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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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Date de création :
30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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Portrait de Jérôme ESSIAN

Posté le 04.12.2007 par edouardtamba
JEROME ESSIAN
Radio Siantou m’a tout donné
Le correspondant de la Radio Tiemeni Siantou à Ebolowa est rédacteur en chef dans une radio communautaire.

Jérôme Essian est journaliste. Rédacteur en chef à la Radio communautaire de développement de la Mvila (Rcdm), et correspondant de la Radio Tiemeni Siantou (Rts) émettant depuis Yaoundé. Sa voix s’est imposée à Ebolowa, la ville qui l’a vu naître le 13 mai 1977. Jérôme présente toutes les grandes éditions du journal parlé à la Rcdm. Il anime les magazines d’actualité. Gère les programmes interactifs. Quelques minutes passées en sa compagnie donnent l’impression que tout le monde le connaît. Ou alors qu’il connaît tout le monde. De Enongal à Ngalane, deux extrémités de la ville, il n’arrête de sourire en recevant des salutations.
Pourtant, rien ne le prédisposait apparemment à exercer ce qu’il considère comme le “ plus beau métier du monde ”. Surtout pas son passage au Lycée technique d’Ebolowa. Il y était jusqu’en 1998 comme élève dans la filière Froid et climatisation. Une formation dont il n’a plus grande chose en tête. Ce, après trois années passées à l’Ecole nationale des traducteurs interprètes de l’Université de Buea, comme auditeur libre. Les connaissances acquises en anglais lui permettent de “ jouer ” les profs au Collège de référence de l’amitié d’Ebolowa. Juste une année scolaire : 2000-2001. Puis il claque la porte. “ C’est le salaire. Je n’avais pas une bonne rémunération ”, signale-t-il.
“ J’ai commencé avec une camera. Je faisais mes petites affaires ”, se souvient-il. Entre plusieurs prestations, il finit par prendre goût aux reportages. Le virus ne le lâche plus. Il passe environs neuf mois à Radio bonne nouvelle (Rbn) durant l’année 2003. Là encore, il est contraint d’abandonner. La Rbn n’admettant que des fidèles du pentecôtisme comme personnels. C’est alors qu’une occasion inespérée s’offre à lui. Anicet Ekane, candidat à la présidentielle 2004 lance sa campagne à Ebolowa. L’événement suscite le déplacement de plusieurs responsables de rédactions basées à Yaoundé et Douala. Il approche les reporters de Radio T. Siantou présents et noue le contact avec Benjamin Fouda Effa, Polycarpe Essomba et Juliet Mbella.
“ J’ai fait un premier papier qui n’était pas très bon ”, raconte Jérôme. Une seconde chance lui est donnée. Il revient alors avec un accident de la circulation survenu à quelques kilomètres de Ngoulemekong. Les deux amants adultérins qui allaient à Ebolowa y trouvent la mort. “ C’est ça qui a permis qu’on me retienne ”, croit-il. Les grosses informations s’enchaînent. “ Chaque fois que j’envoie un sujet à sensation, il y’a des répercutions ici ”, pourtant, “ je n’étais pas célèbre à Ebolowa, j’étais même ignoré ”, relève-t-il. Dans le même temps, il intègre l’équipe de la Rcdm de la congrégation Don Bosco à Ebolowa comme reporter. L’énergie ne manque pas pour les deux radios. Encore moins pour d’autres sollicitations en presse écrite. La rémunération n’est pas satisfaisante. Le travail finit par payer.
Il se retrouve “ chef service des programmes ” à la Rcdm de janvier en juin 2006. Puis, Rédacteur en chef depuis juin 2006. A la Rts, il passe de pigiste à correspondant. “ C’est Siantou qui m’a tout donné. La première fois que j’ai touché le vrai argent, c’est grâce à Siantou ”, reconnaît-il. Ce qui lui a permis d’équiper la maison familiale en mobilier et appareils électroniques. Et d’envisager son mariage. “ J’ai une fiancée. Chacun vit de son côté. Si tout marche bien, je peux me marier l’année prochaine ”, espère celui qui semble déjà étouffer à Ebolowa. Jérôme voudrait “un peu évoluer, quitter la province pour un niveau national. Pourquoi pas une chaîne planétaire de renommée établie ”. Un rêve qui pourrait se réaliser, au regard des projets d’extension de la Rts à travers le Cameroun, que ce dernier semble ignorer.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 04-12-2007



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Entretien avec le maire de Lomie

Posté le 04.12.2007 par edouardtamba
CELESTIN ASSAMA MBONGO
“ Quand nous sommes arrivés à la mairie en 1996, c’était la forêt”
De passage à Yaoundé, le maire de Lomie parle de sa longévité à la tête de la commune, ses réalisations et les priorités d’un éventuel dernier mandat.

11 ans à la tête de la mairie de Lomie. Quel est le secret de votre longévité ?
Je suis très proche de mes populations. Et je les écoute en permanence. Sinon je n’aurais pas pu briguer un troisième mandat.

En 11 ans, quelle est votre plus grande réalisation ?
La plus grosse réalisation que j’ai faite, c’est la route Lomie-Yokadouma. Cette route a été ouverte par la commune de Lomie. Nous avons certes créé des écoles et des points d’eau, mais c’est la plus grosse réalisation. J’ai personnellement marché à pieds entre Lomie et Yokodouma ; je sais ce que c’est. Aujourd’hui, toutes les élites de Yokodouma passent par Lomie quand elles voyagent en voiture.

L’enclavement de la région de l’Est est très souvent accompagné de problèmes de sous scolarisation des enfants. Qu’a fait la mairie en 11 ans pour pallier le problème ?
Je ne voudrais pas me jeter des fleurs, j’ai envie de bien faire et laisser dire. Dans la région, la commune de Lomie est celle qui fait le plus pour l’éducation. Nous avons 60 enseignants dans le primaire et le secondaire que nous payons chaque mois. Ça nous coûte au total 5 millions de Fcfa chaque mois. A ce jour, nous avons construit 22 salles de classe équipées de tableaux noirs et de tables bancs. Nous organisons des stages de vacances toutes les années pour permettre aux enfants de parents démunis de préparer leurs rentrées scolaires. Nous payons la bourse à tous les étudiants originaires de la commune de Lomie et de Ngoyla. La commune sœur de Ngoyla n’a pas assez de moyens. Tous ses étudiants ont droit à 50 000 Fcfa pour leurs droits universitaires.

L’activité des exploitants forestiers entraîne généralement des fléaux tels que la prostitution, avec d’éventuels problèmes de santé. Qu’en est-il à Lomie ?
Tout à fait. Nous avons deux médecins pour 15 000 habitants, ce n’est pas beaucoup. Néanmoins, nous avons construit neuf (9) cases de santé équipées de médicaments. Ces cases de santé sont gérées par les communautés elles-mêmes, grâce à un fonds de roulement que nous avons mis à leur disposition. Nous venons de doter l’hôpital de district de Lomie de lits ultramodernes que nous avons reçus grâce à un partenariat noué avec la mairie de Saint-Étienne en France. Quand vous arrivez à l’hôpital de Lomie aujourd’hui, vous trouvez des lits hydrauliques équipés de matelas.

Avec toutes ces réalisations, il apparaît que la commune de Lomie a de grosses recettes financières…
La commune de Lomie est l’une des plus pauvres du pays. Il faut avoir un peu de volonté et aimer ces populations pour utiliser le peu que vous avez à leur développement, à leur bien-être, pour les sortir de la pauvreté. La commune de Lomie vient en 5ème ou 6ème position en terme de recettes forestières dans la province de l’Est, elle n’est pas la plus riche. Beaucoup d’argent …Quand on divise ce que nous avons par 15 mille habitants, on remarque que ça ne signifie rien ; compte tenu du niveau de pauvreté que nous avons trouvé lorsque nous arrivions à la commune de Lomie. Aujourd’hui ça remonte avec les forêts communautaires. Parce que la commune bénéficie des finances à travers les 10% de redevances forestières. Ça fait que les gens sortent progressivement de leur pauvreté. Il s’agit de sensibiliser les gens, de les amener progressivement vers les champs, ce qui va les détourner de l’alcool et des stupéfiants.


Pensez-vous que ça marche vraiment ?
Ça marche. Quand nous sommes arrivés à la mairie en 1996, c’était la forêt, il n’y avait pas de lumière. Onze (11) ans plus tard, il y a l’électricité, on peut suivre le journal à Lomie. C’est un signe qui ne trompe pas, Lomie a changé.

En parlant d’eau et d’électricité, quelle est la situation de l’approvisionnement à Lomie ?
Nous avons la chance d’avoir les groupes autonomes. Nous avons la chance de ne pas vivre les coupures telles que dans les grandes villes et certaines localités. Pour ce 3ème mandat, la priorité de la commune c’est l’adduction d’eau. Il faut que l’eau sorte du mur, qu’on cesse d’aller à la source. C’est vrai que nous avons créé plusieurs points d’eau et des forages, mais nous voulons que les gens puissent avoir de l’eau chez eux dans le centre-ville.

A vous écouter, il apparaît que tout va très bien. Vous n’avez pas d’ennemi ou des adversaires ?
Je ne voudrais pas revenir là-dessus, mais le dernier mandat a été très difficile. La compétition était rude. Je n’avais jamais vu ça à Lomie. Je me réjouis de ce que lorsque je monte à Abong-Mbang ou ailleurs, je constate que c’est la même chose un peu partout. Mais, plus la compétition est rude, et plus on est fier de la victoire. Nous ne sommes pas élus pour rien, les gens comptent sur nous, et nous devons mériter cette confiance.

Quand comptez-vous arrêter votre carrière politique ? C’est votre dernier mandat ?

Je ne voudrais pas tourner en rond. Là, j’ai vraiment envie de me reposer. Les hommes politiques, quand ils ont commencé, c’est comme l’opium. Ils n’ont plus le courage de s’arrêter. Mais je crois que je vais penser à me reposer.


Entretien avec
Edouard TAMBA
In Le Messager du 04-12-2007

Le centre des Impôts menacés d'expulsion à Tsinga

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
LITIGE
Le centre des impôts de Tsinga menacé d’expulsion
Pour près de 21,5 millions Fcfa représentant 12 mois de loyers impayés. L’arroseur arrosé.

Au Centre principal des impôts IV au quartier Tsinga dans l’après-midi de lundi, 19 novembre, les véhicules sont garés dans les parkings. Les fenêtres vitrées laissent aperçoivent quelques agents. Certains devisent alors que d’autres n’arrêtent d’écrire. Tout à l’air serein. Bien loin de l’affaire qui alimente certaines conversations à la direction générale des impôts. Pourtant, ils sont concernés au premier chef. Le Dg, Laurent Nkodo, a un cas de menace d’expulsion sur sa table depuis la semaine dernière.
Le centre de Tsinga accuse un retard de paiement de son loyer. L’institution est redevable de la somme de près de 21,5 millions Fcfa comptant pour 12 mois de loyers. “ Les responsables sont en réunion ”, s’entend-on dire, au rez-de-chaussée du bâtiment. “ Quand vous voulez les voir, il ne faut pas venir ici les lundis. Ils ont réunion le matin qui finit vers 11h, et une autre dans l’après-midi ”, précise la dame. L’immeuble occupé par le Centre principal IV fait partie de l’héritage du défunt commis de l’Etat, Enoch Kwayeb.
L’administratrice de cette succession, Mme Eva Kwayeb a fait servir une sommation à la direction des impôts, par les soins de Me Nkouendjin. Ladite sommation demande au locataire de verser le total de la somme sous huitaine. Soit 21 millions 375 mille Fcfa. La sommation rappelle au passage qu’“ au lieu de payer d’avance ladite somme à la date du 1er octobre 2007 pour la période d’octobre 2007 à septembre 2008, la locataire fait la sourde oreille ”. Les services des impôts ont intégré le bâtiment le 1er octobre 2003. Selon le contrat de bail, le loyer mensuel est de 1,875 million de Fcfa “ payable annuellement et d’avance, le 1er octobre de chaque année ”.
Certaines sources affirment tout de même que le Dg des impôts a répondu à cette sommation dans une correspondance datée du 15 novembre. Il aurait imploré la patience de sa créancière en promettant de régler l’ardoise. Approché, Me Nkouendjin ne rentre pas dans les détails. “ Nous allons les expulser s’ils ne paient pas ”, promet-il.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 20-11-2007

Le football trouble les malades à Biyem-Assi

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
NUISANCES
Le bonheur des footballeurs, le malheur des malades à Biyem-Assi
L’hôpital de district de Biyem-Assi est à côté d’un stade de football. Les usagers dégustent les tirs non cadrés.

Il ne fait pas bon d’être interné à l’hôpital de district de Biyem-Assi, encore moins d’être dans le bloc de chirurgie de ce lieu de soins. Cette formation hospitalière a le malheur de côtoyer un terrain vide servant de stade de football. L’ambiance est infernale. Patients et gardes-malades ont perdu le sommeil et la quiétude que recommanderait leur état. Le 3 novembre 2007, deux enfants allongés après avoir reçu des injections censées atténuer leurs douleurs, n’ont pas pu s’endormir comme le souhaitait le médecin traitant. La petite Emmanuelle, âgée de moins de trois ans et brûlée au 3e degré, a subi le même sort. A chaque “ Boooom ! ” (détonation sur le toit), patients et gardes-malades sursautent et se plaignent. “ Wèèèh ! Les gens-ci dérangent trop avec leur ballon là”, commente Victorine, la maman d’Emmanuelle. Sa fille et elle vivent le phénomène depuis deux mois déjà. Ce qui n’est pas le cas pour les autres. Le petit Abdou, renversé par une voiture est arrivé la veille. Le bruit l’a troublé. Il ne cesse de pousser des cris. Les appels au calme de sa maman ne suffisent pas pour le rassurer. Evan, dont la jambe gauche est attachée à un sac de sable, subit les mêmes perturbations. Une moto lui a brisé la jambe deux jours plus tôt.
A l’intervalle de cinq minutes, une balle échoue avec fracas sur les antivols de la fenêtre de la chambre qu’occupe Evan. Il sursaute à nouveau. Les nouveaux venus aussi. Quelques fois, le ballon tombe dans la cour de l’hôpital. Le manège se poursuit ainsi jusqu’à la tombée de la nuit. Les équipes de football se relaient sur le terrain de 6h à 18h. Les patients ne peuvent enfin “ respirer ” que la nuit tombée. Mais pas pour longtemps. Le réveil est assez souvent brutal au petit matin. Les footballeurs sont de retour. Et remettent le boucan jusqu’au soir. Une vue de l’hôpital à partir du stade permet d’observer d’autres types de dégâts. Les impacts de ballons ont maculé de poussière et de boue le mur du bâtiment autrefois blancs. L’activité footballistique a aussi déformé les bords de la toiture de l’école maternelle d’à côté. Le grillage installé pour limiter les dégâts ne semble pas servir à grand-chose. Un passage a même été “ aménagé ” à l’extrême droite de ce grillage.
Le raccourci permet aux joueurs de pénétrer directement l’enceinte de l’hôpital lorsque les ballons traversent. “ On n’a pas de problème avec les gens de l’hôpital. Quand le ballon tombe là-bas, on part récupérer. Parfois les infirmiers nous le renvoient ”, explique le président d’une association de “ 2-0 ”. Ce groupe occupe le stade tous les dimanches entre 6h et 8h30. “ C’est un planning qui avait été établi par le sous-préfet de Yaoundé VI en 1997. L’amicale occupe le terrain après nous. Ensuite l’association Promo Cfa, puis le championnat Dschang prend le relais jusqu’à 18h ”, explique notre source. Elle se souvient qu’avant l’intervention du sous-préfet, des groupes se querellaient sur l’aire de jeu. Aucune équipe ne voulait céder. L’hôpital a pourtant précédé le stade. Il se dit même que l’espace était réservé à la construction d’une morgue. Le projet a été abandonné, et le terrain remis à l’école publique de Biyem-Assi. Au bonheur des sports et loisirs dans le quartier. Comme quoi, le bonheur des uns…

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 20-11-2007

L'Afrique a son réseau de Forêts modèles

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
Dr Mariteuw Chimère DIAW
“ C’est un modèle de partenariat totalement volontaire ”
A l’occasion de la création du Réseau africain des forêts modèles vendredi dernier, le coordonnateur du programme de gouvernance au bureau régional du Centre de recherche forestière internationale (Cifor) explique le concept et son avenir au Cameroun.

Qu’appelle-t-on “ forêt modèle ” ?
C’est une forêt où les partenariats établis sont des modèles. C’est un modèle de coopération élargie à tous les acteurs dans un espace forestier très large, où l’on passe d’une situation de conflit à une situation de négociation et de discussion. Cela a été créé par des forestiers. Ce ne sont pas des forêts conservées comme dans un zoo. C’est un modèle de partenariat totalement volontaire. Il faut être convaincu. Pourquoi ces deux sites [Campo (Sud) et Dja et Mpomo (Est), Ndlr] ont gagné ? Le premier critère était de montrer une volonté de partenariat de la part de tous les acteurs. Les forêts modèles qui réussissent sont celles capables de fonctionner avec leurs propres moyens. C’est une plate-forme de 43 sites uniques dans le monde. Tout en étant unique, on partage le même noyau d’idées, fondamentalement basé sur le développement, l’innovation, la durabilité et la mise en commun des énergies. Cela permet de partir d’une société de contraintes et de conflits à une société de coopération et de dépassement. Il n’y a pas une région dans le monde qui en a besoin autant que l’Afrique.

Ce concept tient-il compte des exploitants forestiers ?
Les exploitants forestiers sont dans les forêts modèles parce qu’à travers elles, ils peuvent poser leurs problèmes et développer de meilleurs rapports avec les populations riveraines et résoudre plus facilement les problèmes d’accès à certains types de marchés. Ils peuvent travailler avec les populations pour innover, par exemple dans l’utilisation des résidus du bois. Le capital le plus immédiat que développent les forestiers c’est un capital de type social et relationnel. Parce qu’on est dans un espace qu’on partage avec les autres. Donc les gens au lieu d’entrer en conflit, ont les voies pour dialoguer. C’est la même chose pour les “ agro-plantations ” et les compagnies minières. Lorsqu’on a un gros complexe industriel en Afrique, dans ce contexte de pauvreté, on a tout intérêt à se développer par des passerelles de communication avec les populations. Les forêts sont un système complexe. Et les systèmes complexes sont basés sur l’incertitude. C’est pour cela qu’on emploie la co-gestion adaptative. C’est un système capable de s’adapter, et de résister aux chocs.

Comment en est-on arrivé là au Cameroun ?
Il y a eu quatre phases dans l’avènement des forêts modèles. Il a fallu concevoir et l’adapter au contexte de l’Afrique centrale et du Cameroun. C’est un processus de réflexion qui a commencé ici à Nkolbisson. On a discuté du concept. Les forêts modèles c’est plus qu’une forêt communautaire, communale ou une région forestière aménagée (Rfa). C’est pour cette raison qu’on est allé chercher des espaces de plus de 800 000 ha. Ensuite on est passé à la phase d’appropriation préliminaire par les populations. Il y a eu un concours et les populations qui ont gagné, savent que ce n’est pas un cadeau. Au début il y avait dix critères. On avait commencé avec 20 sites candidats. C’est un long processus. On les a choisis parce qu’ils ont monté de bons dossiers. La 3ème phase c’est la construction des organes de gouvernance et des critères d’appartenance. Les gens doivent adhérer par plate-forme. Ces plates-formes sont des groupes d’intérêt. Les forêts communautaires ont un sérieux problème de viabilisation économique ; elles ont dispersé. Elles sont plus d’une vingtaine à Lomié. Elles peuvent se mettre ensemble et élaborer une stratégie commune. De sorte que, quel que soit l’endroit où on est, on applique cela. Les petits forestiers canadiens sont organisés en syndicats. Pour accéder au marché, au Canada, il faut passer par ces organisations.

Peut-on s’attendre à une augmentation des recettes forestières ?
Nous n’avons rien à voir avec la redevance forestière. La base de la forêt modèle est simple. Elle ne remet en cause aucun titre préexistant, aucune revendication préexistante. Le but, c’est de dire : “ avons un mécanisme dans lequel, au-delà de vos intérêts contradictoires, vous pouvez vous mettre ensemble et voir ce que chacun peut faire pour l’autre de façon organisée et stratégique ”. Lorsque les “ agro-plantations ” d’Hévacam ou de Socapalm ont des problèmes d’extension parce qu’il n’y a plus de place, il faut qu’ils imaginent des formes nouvelles d’organisation économique, qu’ils consultent les populations pour que ces dernières en bénéficient. C’est un peu tout ça l’idée. Il y a des moyens de développer de nouvelles formes d’entraide qui ne s’affrontent pas sur des questions de légitimité, mais qui s’appuient sur des questions pratiques de développement en commun, d’appui mutuel et de bonne gouvernance.

On a souvent observé en Afrique, que le retrait des partenaires entraîne la mort des projets. Ne court-on pas le même risque avec le retrait du Cifor ?
Il y a un risque zéro. Parce que le processus a été fondé sur l’idée d’un consortium. Ce n’est pas basé sur une seule organisation. L’idée c’est justement d’éviter une dépendance excessive. Nous quittons le Cifor pour créer un Réseau africain des forêts modèles avec les appuis internationaux que nous avions, et qui vont être renforcés. L’appui du Réseau international des forêts modèles va être radicalement renforcé. Et il y a d’autres partenaires qui sont intéressés et prêts à nous soutenir de façon importante.

Qu’en est-il de l’appui des pouvoirs publics de Cameroun ?
Il est formidable. On s’est engagé avec le gouvernement. La première réunion des forêts modèles a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement et des forêts de l’époque. La première mission au Canada a été dirigée par le chef de projet de l’époque, aujourd’hui inspecteur général du Minfof, et deux représentants de la Comifac [Commission des forêts d’Afrique centrale, Ndlr]. Toutes les réunions ont été présidées par le ministère avec les représentants d’autres organisations.

Entretien avec Edouard TAMBA
In Le Messager du 20-11-2007

Le Centre boucle sa saison d'haltérophilie

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
HALTEROPHILIE
Le Centre désigne ses champions
La ligue provinciale du Centre de la fédération camerounaise d’haltérophilie a bouclé sa saison samedi dernier, 17 novembre.

Ebongue André arrive en tête chez les seniors messieurs. Fokou Patricia est désormais la reine chez les dames. Chez les cadets messieurs, Djifendjou Adamou s’est imposé, tout comme Ekani Joseph chez les juniors. Ce dernier a fait le même score que le champion des seniors, 351 points. Ce qui lui a valu le titre de “ meilleur athlète toutes catégories confondues ” à l’issue du tournoi, avec à la clé une prime de 20 000 francs s’ajoutant aux 8000 Fcfa perçus pour le titre chez les juniors. La partie s’est jouée sur une journée entière. La centaine de spectateurs de l’esplanade du lycée de Tsinga est restée en haleine de 8h à 18h. Encourageant les 42 athlètes. “ Ils sont nombreux parce qu’ils n’y a pas eu de finales départementales. Les ligues départementales n’ont pas fait leur travail ”, explique l’entraîneur national, Tsanga Adzigui Désiré. Président du jury à l’occasion, il explique que ça aurait été frustrant de ne pas laisser tout le monde compétir alors qu’ils se sont entraînés toute la saison.
“ C’est vrai qu’on nous a pris de cours parce qu’on nous avait dit que les finales c’est le 24 novembre, néanmoins, c’est un très bon niveau ”, relève, ravi, le directeur technique national, Matam Matam. Ce dernier s’est vu décerné le titre de meilleur entraîneur, alors que, “ Bulgare Club ” qu’il entraîne a remporté le titre de meilleur club. Au terme de la compétition, le coach national est satisfait. “ En dehors de quelques-uns, le niveau est appréciable. Beaucoup ont progressé. S’ils avaient les compétitions régulièrement le Cameroun ferait les meilleurs résultats. Tout ce qui nous manque ce sont les compétitions ”, commente-t-il. Même son de cloche chez Fokou Patricia. La championne est en deçà de ses performances habituelles. “ C’est le fruit d’un long travail. D’un travail dur. Après les jeux, vu que je n’avais pas pu battre mon record. J’avais des efforts à fournir. J’ai continué de travailler dur. Et ce n’est pas encore fini puisque je n’atteins pas encore mon record ”, reconnaît-elle.
Même refrain chez la vice-championne : “ Je reconnais que je ne me suis pas vraiment préparée pour cette compétition. Parce que je ne me suis plus entraîné. J’ai juste fais mon possible, et on espère que ça ira mieux dans les prochaines compétitions. Mes prestations habituelles sont au dessus de ce que je viens de réaliser ”, confie Edjangue Agnès. La lauréate du jour croit savoir les raisons de ses contre-performances. “ Vous savez que notre fédération se bat, mais il y’a un manque de compétitions. Ça décourage les athlètes. Ce n’est pas facile, surtout pour nous les femmes ”, regrette-t-elle. Et de poursuivre : “ nous avons besoin d’être encouragées par la hiérarchie. Vous vous rendez compte que c’est dans les compétitions comme ça que les responsables de la fédération découvrent qui est qui. On a besoin qu’ils viennent même en salle nous motiver. Et on manque aussi de matériel.” Les champions du Centre n’auront pas le temps de se réjouir. Ils doivent rester près de la fonte pour préparer les finales nationales, prévue samedi prochain à Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) à Yaoundé.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 20-11-2007

Le Golf club de Yaoundé a 50 ans

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
CELEBRATION
Un demi-siècle pour le Golf club de Yaoundé
Le Cameroun a perdu la “ friendship cup ” face à l’international team le week-end dernier

Cinquante ans de vie. Cela n’arrive pas tous les jours. Le Golf club de Yaoundé (Gcy) qui est passé d’une “ surface sablée d’un trou ” à une surface de 18 trous dont 14 sont en herbe, a eu cinquante ans. L’espace a accueilli à l’occasion les 17 et 18 novembre une rencontre amicale dénommée “ Friendship cup ”. D’un côté l’équipe du Cameroun. Une formation mixte ayant pour capitaine Assiga Ahanda Yves Martin et des joueurs plus ou moins célèbres, à l’instar de Siegfried Etame Massoma, Grégoire Owona et Zacharie Noah. En face des Camerounais, l’International team mené par le Coréen Bae Woonsup. Ces derniers ont été plus forts. Au finish, les Camerounais l’ont perdu (16.5 points contre 7.5). La compétition s’est déroulée en “ Double ”, “ Foursomes ” et “ Simples ”. En marge de cette compétition, les convives du Gcy ont pris part à diverses attractions telles que la tombola, les cocktails et la soirée de gala.
Les organisateurs tenaient à rendre hommages aux pionniers de la discipline au Cameroun. Il s’agit, selon le président du Gcy, Gata Ngoulou, de “ Tonton Jules, Jean Faustin Betayene, Me Pucheux, Me Cazenave et quelque deux ou trois autres ”. Les organisateurs ont révélé que “ le Golf club de Yaoundé est né dans les années 1957-1958. Son créateur était Canadien. C’est Jules Labonté, que tout le monde a fini par appeler Tonton Jules ”. Mais, Grounin Jacques, directeur général de Renault Cameroun en 1957, affirme plutôt que le Gcy doit sa naissance à un groupe d’amis. Quoi qu’il en soit, “ Il s’agissait dans un premier temps de rendre hommage à ceux qui ont créé ce club, et à ceux qui l’ont fait prospérer. Je crois que cet objectif a été atteint ”, a déclaré Gata Ngoulou. “ Le deuxième objectif était de sensibiliser le public camerounais à la pratique de ce sport ”, a-t-il rappelé.
Cinquante après l’avènement du club, l’affaire est restée dans un cercle fermé. “ Le golf prend peu à peu sa place à l’échelon des sports, même sur le plan international. Au Cameroun, en 50 ans, on est parti de 2 ou trois trous avec des gens qui s’amusaient, à 6, 9, pour en arriver à 18 trous qui sont réglementairement acceptés au niveau international ”, précise Gata Ngoulou. Il se trouve que le golf au Cameroun, est resté une affaire d’élite. Les membres du Gcy paient 400 000 Fcfa de cotisation individuelle chaque année. L’équipement complet coûte environ 300 000 Fcfa.
“ Pour être membre du Golf club il ne suffit pas de donner l’argent. Ce qui compte par-dessus tout c’est la qualité éthique des membres. Je voudrais vous dire que le Golf club ne compte pas l’argent. Nous privilégions des valeurs autres que financières ”, explique le président du Comité d’organisation (Co) du cinquantenaire, Richard Howe. Le Co tenait aussi à “ faire connaître notre association à l’extérieur ”, afin que “ les gens sachent qu’au Cameroun, on pratique du golf à un bon niveau. Je pense que dans les prochaines années, on viendra au Cameroun aussi parce qu’on vient jouer au golf ”, espère le président du Gcy.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 20-11-2007

Saison de Karaté 2008 : La bilan d'Aka Amuan

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
Me AKA AMUAN - PRESIDENT DE LA FECAKADA
“ Les batailles internes sont finies ”
Le président de la Fédération camerounaise de karaté et disciplines afinitaires (Fécakada) dresse un bilan plutôt reluisant de la saison. Loin des querelles qui ont ravi la vedette aux karatekas.

Comment vous apprécier le déroulement global des activités de votre fédération, maintenant que la saison est achevée ?
Cette saison est meilleure que la précédente. Nettement mieux en qualité et en quantité. L’engouement était remarquable. Surtout chez les dames. Il y a des jeunes qui lancent des défis à leurs consoeurs championnes d’Afrique. Même chez les hommes. En toute réalité, je suis très content. Parce que cette saison a été pleine d’activités. Par rapport à nos objectifs, il y a eu Yaoundé qui s’est bien passé. Il y a eu les passages de grades, après quoi on a eu les championnats du Cameroun. Ça nous a permis de sélectionner les karatekas de l’équipe nationale pour les Jeux Africains. Et là on est rentré avec 2 médailles de bronze. Après, on a organisé la coupe Edjoa, qui s’est bien déroulée. C’était pour le [Augustin Edjoa, ministre des sports et de l’éducation physique, ndlr] remercier pour tout ce qu’il a fait avec son état major pour que la sérénité revienne dans la maison du karaté. Et vous-même vous voyez.

Votre bilan semble ignorer que l’image de la fédération a été ternie par des batailles internes…
Les batailles internes sont finies. Dites-moi dans quelle maison il n’y a jamais de querelles. Il ne faut pas que les journalistes viennent toujours chercher les poux sur les têtes des gens qui sont propres. Il y a toujours des gens qui sont mécontents. Mais, aujourd’hui, regardez vous mêmes. Tout le monde est là. Tous les grands maîtres sont là. N’oubliez pas que c’est une fédération de combat. Laissez nous nous échauffer de temps en temps.

Quelles sont les priorités de la prochaine saison ?
En terme d’objectifs, on veut participer aux compétitions internationales. Il y a les Championnats du monde au Japon, le Paris Open en France et les Championnats d’Afrique. On se prépare déjà pour ça.

Interview réalisée par Edouard TAMBA
In Le Messager du 19-11-2007

TKC : Essomba Eyenga rempile pour 4 ans

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
TONNERRE KALARA CLUB
Essomba Eyenga pleure pour un dernier mandat
L’Assemblée générale (Ag) du Tonnerre Kalara club (Tkc) s’est déroulée le 18 novembre dernier à Yaoundé. Statu quo dans l’exécutif.

L’alternance n’est pas pour bientôt à la tête de Tkc de Yaoundé. Antoine Dépadoue Essomba Eyenga a rempilé à la tête du club de Mvog-Ada. Quatre années encore pour celui qui a fait du Tkc une Société anonyme à objet sportif (Saos). Essomba Eyenga n’avait pas d’adversaire au cours de l’Ag d’hier. Dans la salle de l’hôtel Somatel, sis au quartier Briqueterie, l’assistance l’a élu par acclamation, Président directeur général (Pdg) de Tkc Saos. Les assises ont eu lieu à huis clos. Mais des indiscrétions affirment qu’il y avait de l’émotion dans l’air. “ Essomba Eyenga a pleuré. Il a demandé pardon au Général Pierre Semengue [Prédécesseur d’Essomba Eyenga à la présidence du Tkc, ndlr] ”, affirme une source.
Le Pdg a par la même occasion, demandé pardon à tout ceux qu’il aurait offensé et a appelé à la réconciliation. “ Je puis affirmer aujourd’hui qu’après les zones de turbulences, le Tkc navigue dans les eaux les plus calmes. L’heure est donc plus que jamais à l’union sacrée ” disait déjà Essomba Eyenga dans la publication “ Tkc Horizon 2010 ”. “ 2007, une autre page du livre Tkc est donc en train de s’ouvrir ”, y poursuivait-il. L’assemblée générale de dimanche dernier a permis de constater que la “ nouvelle page ” et son “ union sacrée ” ont un problème de taille. L’argent. Le budget de Tkc Saos pour la saison 2008 s’élève à 200 millions de Fcfa. Une somme loin d’être rassemblée par les dirigeants du Tkc.
Au sortir des assises, le Pdg réélu a appelé les membres, fans et sympathisants à se mobiliser pour cotiser le montant nécessaire aux ambitions de Tkc. Parce que selon ce dernier, “ le Tkc doit redevenir le n°1 du football du Cameroun ”. Pour y arriver, “ l’esprit d’équipe et de famille doit prévaloir ”, souhaite Essomba Eyenga. Ce dernier reconnaît que “ dans toute association, il peut y avoir des éclats de voix, mais tout finit par s’arranger au nom de l’intérêt général… ”. Neuvième à l’issue du dernier championnat, ce club vainqueur de la toute première Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe en 1975, a remporté huit (8) Coupes du Cameroun et cinq (5) championnats de D1. Dont le dernier en 1987. Entre temps, Tkc a brillé par des luttes internes et une descente en 2e division en 2005. Près de sept nouveaux joueurs sont annoncés dans les rangs de Tkc pour la nouvelle saison. Alors même que des indiscrétions parlent d’un probable départ du gardien international Amour Patrick Tignyemb.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 19-11-07

Les présidents de Tkc
Martin Omgba Zing (Fondateur en 1934, décédé)
Raphaël Nkoa Ndongo (décédé)
Soter Tsanga (décédé)
Georges Ambassa (décédé)
Janvier Ondobo (décédé)
Denis Ekani
Emile Onambele Zibi
Vincent Mvondo
Christophe Noah Owono
Doun Owona
Pierre Semengue
Essomba Eyenga

L'Afrique du Sud reine du velo en Afrique

Posté le 20.11.2007 par edouardtamba
Championnats d’Afrique de cyclisme
L’Afrique du Sud rafle tous les titres en jeu
La troisième édition des championnats continentaux africains de cyclisme s’est courue à Yaoundé du 8 au 11 novembre 2007. Le Cameroun boit la tasse.

Les cyclistes de la “ Rainbow Nation ” règnent sur la petite reine. Autant chez les dames que chez les messieurs. Trois Sud-africains sur le podium de la “ course en ligne ” chez les hommes. Idem chez les dames. Dans l’épreuve du “ contre la montre ”, ils ont raflé les deux premières places dans les deux catégories. Laissant la troisième place à l’Ile Maurice chez les dames, et l’Erythrée chez les hommes. White Nicolas s’est même offert le doublé.
D’abord le “ Contre la montre ”, couru le vendredi 9 novembre dernier, en 12 minutes et 32 secondes sur une distance de 12 Km. Le vainqueur du dernier tour du Maroc s’impose ensuite dimanche, dans la “ course en ligne ”. Soit 135 Km parcouru en 3h40’33. Les 45Km de la course en ligne chez les dames ont été dominés par Van Der Merwe Marissa. Alors que sa compatriote Burger Lynette a été la plus rapide sur les 8Km du contre la montre.

Echappée
Tout au long de la compétition, seule l’Erythrée tente de lever la tête contre les Sud-africains. Ils font la course dans le groupe de tête durant 15 des 18 tours du circuit. Mais au finish, ils se font distancer. Pour l’entraîneur de l’équipe nationale du Cameroun, “ les Erythréens ont gâté la course dès le départ. Ils ont étouffé tout le monde. ”. Et “ ils ont finalement abandonné”, regrette Ntep Dieudonné. Le “ mauvais jeu ” des Erythréens aura réussi à retarder le peloton de deux minutes sur le groupe de tête. Bloquant ainsi le Marocain Jelloul Adil et le Camerounais Teguimaha Sadrack. Respectivement premier et second du dernier Tour du Faso.
L’attaque du Marocain à trois tours de la fin lui permet de se défaire de l’étau érythréen, et de se classer 4e, avec 3’52 de retard. Il faudra attendre 9 minutes et 35 secondes pour voir arriver le premier Camerounais : Douanla Flaubert, 12e au classement général. Puis, Sadrack Teguimaha au 14e rang, Tekou Damien, 17e et Guewa Clovis 18e. Les quatre autres Camerounais de l’équipe n’ayant pu finir la course. Tout comme leurs concurrents de la Côte d‘Ivoire, de la Rca, du Zimbabwe, de Sao Tome et Principe, de l’Ile Maurice, du Malawi, du Gabon… La faute au circuit. 7,5Km entre le Palais de Congrès, le Mont Fébé et la sous-préfecture de Tsinga.
“ Ce parcours était très difficile. Il y avait trop de côtes ”, se plaint l’encadreur Ivoirien, Adou Georges. Le coach camerounais relativise la performance de ses poulains. “ Les enfants n’ont pas mal couru. Parce que vous avez vu qui a gagné, les tenants du titre, qui sont des professionnels ”, commente Dieudonné Ntep. Ce dernier accuse aussi la fatigue liée à la participation au tour du Faso. “ Après le Faso, ils n’ont pas bien récupéré. Même le vainqueur du tour du Faso n’a pas pu tenir ”, dit-il.
Pas de quoi geindre. Puisque les vainqueurs ne seront pas qualifiés pour les prochains Jeux Olympiques. Encore moins pour la prochaine coupe du Monde de cyclisme. L’information est venue de la réunion de l’ “ Africa tour ”, tenue le 9 novembre 2007 à Yaoundé. L’Afrique sera représentée à ces compétitions par les vainqueurs des derniers championnats tenus à Durban en 2006. N’empêche que “ les championnats ont rehaussé le niveau des pays d’année en année. Vous avez vu l’Erythrée, ce sont des nouveaux pays qui viennent un peu concurrencer l’Afrique du Sud ”, apprécie le président du jury des commissaires, Michel Rivière.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 12-11-07
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