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edouardtamba
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Mes articles, dont quelques uns publiés dans le quotidien Le Messager au Cameroun.
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30.04.2007
Dernière mise à jour :
02.07.2008

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Des artistes camerounais "otages" à Bata

Posté le 02/07/2008 à 12:00 par edouardtamba
FILOUTERIE
Des artistes camerounais bloqués à Bata

La nouvelle diva du bikutsi, Lady Ponce, était attendu hier, 2 juillet 2008, en après midi dans la salle du cinéma Abbia. Le public avide de découvrir son nouvel album a du se contenter des autres artistes programmés. Et pour cause, Lady Ponce est bloquée à Bata en Guinée équatoriale. Ainsi que vingt-deux autres artistes camerounais. Le retour au Cameroun, prévu pour lundi dernier a été renvoyé au lendemain. Jusqu’à hier soir, ils y étaient encore. C’est samedi passé que la brochette d’artistes a débarqué en Guinée équatoriale. Ce pour un spectacle organisé par Théodorin Nguema Obiang, fils du président équato-guinéen. Le show s’est déroulé dimanche, le 30 juillet, comme prévu selon des témoignages. C’est au lendemain de leur prestation que chanteurs, musiciens et danseurs ont commencé à déchanter.

« Ils n’ont rien perçu. Même pas un radis », confie un proche de Lady Ponce alerté par cette dernière. Cette partie du contrat devrait être réglée par Elvis Kemayou. C’est d’ailleurs lui qui est venu négocier le « marché » avec les artistes au Cameroun. Aucune trace de Elvis Kemayou jusqu’à hier soir. « Ils ne sont pas menacés, ils sont logés et pris en charge à l’hôtel par les organisateurs », précise la source. La même source affirme que Claudia Dikosso, Patou Bass, Valery Medjo, Bertrand Eva, Ledoux Marcellin… font partie des « otages ». « On n’a pas du tout de problème. Nous sommes logés à l’hôtel de l’épouse du président de la République », dément Lady Ponce, joint au téléphone par nos confrères de Radio Siantou, hier.

A propos de l’attitude de Elvis Kemayou elle va dans le même sens. « Je ne suis pas là pour faire un procès. Je vous ai dit qu’on a aucun problème. On s’apprête à rentrer au Cameroun. Je ne sais pas de quoi vous parlez », s’énerve-t-elle. Mais un proche finira par lui tirer les vers du nez. Plus calme, elle avoue que « le moral est à zéro », et qu’elle donnera des détails une fois rentrée au Cameroun. Loin d’être sereine elle ne comprend que ses confrères et elle soient mis au petits soins alors qu’ils ont d’autres engagements. « On est pas venu ici manger, monter dans les grosses voitures et regarder la mer », se plaint-elle. Et de préciser qu’on leur avait promis l’avion présidentiel pour le voyage retour. Mais l’avion aurait eu un problème. Quoi qu’il en soit, c’est au retour de ces derniers qu’on saura ce qui s’est exactement passé en Guinée équatoriale.

Edouard TAMBA



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L'affaire crédit foncier bloquée au tribunal

Posté le 02/07/2008 à 12:00 par edouardtamba
GABEGIE AU CREDIT FONCIER

Le tribunal bloque le sort des accusés

Le tribunal de grande instance du Mfoundi n’a pas rendu le verdict attendu hier sur les culpabilités. L’affaire crédit foncier est remise en délibéré pour le 11 juillet prochain pour des raisons inconnues

L’audience était annoncée et très attendue. Une audience au cours de laquelle le Tribunal de grande instance du Mfoundi devait prononcer un jugement dans le cadre de l’affaire Crédit foncier du Cameroun (Cfc). Il s’agit plus précisément du verdict sur les culpabilités, attendues au terme des plaidoiries de la défense bouclées en juin dernier. Aux environs de 11h30, les accusés continuent d’arriver au compte-goutte. « On vient d’arriver. On est venu en taxi », indique un gardien de prison à un gendarme. Les trois prévenus que sa collègue et lui viennent d’escorter traînent le pas à l’extérieur de la grande salle d’audience. L’un deux fume nerveusement une cigarette, tandis qu’un autre se fait souhaiter « bonne chance » par une proche. Les membres du tribunal devisent sur le balcon leur donnant accès à la salle. Ce en compagnie des deux magistrats représentant le ministère public.

C’est aux environs de 12h10 que retentit le carillon dans la salle d’audience. « Le tribunal », annonce le greffier. Et de rappeler que c’est l’affaire Ministère public et crédit foncier du Cameroun contre Joseph Booto à Ngon, Joseph Edou… Trente et un (31) accusés au total. Les présents répondent et prennent progressivement place dans le box à eux réservés. La présidente du tribunal indique le fait que certains de ces accusés ne se sont pas prononcés à l’issue des plaidoiries présentées par leurs avocats appelés par le présidente souhaite ne rien ajouter au passage de leur conseil juridique. Mais il se trouve que certains accusés sont absents. « Il arrive madame la présidente », s’explique un avocat pour le cas de son client.

C’est alors que la présidente prononce la suspension de l’audience. L’affaire est mise « en délibéré pour le 11 juillet 2008 à 10h », déclare-t-elle. Une sourde rumeur parcours la salle. Quelques jurons de désapprobation fusent. L’assistance est visiblement prise de cours. De même que certains accusés et avocats. Les membres de la cour se retirent. Ceux du parquet en font autant. Les accusés sont envahis par leurs proches. Qu’est-ce qui a motivé cette décision. « Tous les accusés ne se sont pas exprimés après les plaidoiries de leurs avocats. Et certains sont absents, pourtant il faut qu’on leur donne la parole. C’est une question de procédure », croit savoir un avocat. Me Mben Sylvestre, conseil de l’ex président du conseil d’administration du Cfc, a une autre idée. « Si on a prorogé c’est que la décision n’est pas prête », pense-t-il.

« Sous l’égide du code de procédure pénale, la décision doit être lue de la première à la dernière ligne. Pour cela, il faut qu’elle soit entièrement rédigée », ajoute-t-il. Son point de vue semble appuyé par une observation. Il n’y a pas eu de concertation entre les membres de la collégialité dans la salle. Preuve que la décision était prise avant l’ouverture de l’audience ? Difficile d’y répondre par l’affirmative. Toujours est-il que les états d’âme de certains avocats et accusés n’y changeront rien. Le tribunal vient de prolonger le suspens dans cette affaire qui dure déjà une trentaine de mois.

Edouard TAMBA

La police judiciare enquête contre des Lions indomptables

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
AFFAIRE BONEY-ETO’O

Le ministère public ouvre son enquête

L’incident survenu le 31 mai 2008 à l’hôtel Hilton de Yaoundé n’est donc pas clos. Malgré les excuses Samuel Eto’o Fils acceptées par Boney Philippe. Les locaux de la Radio Tiémeni Siantou (Rts) ont reçu la visite de deux policiers de la Direction de la police judiciaire (Dpj) dans l’après midi d’hier, 11 juin 2008. Ces derniers se sont dirigés dans le bureau du chef de chaîne, Eugène Messina. Ce pour lui remettre une convocation. Le document daté du 11 juillet selon nos sources, invite Boney Philippe à comparaître à la Dpj aujourd’hui, 12 juin 2008 à 10h précises.

Le journaliste de la Rts doit se présenter « pour affaire urgente le concernant », à la porte 211, service des études et de la coordination des enquêtes criminelles. Il s’agit d’un des service de la sous direction des enquêtes criminelles. Cette convocation lui est servie dans le cadre d’une enquête ouverte contre « certains joueurs de l’équipe nationale de football du Cameroun ». Et l’objet indique : « Incident survenu à l’hôtel Hilton de Yaoundé le 30 mai 2008 ». Rencontré quelques heures après le passage de policiers, le chef de chaîne ne cache pas son embarras. Vu que « c’est une nouvelle tournure que l’affaire prend ». Ce dernier croit comprendre que c’est « le ministère public qui s’empare de l’affaire ».

Boney Philippe, n’a pas encore repris du service. Etant encore frappé d’incapacité à cause des coups reçus d’Eto’o Fils et ses sbires. « Je ne suis au courant de rien », a-t-il laissé entendre hier autour de 19h30. L’affaire semblait close de son avis. Mais il se trouve qu’il ne s’agit pas seulement d’une affaire entre Eto’o Fils et lui. Des témoignages ayant laissé entendre d’autres confrères ont vu leurs matériels de travail arrachés et endommagés par Thomas Nkono et Idris Carlos Kameni. Notamment des caméras et téléphones portables de ceux qui voulaient saisir l’agression en images. « Regarde le vieux téléphone que j’utilise maintenant », se plaignait Francis Bonga de Satelitte Fm, rencontré le week-end dernier. Quelles sont les personnes visées par la Dpj ? Jusqu’où iront les policiers dans cette procédure ? Affaire à suivre…

Edouard TAMBA

In Le Messager du 12-06-08

Le cinéma du tapis rouge et de la bière

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
ECRANS NOIRS 2008

Le tapis rouge et la bière d’abord !

Exit donc la 12e édition des Ecrans noirs 2008. Le festival du cinéma africain s’est achevé samedi dernier à Yaoundé. En grandes pompes. Comme à l’ouverture une semaine plus tôt, le public a pris d’assaut les hauteurs de Nkol-Nyada au sommet duquel s’élève le palais des Congrès. Sous les flashes et cameras. Ariane télévision faisait encore son show en direct. Comme à l’ouverture, les gens étaient tirés à quatre épingles. La salle de projection était pleine à craquer. Tel un œuf.

Il y avait apparemment beaucoup plus de monde. Peut-être grâce (ou à cause) de l’oraison funèbre de la Cameroun music corporation (Cmc), prononcée non loin de là. La Cmc est out, vive la Socam ? Revenons aux Ecrans noirs pour noter qu’il n’y a pas seulement eu foule aux cérémonies d’ouverture et de clôture. L’enthousiasme était aussi de mise au Boulevard du 20 mai. Lieu choisi pour abriter « le village du festival ». ici, on pouvait acheter des livres, des films, des tableaux, surfer sur Internet, suivre des colloques…

Ces activités diurnes ont souvent été reléguées au second plan. Au profit de cette bière qu’on dit aimer le cinéma, et de la bouffe. Il n’y était pas interdit de danser, une fois éméché. Les visiteurs aimaient s’y rendrent une fois la nuit tombée. « Je vais aux Ecrans noirs », annoncçaient-ils alors pompeusement. Comme s’ils étaient des passionnés de ce cinéma. Pourtant du 1er au 6 juin, il était possible de les compter au bout des doigts dans les salles. Les lieux de projection ne manquaient pas : plus d’une demi-douzaine de salles : Cinéma Abbia, British council, Centre culturel français, Institut Goethe, Cinétown de Mvog-Ada, Cinétown de Melen et Université de Soa.

Le public était tellement maigre à l’Abbia que les hôtesses commises aux portes d’entrées laissaient entrer tout le monde. Avec ou sans billet. C’était donc ça le côté populaire de la 12e édition des Ecrans noirs. Malgré l’évolution en quantité en en qualité des productions camerounaises. Malgré environ 1500 billets d’accès gratuit distribués. Malgré la multiplication des sites de projection pour rapprocher les films du public. Ce public a une fois de plus préféré les réjouissances alcooliques/alimentaires du Boulevard du 20 mai et le m’as-tu vu au palais des Congrès. A chacun ses Ecrans noirs !


Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 10-06-2008

La razzia de la Rdc au Ecrans noirs 2008

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
Patricia MOUNE MBEDE

« On va revaloriser le montant des primes »

La directrice du festival Ecrans noirs revient sur le déroulement de la 12e édition.


La satisfaction que vous affichez est-elle un signe que vous pensez avoir mieux fait que l’an dernier ?
Certainement beaucoup mieux que l’année dernière. Pratiquement le même niveau qu’en 2006 à l’occasion de la 10e édition qui était une grande édition. Cette année a l’avantage de la compétition qui fait que quand on sollicitera les films, on va crouler sous les offres de participation à la compétition. Parce que les gens ont bien vu que ce n’était pas du pipeau, avec des prix largement à la hauteur du festival. Donner 5 millions à un premier prix, je pense qu’il y a très peu de festivals qui réussissent à le faire en Afrique, mis à part le Fespaco.



Il y a eu cette année beaucoup plus de productions camerounaises que par le passé. Mais on observe aussi que plusieurs productions camerounaises remarquables n’ont pas été diffusées durant le festival. Pourquoi ?
Il y avait un délai de dépôt (30 avril 2008, Ndlr). On a même prorogé jusqu’au 10 mai pour les longs métrages, parce qu’on avait beaucoup plus de courts métrages. Certains ont plutôt déposé des Vcd sans leurs adresses. C’était compliqué de les joindre, parce qu’on ne diffuse pas les Vcd. Il y a des formats qui n’étaient pas adaptés. Pour certains, même si l’histoire était belle ; la qualité n’était pas adaptée. Ce qui fait qu’on a eu une soixantaine de dépôts, mais on ne pouvait pas tous les sélectionner.

Ce festival a été entaché de problème de programmation et de respect des films annoncés…On a un gros problème. C’est le cas de la salle du cinéma Abbia. Beaucoup de réalisateurs avaient leurs films programmés à l’Abbia, dont certains en compétition. On était obligé de repasser le film ailleurs parce que la qualité n’était pas très bonne. Il se pose un réel problème de salle de cinéma au Cameroun. La solution, c’est que l’Etat, ou un privé construise une salle aux normes ou alors de choisir la solution du pré-fabriqué avec du matériel numérique performant.

Durant le festival, on n’a pas vu beaucoup de monde dans les salles. Avez-vous une explication ?
Justement. Il faut bien constater que la salle qui n’arrivait pas à avoir de l’affluence c’était le cinéma Abbia. On revient au même problème. Au niveau du village du festival, il y avait au moins 600 personnes tous les soirs. Mais cela est dû à un contexte précis. Avant, l’Abbia était plein parce que c’était une salle où les gens avaient leurs habitudes. Maintenant, les gens ont de moins en moins l’habitude d’y aller. Et festival ou pas, ils ne changent pas leurs habitudes. Le Centre culturel français et le Goethe institute n’ont pas eu le même problème. Il faut aussi observer que l’Abbia a une grande salle. Si elle n’a que cent spectateurs, elle paraîtra vide. Alors que cent personnes, ce n’est pas rien. Dans tous les festivals, il y a des séances qui ne sont pas pleines. Vous ne pouvez pas faire un festival et avoir la salle pleine à 100% tous les jours.

Vous avez innové cette année avec des concours récompensés à hauteur de 1 à 5 millions. Les cinéastes peuvent-ils avoir l’assurance qu’il en sera désormais ainsi ?
Je pense que le festival Ecrans noirs va mettre un point d’honneur à ce que ce soit toujours comme ça. Il y va de sa crédibilité. On ne peut pas se mettre à ce stade là et reculer. On va augmenter la mise. Peut-être pas l’année prochaine, peut-être dans deux ou trois ans, en fonction des partenaires.

Entretien avec Edouard TAMBA
In Le Messager du 10-06-2008

La razzia de la Rdc au Ecrans noirs 2008

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
ECRANS NOIRS 2008

Le Congo démocratique en force

Les projecteurs se sont éteints sur la 12e édition des Ecrans noirs samedi, 7 juin dernier. Rendez-vous pris pour le 13 juin 2009.


Et de six pour le réalisateur congolais Balufu Bakupa Kanyinda. Son long métrage, « Juju factory » a remporté l’Ecran d’Or à l’issue des délibérations du jury. Un prix de plus pour cette métaphore de l’histoire du Congo. Cet autre sacre intervient après le « Tyrol award best film », obtenu à l’Innsbruck international film festival en Australie, le « Golden show award best film », remporté au Zanzibar international film festival en 2007, le meilleur film du Kenya international film festival en 2007, le meilleur film du Festival de cinéma africain d’Apt en France en 2007 et le meilleur rôle féminin au Festival cinema africano bari en Italie.
En recevant cette sixième distinction, Balufu Bakupa Kanyinda s’est montré ému devant le public du palais des Congrès de Yaoundé. Surtout que le trophée et le diplôme sont accompagnés d’une somme de cinq millions Fcfa. Il s’agit de l’apport de celui qui patronne la 12e édition des Ecrans noirs, le président de la République du Cameroun, Paul Biya. « C’est le plus important de ma carrière », avoue le lauréat. Son compatriote Dieudonné Kabongo, premier rôle masculin de « Juju Factory », reçoit l’Ecran du meilleur acteur. C’est un autre Congolais de la Rdc qui reçoit l’Ecran d’honneur pour sa carrière. Il s’agit du réalisateur Mweze Ngangura, auteur d’une douzaine de film.
L’Ecran d’espoir revient au Congolais Jo Tunda Munga distingué pour son premier film, « Papy ». Le jury de cette catégorie s’est vu obligé de décerner ce prix à deux réalisateurs. La Camerounaise, Hélène Ebah, réalisatrice de « Les blessures inguérissables » reçoit aussi l’Ecran de l’espoir. Le public, chauvin sur les bords, l’applaudit à tout rompre. Le Camerounais Ghislain Amougou, auteur du meilleur court métrage, « Le Pont », aura droit au même traitement. Son œuvre de deux minutes chrono a séduit autant le public que les membres du jury. Tous ces lauréats se voient remettre ou promettre des chèques d’un montant d’un million de francs. D’autres Camerounais se sont illustrés au cours de cette édition. C’est le cas du duo Pauline Etet et Théophile Ngwe pour le concours du meilleur scénario. Ces derniers, avec quatre autres scénaristes, bénéficieront d’une résidence d’écriture d’un mois à Libreville au Gabon. La prochaine édition des Ecrans noirs quant à elle se déroulera du 13 au 20 juin 2009.
« On est soulagé que cela se soit bien terminé. Dans l’organisation d’un événement comme celui-ci, il y a tellement de paramètres qui rentrent en jeu et qui font qu’on est sur le qui-vive de la première à la dernière journée », confie la directrice du festival, Patricia Moune Mbede. Mais avant, le public est invité à regarder un dernier long métrage. « J’ai serré la main du diable » de Roger Spottiswoode. Une adaptation cinématographique du livre du général canadien Roméo Dallaire. Comme l’an dernier, les écrans noirs s’achèvent sur le génocide rwandais de 1994. Une thérapie de Terre africaine pour que « ce qui est arrivé au Rwanda, en Côte-d’Ivoire, au Congo… ne nous arrive jamais », espère Bassek Ba Kobhio.




Palmarès Ecrans noirs 2008
Ecran d’honneur 2008 (hors compétition) :
Mweze Ngangura – Réalisateur congolais (Rdc)
Ecran d’or 2008 :
Balufu Bakupa Kanyinda (Rdc) pour son film « Juju Factory »
Ecran de l’acteur 2008 :
Dieudonné Kabongo (Rdc) pour son interprétation dans le film « Juju Factory »
Ecran de l’actrice 2008 :
Rabia Ben Addallah ( Tunisie) pour son interprétation dans le film « Feu d’oubli » de Selma Baccar
Ecran du court métrage :
Ghislain Amougou ( Cameroun) pour son film « Le pont »
Ecran de l’espoir :
Ex aequo Hélène Patricia Ebah (Cameroun) pour son film « Les blessures inguérissables » et Jo Tunda Munga ( Rdc) pour son film « Papy »
Ecran du scénario :
Pauline Darline Etet et Théophile Ngwe (Cameroun) pour la scénario « La révolte muette »
Les 4 autres scénarios qui participeront à la résidence d’écriture à Libreville :
« Les gens du fleuve » de Camille Mouyeke (Congo Brazzaville)
« Manga » de Serge Alain Noa (Cameroun)
« L’homme qu’il me faut » de Estelline Fomat (Cameroun)
« Course contre la montre » de Guy Landry Bana (Rdc).

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 10-06-2008

Des ministres camerounais snobent les Etats-Unis

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
SEMINAIRE

Le gouvernement zappe la lutte contre le trafic des personnes

Les ministres invités à ouvrir un séminaire sur la lutte contre la traite des personnes à l’ambassade des Etats-Unis y ont brillé par leur absence.




Deux siècles après l’abolition de la traite négrière, l’esclave continue. « Chaque année à travers le monde y compris aux Etats-Unis, des millions de personnes sont des femmes et des enfants, sont dupées, vendues ou menés de force dans le trafic d’être humain ». Janet E. Garvey, ambassadeur des Etats-Unis (Usa) au Cameroun fait ce rappel, mercredi 4 juin 2008, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’un séminaire « de mise en place d’une approche multisectorielle de lutte contre le trafic d’êtres humains ». L’initiative est de l’American bar association (Aba), le barreau américain. 200 000 personnes ont été victimes de ces trafics en Afrique ces dernières années, selon la directrice locale de l’Aba, Yolande Fouda.

Et le Cameroun en est une plaque tournante. Yolande Fouda en indique les axes majeurs. Du Nigeria vers le Cameroun, du Cameroun vers le Gabon et la Guinée équatoriale, du Cameroun vers l’Europe et les mouvements à l’intérieur du Cameroun. Des données que confirme le rapport publié hier par le département d’Etat américain. Mme Garvey note que les efforts du gouvernement sont insuffisants. D’où des appuis externes. « Entre 2003 et 2006, notre collaboration avec les avec les pays africains à travers le programme West africa cocoa/commercial agriculture program (Wacap) permis de retirer 1600 enfants travaillant dans des cacaoyères au Cameroun, dont une partie avait été victime de trafic, et d’empêcher que 379 autres n’entrent dans le marché du travail », rappelle-t-elle.

Mais le sujet ne fait pas courir les membres du gouvernement. Ils étaient attendus à l’ambassade des Etats-Unis pour la cérémonie d’ouverture du séminaire. Mais trente minutes après l’heure prévue pour le début de la cérémonie, un seul est présent. Zacharie Perevet ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop). Amadou Ali, vice-Premier ministre et ministre de la Justice (Minjustice), attendu pour présider l’événement se fait finalement représenter. Emmanuel Ngafesson, secrétaire d’Etat au Minjustice en charge de l’Administration pénitentiaire, dit avoir été désigné quinze minutes plus tôt par Amadou Ali.

« Je n’ai même pas lu ce discours, on va découvrir son contenu ensemble », argumente-t-il en rappelant le garde des sceaux « tenait vraiment à être présent ». Hélas ! L’entame de son discours laisse découvrir que six autres manquent à l’appel. Les ministres du Travail et de la sécurité sociale (Mintss), des Affaires sociales (Minas), de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie (Sed), le délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn). Certaines personnes de l’assistance ne peuvent s’empêcher de rire. La copie du discours prononcée par l’ambassadeurs des Usa quelques minutes plus tôt confirme que Robert Nkili, Cathérine Bakang Mbock, Suzanne Bomback, Jean Baptiste Bokam, Alain Edgar Mebe Ngo’o ministres étaient effectivement attendus.

Le ministre de la Communication (Mincom), Jean Pierre Biyiti Bi Essam pourrait être ajouté à la liste. Puisque le chef de la cellule juridique du Mincom, Louis Tobie Hond, s’y est présenté comme représentant du ministre. Cette apparente défection des membres du gouvernement contraste avec l’importance du sujet : le trafic des personnes. Mais cela correspond à la réalité. « Au Cameroun, il n’existe encore aucune loi interdisant le trafic d’adultes, et le projet de plan de lutte contre ce trafic, n’a pas avancé », regrette Janet E. Garvey.

Edouard TAMBA

“Trois mères” aux Ecrans noirs 2008

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
TROIS MERES

Les triplettes et leur placard rempli de squelettes

De révélations en révélations le film de Dina Zvi-Riklis laisse découvrir les multiples secrets d’une famille. Le déroulement de l’intrigue tient le spectateur en haleine




Le programme annonçait « Le destin d’un guerrier », du Camerounais Nzawemi Guillaume, et « Un matin bonne heure » de Gahité Fofana du Ghana à l’Abbia mardi dernier. Le public est pris de cours lorsque s’affiche le titre : « Trois mères ». Un film réalisé par l’Israélienne Dina Zvi-Riklis. Des cris de désapprobation fusent dans la salle. D’autres préfèrent sortir. Les restants se contentent du film des descendants de Abraham, à défaut de celui des Ashanti. Un film en hébreux, sous-titré en français où on chante quelque fois en arabe. C’est l’histoire de triplettes nées d’une femme sage-femme. Flora, Yasmine et Rose. Elles grandissent sous l’encadrement paternel après le décès de leur mère. Les triplettes s’aiment tellement qu’elles vieillissent ensemble. Mais Yasmine souffre d’insuffisance rénale. Il ne lui reste que trois mois à vivre si elle n’obtient pas une greffe, là prévient le médecin.

Sentant les jours qu’il lui reste à vivre comptés, elle fonce chez sa nièce, Rucha, se confier. Face à une camera. Et la jeune fille en mal de fécondité d’apprendre de sa tante que ses cousins Amnon et David sont les fils jumeaux d’une même mère: Yasmine.. Mais personne ne sait où se trouve Amnon. David est au Canada et sa mère souhaite que la casette lui parviennent après son décès. La pauvre Rucha tombe des nues. Elle en touche un mot à sa mère, Rose. Mais Rose là tourne en bourrique. Puis prend le soin de se renseigner chez Flora. L’omerta a été brisée par la troisième. Rucha qui n’arrive toujours pas une faire un enfant, malgré les assauts quotidiens de son époux, reçoit la visite surprise de Flora. Elle aussi veut parler. Caméra à l‘appui. Elle avoue qu’effectivement, Amnon est le fils de Yasmine. Elle a dû le « donner » à sa sœur. L’époux de cette dernière ayant perdu l’usage de ses organes de reproduction après un accident de travail dans le chantier de l’époux de Yasmine.

L’enfant a changé de famille contre l’avis de son père. La mère a du mal à supporter la séparation. Ses sœurs la consolent. Patatras ! Des agents du service social débarquent. Selon eux, la procédure est illégale. Par conséquent, l’enfant est arraché à ses mères pour une direction inconnue. Qui a mouchardé ? « Ce n’est pas important ». Réplique Flora. Rucha apprend au passage que sa mère, star de la chanson, trompait son père. La pauvre fille n’en peut plus moralement. Heureusement, elle a enfin un retard. Mais les triplettes n’ont pas les 50 000 dollars nécessaires à la greffe du rein. L’époux de Yasmine, Ménashé, visiblement plein aux as, refuse de céder le moindre kopeck. Rucha en veut à cette mère aux cuisses légères. Mais Rose se met aussi à table.

C’est son époux qui avait livré le secret des sœurs aux services sociaux. Mais à la veille du départ de la famille pour les Etats-Unis, ce dernier est frappé d’une crise d’asthme. Il en meurt. Son inhalateur ayant été caché par Flora. Elle aussi perd son époux invalide quelques années plus tard. Et les triplettes s’en retournent vivre dans la maison de leur père. « Nous avons été meilleures sœurs que mères », conclut-elle. Ménashé finit par donner les 50 000 dollars pour l’opération de son ex épouse en Egypte. C’est sur cette terre natale qu’elle rend l’âme. Entre ses sœurs. Rucha est enceinte de jumeaux. Le public, visiblement ému, applaudit timidement. « Je ne regrette pas d’être resté. Ce film parle des choses de la vie », se réjouit un spectateur.


Edouard TAMBA

In Le Messager du 05-06-08

Entreteien avec Dominique BIHINA

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
Dominique BIHINA
« Je devrais concourir pour l’Ecrans de l’espoirs »
Après Magic Fm, Ariane télévision et Canal international, le jeune réalisateur se lance dans le cinéma. Celui qui se faisait appeler Dj Scotch a présenté son premier long métrage professionnel aux Ecrans noirs. « Nkuk, le totem » a été projeté lundi dernier sans grand monde. Mais Dominique est plus déçu par le fait que son œuvre ne soit pas en compétition



Quelles sensations éprouve un réalisateur qui présente sa toute première production cinématographique professionnelle au festival Ecrans noirs ?

Je dois avouer que c’est un réel plaisir pour moi. Surtout que c’est toujours bien de faire un travail, et de ne pas le garder dans les tiroirs. C’est un plaisir réel qu’il y ait des gens dans la salle qui regarde le film. Vous imaginez des gens dans la salle qui regarde le film sur grand écran. Ca donne une autre impression que le film à la maison. Et qu’à la fin de ce film, les gens applaudissent. Même s’ils ne sont qu’au nombre de quinze, comme c’est le cas pour mon film où une quinzaine de personne était présente. J’ai eu l’impression qu’il y avait plus de cent personnes à applaudir. Ca veut dire que le film était bon. C’est une satisfaction d’avoir participé à ce festival.



Que gardez-vous justement de l’attitude du public tout au long du film ?

Il y a des réactions qui vous permettent de comprendre que vous n’êtes pas hors circuit. Vous êtes sur une bonne ligne, vous avez fait un travail de fond et de forme que les gens apprécient. Je vous avoue que la salle était très calme durant toute la projection. C’est la toute première fois que je regarde un film durant lequel les gens ne font pas de bruits de la salle. J’ai même eu l’impression que les gens avaient froid.



Malheureusement votre film n’est pas en compétition pour l’Ecran de l’espoir. Pourquoi ?

Je suis franchement frustré. Surtout pour le contenu du film. C’est un film africain qui présente la tradition bantoue. J’y ai ramené l’Afrique au moins 50 ans en arrière ; dans un environnement de pygmées en forêt équatoriale. Ce autour d’une histoire assez originale sur le « nkuk ». Chez les beti, c’est le totem. Les gens n’aiment pas en parler, pourtant ce sont des rites que nos ancêtres nous ont légués. Que à la fin on mette ce film de côté me frustre. Malgré les explications du genre : le film peut encore passer en compétition dans l’une des trois prochaines éditions. Je devrais concourir pour l’Ecrans de l’espoir, puisque c’est mon premier film en professionnel. C’est une véritable frustration. S’il y a difficulté, cela veut dire que vous avez fait du bon travail. Je vais envoyer mon film dans d’autres festivals. Et je prépare déjà mon prochain film pour 2009.



Combien ce film vous a coûté en terme de temps et d’argent ?

Je ne peux vraiment pas vous donner une idée sur le montant. Parce que je suis moi-même le producteur du film. J’y ai mis 5 à 6 mois de mon salaire, en plus d’autres sommes que j’avais mises de côté. J’ai eu l’appui des acteurs, ils ne m’ont pas demandé grand-chose. J’ai aussi eu l’appui de mes confrères technico-artistiques qui sont venus m’aider. J’ai dépensé beaucoup d’argent, et je dois encore en dépenser puisque le film vient de sortir. Il y a trois ans que nous avons commencé ce film. Aujourd’hui c’est fait et on ne regrette pas ces dépenses.



Interview réalisée par

Edouard TAMBA

In Le Messager du 04-06-08

Channon et Guichi entendus à la police judiciaire

Posté le 12/06/2008 à 12:00 par edouardtamba
AFFAIRE ALBATROS

Des journalistes du Messager entendus à la Pj


Les journalistes du quotidien Le Messager convoqués par la police judiciaire le 27 mai dernier, s’y sont présentés hier, 3 juin 2008. Il est 10h lorsque Marie Noëlle Guichi, chef d’agence Yaoundé et coordonnatrice de la rédaction et Jean François Channon, grand reporter, y mettent pied. Ils sont assistés de leur conseil Me Tchegoue. Cap sur la porte 210, comme exigé par les convocations signées du sous-directeur des enquêtes économiques et financières, Benjamin Ntonga. Les journalistes sont plutôt accueillis à la porte 202 par le commissaire principal Ngom Charles Aimé. Ce dernier est avec deux autres policiers. D’entrée, il rappelle que selon des dispositions du code pénal il est « interdit à tout journaliste de diffuser le rapport d’une information judiciaire non encore jugée ».

Le non respect de cette disposition exposerait d’éventuels contrevenants à des peines privatives de liberté allant de 3 mois à deux ans, et des peines pécuniaires de 100 000 à 5 millions de Fcfa. Ainsi donc, les journalistes sont mis en examen pour avoir publié des informations qui d’après la police relève du contenu de l’enquête préliminaire en cours. Il s’agit plus précisément de l’enquête ouverte sur l’acquisition foireuse d’un avion présidentiel en 2004 par le Cameroun. « Albatros – Des enquêteurs camerounais bientôt chez Boeing », titrait en une Le Messager du 27 mai dernier. Un dossier réalisé par Jean François Channon et Marie Noëlle Guichi. Il faisait le point sur les investigations au sujet de l’affaire pour laquelle une dizaine de personnalités avait déjà été entendues.

Puis, le grand reporter et la coordonnatrice de la rédaction se font entendre individuellement. Selon ces derniers, il s’agit d’une enquête journalistique et non d’un procès-verbal d’une enquête en cours. D’où tiennent-ils donc ces informations, leur demande la police. Et les journalistes d’invoquer l’article 50 (1) de la Loi 90/052 portant liberté de communication sociale : « La protection des sources d’information est reconnue et garantie aux journalistes et aux axillaires de la profession de journaliste ». Pour le commissaire Ngom et ses collaborateurs, il s’agit là d’une loi relevant du civil, qui n’a rien à voir avec le pénal. Le premier sort du bâtiment vers 12h30, et M.N. Guichi autour de 14h. Ils seront prochainement appelés par la police judiciaire. Ce pour signer le procès-verbal saisi de l’audition.


Edouard TAMBA

In Le Messager du 4-03-08
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