien vous dire. On n’a pas encore publié les listes provisoires », répond l’une des secrétaires du Pr. Essono. Pourtant, les listes provisoires des candidats centre d’examen de Yaoundé sont affichées dans le hall, et datées du 6 mai 2008. On y décompte 2700 candidats au Bts, 298 au Dsep, 44 pour le Hnd et 13 candidatures rejetées. Soit au moins 91,6 millions collectés à Yaoundé, en partant du fait que les frais varient, selon les examens et les catégories, entre 30 000 et 50 000 Fcfa.
Selon un texte signé du Minesup le 7 février dernier, il existe 5 centres d’examens au Cameroun : Douala, Garoua, Ngaoundéré et Bandjoun en plus de Yaoundé. Plus de 6000 candidats avaient affronté ces examens l’année dernière. Parmi lesquels 1399 candidats au Bts à Yaoundé, selon Jean Paul Mbia. Il y’en aura 2700 cette session. Preuve que les postulants augmentent ; tandis que les recettes qui vont avec ne sont pas sécurisées.

Le chef du service des examens en fuite ?
Certains enseignants du cycle Bts continuent de subir le détournement des fonds de la session 2007 du Bts. Il s’agit de ceux ayant proposé des épreuves, et participé à la correction des copies pour le compte de la dernière session. Ces derniers n’ont pas encore été désintéressés. Les nouveaux responsables du service des examens ne veulent pas gérer le cas. Laissant des enseignants aux abois, malgré le principe de continuité du service public. « Ils me doivent plus de 200 000 Fcfa », se plaint l’un d’entre eux. Il dit avoir reçu l’explication selon laquelle la personne qui s’en chargeait n’est plus là. Il s’agit de Mme Nyemb Fantalie Miss Caroline, ex chef du service des examens, et accessoirement agent financier sous l’ère Norbert Ndong. On apprend au Minesup qu’elle a pris un congé administratif durant le 3e trimestre 2007. Puis elle a demandé un congé maladie et est partie pour l’Europe ou les Etats-Unis, selon diverses sources. Mme Nyemb n’a plus donné de nouvelles et on croit savoir ici qu’elle est en fuite. Elle avait pourtant été entendue par la Police judiciaire pendant les enquêtes préliminaires sur la gestion de son supérieur hiérarchique.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 14-05-2008

Les mémoires d’appel bloquent l'affaire Sic

Posté le 25.05.2008 par edouardtamba
AFFAIRE SIC

Les mémoires d’appel bloquent le procès
La cour d’appel du Centre a abrité la deuxième audience de l’affaire Sic le 12 mai 2008

Ils étaient au nombre de vingt devant la barre de la Cour d’appel du Centre hier, 12 mai 2008. Des accusés dans l’affaire de détournement de deniers publics opposant Gilles Roger Bélinga et les autres, à la Société immobilière du Cameroun (Sic). L’ex directeur général de la Sic et ses coaccusés reviennent ainsi après le jugement rendu le 27 septembre 2007 par le tribunal de grande instance du Mfoundi. Les conseils des condamnés autant que le ministère public et la partie civile ayant interjeté appel.

L’audience d’hier s’ouvre par la présentation de l’appel du ministère public. Les procureurs demandent que la cour revienne sur les jugement prononcés en premier ressort ; les condamnés, autant que les déclarés non coupables. Ossombo Bidjang et Eyebe Lebogo, autrefois acquittés à la demande du parquet, n’y échappent pas. Ce qui fait penser que les procureurs du parquet général désavouent leurs confrères. La partie civile prend le relais du parquet, toujours pour la présentation de l’appel.

Cette série de lectures s’arrête lorsque arrive le tour des avocats de la défense. Ces derniers font deux observations principales. « Aucun mémoire d’appel ni du ministère public, ni de la partie civile n’a été reproduit dans le dossier », dit un avocat. Ce dernier et ses confrères affirment que le ministère public et la partie civile n’ont pas communiqué leurs mémoires d’appel dans les délais. Et, plus grave, « les mémoires n’ont pas été multipliés. Pourtant on a payé plus de deux millions de Fcfa au titre de frais de reproduction », se plaint un conseil de l’ex Dg, Gilles Roger Belinga.

Cette observation amène le tribunal a renvoyer « la cause au 2 juin 2008 pour notification des mémoires à toutes les parties ». Mais avant ce renvoi, la défense n’a pas manqué se plaindre des difficultés qu’ont les avocats à communiquer avec leurs clients incarcérés. En effet, une note de service signée du régisseur de la prison centrale de Yaoundé restreint ces possibilités de communication. Ce en offrant un maximum de six heures de visites par semaine aux avocats, et en exigeant la fouille systématique de ces derniers.

Les conseils de la défense tenaient aussi à attirer l’attention du ministère public sur les contenus produits par la presse nationale. Ils citent à ce propos « Le Front », « Aurore Plus », « L’Anecdote », « Nouvelle Afrique », la Crtv-Poste national et la Crtv-télé. Ces avocats appellent le parquet général à « faire extrêmement attention à la préservation des droits de la défense ». Selon eux, ces médias « font des commentaires tendancieux qui peuvent influencer la décision du juge ».


Les condamnés par le Tgi
[i]Gilles Roger Belinga, 35 ans de prison ferme
Hamadou Ousmanou, 35 ans de prison ferme
Leuze Dieudonné, 25 ans de prison ferme
Messy Claude Bernard, 25 ans de prison ferme
Amougou Jules Martin, 15 ans de prison ferme
Soppo François Roger, 15 ans de prison ferme
Ndengue Edmond Marie, 15 ans de prison ferme
Ayissi Tsala, 15 ans de prison ferme
Ngoune Bebe Charles, 15 ans de prison ferme
Nama Simi Patrice, 15 ans de prison ferme[/i]

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 13-05-2008
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus